Les Français de l’Étranger privés de vote électronique…

Alors que la candidature de François Fillon accapare les médias et pour cause, Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, a annoncé aux élus la décision du gouvernement de ne pas recourir au vote électronique pour les élections législatives de juin 2017 pour les électeurs inscrits dans les onze circonscriptions électorales à l’étranger.

Ceci est en substance l’annonce de la Diplomatie française à l’attention des Français de l’Étranger. La raison ? Elle est décrite comme ceci : “Cette décision a été prise sur la base des recommandations des experts de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques et en tenant compte du niveau de menace extrêmement élevé de cyberattaques qui pourrait affecter le déroulement du vote électronique. En raison de ce contexte, il a été jugé préférable de ne prendre aucun risque de nature à compromettre le scrutin législatif pour les Français de l’étranger.”

Bon, même si j’avais prévu d’aller voter en glissant mon bulletin dans l’urne, il est clair que cette annonce est en droite ligne de la suite des méchants Russes ayant infiltré l’élection américaine. Alors, chacun y va de son commentaire outré ! Je vous laisse apprécier dans l’article de Libé d’hier. Cependant, il y a deux choses qui me choquent profondément : le timing et la technologie.

Le timing

La première chose, c’est Axelle Lemaire qui l’exprime clairement : “La cybermenace a bon dos : cela fait plusieurs mois que le sujet est sur la table. Il était tout à fait possible de prendre cette décision quand il en était encore temps”. Evident n’est-ce pas ? Cela fait cinq ans ou à peu près, que l’on connaît l’échéance des législatives. Cela fait plusieurs années que l’on sait que les cybercriminels n’ont attendus personne pour ficher la foire dans les réseaux, surtout quand il y a un enjeux majeur. Il aurait donc été facile de prendre la décision face au risque plus tôt, non ? Enfin, à la fois les primaires de la droite et de la gauche se sont déroulés par voie électronique pour les Français de l’Étranger, sans que des problèmes aient été détectés, sont-ce donc des élections au rabais ? Sans compter les dizaines de services de l’état qui sont en ligne et traitent des millions de transaction en tout sécurité !

La technologie

La seconde chose, c’est la technologie. Il est en une qui nous fournit des éléments de garantie infalsifiable : les Blockchains. Certes, aucune technologie n’est sûre à 100%, le vote papier ne l’est pas non plus, je ne vais pas m’étaler sur les méthodes employées par les fraudeurs, vous en trouverez un bon nombre dans l’article de Wikipédia sur la fraude électorale. Cependant, le blockchain permet de garantir la transaction du vote, c’est-à-dire les trois opérations suivantes:

  1. je prouve qui je suis;
  2. je vote;
  3. mon vote est reçu et comptabilisé.

Enfin, mon vote peut être audité et potentiellement annulé si une des trois opérations a été falsifiée. Le blockchain est une technologie dite distribuée, c’est-à-dire dont les informations sont réparties sur plusieurs ordinateurs, qui est protégée contre la falsification. C’est cette technologie qui sert de base aux fameux Bitcoin, la crypto monnaie. Et c’est là que ça sent le souffre, car le bitcoin est massivement utilisé par le dark web et l’économie de la drogue. Mais surtout, c’est la lenteur du secteur publique qui est ici massivement en cause, le gouvernement français ou l’Union Européenne n’en sont en fait qu’au niveau des consultations, donc loin d’une quelconque mise en oeuvre ! Alors oui, les méchants Russe, Nord-Coréens ou de l’État Islamique pourraient lancer une attaque DOS sur les système de vote empêchant les gens de voter. Mais le “principe de précaution” prend le dessus, où y aurait-il une raison autre ?

A qui profite réellement cette décision ?

Alors voilà, pas de vote électronique, le retour du bon vieux vote à l’urne. Vous allez me dire que tout ceci c’est beaucoup de bruit pour rien. On peut effectivement le dire, car on a toujours le recours du vote à l’urne, du vote par correspondance ou de la procuration. Il en est pourtant de même pour les impôts par exemple. Si des pirates voulaient mettre un système par terre, ils infiltreraient les systèmes des impôts, en perturberaient le bon fonctionnement. Cela pourrait avoir autant d’effet à la bonne marche de la démocratie que de perturber une élection legislatives qui somme toute n’élit que 11 députés avec un peu plus d’un million d’électeurs, mais qui n’avait déplacée que 9,2% de ceux-ci aux urnes, 11% ayant quant à eux voté par voie électronique. Ceux-ci se déplaceront-ils en juin prochain ?

La question qui reste alors est qui essaye-t-on de faire taire ? Les pirates ou les cent dix-sept mille votants par voie électronique des dernières élections ? C’est juste une question… J’irais voter quand même, avec un rien d’arrière-pensée !

Réussir sa vie – Règle numéro 1 : Débranchez vos écrans (suite)

La bonne utilisation de la télévision

La télévision c’est, entre chaque écran publicitaire, créer un contenu suffisamment attirant pour que les écrans pub aient des audiences. C’est tout – Piet Hien (Producteur de ‘Loft Story’ et ‘Big Brother’)

Il y a une vingtaine d’années, je lisais le livre de Dominique Glocheux, La Boss Génération, dans lequel l’auteur conseillait l’utilisation suivante de la télévision : prenez une paire de ciseaux, coupez le fil électrique de votre télévision au ras du poste et jetez le fil à la poubelle. L’action est radicale, mais l’image est là. Vous pouvez faire de même, je vous conseille cependant aujourd’hui de vendre votre télé sur eBay, au moins vous en tirerez quelque chose, ou de la garder connectée à votre Wii, PS3 ou Xbox, et à votre lecteur de DVD pour en profiter de temps en temps avec vos amis et familles. En revanche, annulez votre abonnement à Canal plus et autre cablo-opérateur ou télé par satellite.

Vous allez me dire que vous êtes abonnés à une offre triple play (téléphone, internet et télévision) et que donc vous ne pouvez pas jeter votre décodeur à la poubelle. C’est vrai, mais rien ne vous oblige à connecter votre écran plat à votre décodeur triple play. En fait, il y a peut-être une offre quelques euros moins cher qui ne fournit que téléphone et internet. Qui sait, dix ou vingt euros économisés par mois, cela peut financer un week-end en famille, une douzaine de livres ou une contribution généreuse à la Croix-Rouge.

La plupart des émissions sont désormais disponibles sur les sites de replay dans les jours qui suivent leurs diffusions. Il ne s’agit donc pas, une fois de plus, de se couper du monde. Il s’agit de passer en mode contrôle. C’est vous qui avez la télécommande en main !

Reprendre le contrôle du temps

En supprimant la télévision de votre vie, vous allez récupérer quelques heures par semaine. Imaginons que vous regardiez la télévision 10 heures par semaine. Cela fait 400 heures de télé par an, soit, si vous travaillez en France, l’équivalent de plus de 11 semaines de travail ! Imaginez être payé 11 semaines de plus par an (presque trois mois, soit dit en passant).

Maintenant, si on en croit les statistiques, ce n’est pas 10 heures que les gens regardent la télé ou surfent sur internet en moyenne par semaine, mais 17,5, soit 910 par an. Ce sont au passage les mêmes qui se disent tout le temps fatigués et qui enrichissent les fabricants de vitamine C et autres recettes chimiques miracles pour avoir plus d’énergie, alors que la solution est parfois simplement de dormir une ou deux heures de plus par jour, mais nous y reviendront. Donc, 910 heures de télévision par an, si on considère 8 heures d’activité productive par an (pas de travail, c’est un gros mot), cela fait un peu moins de 114 jours. A 22 jours d’activité par an, cela fait un peu plus de cinq mois. En moyenne, les gens pourraient augmenter leur activité de 5 mois par ans.

J’entends déjà les syndicats montés au créneau : travailler deux heures de plus par jour ? Je veux revenir au 19ème siècle ? Non, je n’ai pas dit ça, mais vous pouvez le voir comme ça si vous voulez avoir une activité plaisante et rémunératrice chez vous.

Si, par exemple, vous utilisez ces deux heures et demi de télé par jour pour écrire 2,000 mots par jour, vous pouvez écrire un roman tous les 45 jours, soit 8 romans par an. Si vous utilisez ces deux heures et demi de télé par jour pour apprendre à rénover votre appartement et le faire vous-même, vous pouvez économiser plusieurs milliers d’euros tout en faisant augmenter la valeur de votre bien. Si vous utilisez ces deux heures et demi par jour pour apprendre un nouveau métier ou vous perfectionnez dans le vôtre, vous pourrez devenir l’expert que tous recherchent en quelques années (si on en croit Malcolm Gladwell dans son livre Outliers, il faut 10 000 heures de pratique pour devenir un maitre, soit environ onze ans à deux heures et demi par jour de pratique de n’importe quoi que vous aimez). Vous voyez l’effet ? A contrario, au bout de onze ans, que sera-t-il resté de ces 10 000 heures de télé : du surpoids et les maladies qui vont avec et pas grand-chose d’autre. Ça vous tente vraiment ? Prêt à passer à autre chose ? Allons-y !

Pour commencer à vous libérer de votre dépendance aux écrans, je vous propose l’exercice suivant : il est vraisemblable qu’il vous arrive de vous dire que vous n’avez pas le temps de faire telle ou telle chose (apprendre la cuisine, vous occuper de votre jardin, rendre visite à votre vieille tante, etc.). Commencez par prendre une feuille blanche (ou un carnet, un agenda, un ordinateur…). Asseyez-vous un quart d’heure au calme, dans votre salon, dans votre jardin, dans un café, dans un endroit qui vous inspire. Listez ces choses que vous aimeriez faire et que vous n’avez pas le temps de faire… Une fois cette liste faite, demandez-vous si cela ne vaudrait pas le coup de remplacer le temps télé par toutes ces choses ? Si vous pensez que oui, il ne vous reste plus qu’à vous lancer dans le plan d’action.

Réussir sa vie – Règle numéro 1 : Débranchez vos écrans (suite)

Il ne faut jamais oublier que la télévision n’est qu’un appareil électroménager – Bruno Cremer

La télévision est un « perd-temps »

Personne, je dis bien personne, n’a jamais fait fortune ou vu sa vie progresser en regardant la télévision. Je ne dis pas en participant à une émission de télévision, c’est-à-dire en étant dans l’action. Non, je parle du sujet passif absorbant les images vomies par l’écran de plus en plus grand et de plus en plus plat appelé télévision. Regarder la télévision est le passe-temps le plus abrutissant (au sens littéral du terme), c’est pour ça que je l’appelle non pas un passe-temps, mais un perd-temp. Elle fait égrainer les minutes de votre vie, les faisant s’envoler à tout jamais.

Vous ne réussirez pas votre vie et ne la rendrez en tout cas pas plus épanouissante en regardant la télévision ou en passant votre temps sur Facebook. Non pas que la télévision ou Facebook soient mauvais en soi. Mais utilisé de façon irréfléchi, ce sont eux qui vous contrôlent et non l’inverse, ce qui devrait être. Il est donc temps de prendre le contrôle sur ces distractions. En dehors du temps perdu, peut-on réellement se passer de télévision ou d’internet ? Totalement probablement non, mais couper quatre-vingt-dix-neuf pour cents de leur utilisation, certainement et pour plusieurs raisons que voici :

  • il est possible de s’informer par de multiples autres canaux : la presse, la radio et internet (podcasts, blogs, sites d’information, etc.) ;
  • il est possible de se divertir par de multiples autres canaux : le cinéma, le théâtre, les musées, les jeux de sociétés, la lecture, les hobbies, etc… ;
  • la télé est un des divertissements les moins sociaux : impossible d’échanger des idées ou de débattre en regardant la télé ;
  • la télé n’apprend rien ou si peu : certes vous pouvez “tomber” sur des émissions culturelles en zappant, mais rien de révolutionnaire que vous ne pouvez faire en quelques clics de recherche sur Internet ou en empruntant un DVD dans une bibliothèque municipale ;
  • la télé vous coûte de l’argent et ne vous en rapporte pas : entre la redevance, votre magazine télé, et la consommation électrique, sans compter son prix d’achat, ce sont des centaines d’euros qui partent en fumée tous les ans ;
  • la télé abrutit l’humain : ce n’est pas la violence dans les films qui rend violent, c’est celle vue tous les jours dans des émissions débiles et dans les journaux télévisés. Les enfants absorbent toute sorte de stupidités qui ne favorisent en rien leur épanouissement personnel et social ;
  • la télé ne propose que du prémâché, prédigéré : elle ne vous laisse pas votre libre arbitre, elle vous impose ses points de vue (et la télévision d’état est à mettre dans la même poubelle que la télévision privée) ;
  • la télé vous impose la publicité sans distinction de vos centres d’intérêt.

Par quoi remplacer la télévision alors ?

Je pourrais en ajouter des pages… Alors évidemment, la question se pose : oui, mais qu’est-ce que je vais faire si je ne regarde pas la télé ? C’est marrant cette question. Quand je dis à des collègues que je ne regarde quasiment jamais la télé, cette question revient systématiquement. Mais qu’est-ce que tu fais le soir ? J’ai ma réponse toute faite en fonction des centres d’intérêts connus ou non de mon interlocuteur :

  • je joue avec mes enfants ;
  • je fais l’amour à ma femme ;
  • j’écris mon blog ;
  • je lis ;
  • je dîne avec des amis ;
  • je vais au cinéma, au concert, au théâtre, etc. ;
  • je discute avec ma femme ou mes enfants ;
  • j’écris des mails à ma famille et à mes amis ;
  • je participe aux réunions Toastmasters pour améliorer mon leadership et ma prise de parole en public ;
  • je fais des recherches sur Internet pour trouver l’endroit de mes prochaines vacances ;
  • je dors (sept à huit heures par nuit) ;
  • je fais du sport.

En bref, non seulement je ne m’ennuie jamais, mais je n’ai souvent pas assez de temps pour faire tout ce que je voudrais faire dans une journée !

Et le monde extérieur, la crise, l’actualité dans tout ça ? Ma vie n’en est pas influencée ! Je poursuis mon chemin sans tenir compte des scandales, du prix du pétrole, de la chute du prix du blé ou du nickel, ou du dernier scandale financier. Cela ne veut pas dire que je ne m’informe pas. Mais ce ne sont pas les nouvelles ou les qualifiés de la Star Academy qui fabriquent ma vie.

Réussir sa vie – Règle numéro 1 : Débranchez vos écrans

La télévision n’est pas le reflet de ceux qui la font, mais de ceux qui la regardent – Françoise Giroud

L’anéantissement du temps

Un mercredi après-midi de printemps, je devais avoir dans les douze ans, alors que je venais de rentrer l’école, le téléphone sonna. C’était un de mes bons copains. Rencontré il y avait quelques mois sur les allées du jardin du Trocadero, nous étions, comme beaucoup d’enfants à l’époque, devenus dingues de skateboard. Cette petite planche à quatre roulettes montées sur silent-blocks occupait tout ou presque de mes loisirs. Après avoir discuté de la dernière planche et des améliorations que nous avions apportées aux nôtres, rendez-vous était pris au kiosque du Troca, comme on l’appelait, vers deux heures et demi.

En comptant une vingtaine de minutes pour y arriver depuis chez moi, cela me faisait partir vers deux heures dix, deux heures quinze au plus tard. Un coup d’œil à ma montre, j’avais une toute petite heure avant de me mettre en route. J’allais donc pouvoir profiter quelques instants de cette lucarne magique qu’était la télévision en couleur.

Il y avait en effet peu de temps que mes parents avaient changé le vieux poste noir et blanc pour une télévision en couleur. Un pur bonheur pour le petit garçon que j’étais alors. Ni une, ni deux, après avoir jeter mon cartable dans ma chambre et préparer mon skate, j’allume la télé et me cale dans le canapé. Le générique des Visiteurs du mercredi défile alors sur l’écran. Et c’est alors, pour faire court, que la magie de cette lucarne électronique opère. Projetant des images fascinantes pour un esprit vierge, elle me divertit, me fait rire et m’en fait oublier l’heure. Je regarde l’heure, il est plus de trois heures ! Je n’ai pas vu passer le temps. J’éteins la télé, presque à regret, il y a en effet encore plus de deux heures d’émission, attrape mon skate et file dare-dare au Troca. Bien évidemment, mon copain n’est pas au kiosque. S’il est venu, ce que je crois, il ne m’a pas attendu, a dû profiter des pentes du Troca tout seul puis s’en est retourné.

Cette histoire vraie, près de quarante ans plus tard, est toujours présente à ma mémoire comme l’effet délétère de la télévision. Certes, elle avait occupée et allait encore occuper dans les années qui suivront de nombreuses soirées solitaires ou en famille, mais elle m’avait fait rater un rendez-vous et, cette fois-ci, perdre un ami, qui m’en avait voulu de l’avoir fait poireauté. Notre amitié de jeunesse ne s’en est d’ailleurs jamais remise. C’est certainement pourquoi cette histoire est encore bien présente à ma mémoire et c’est certainement pourquoi aujourd’hui je me méfie au plus haut point de la puissance de la télévision.

Le retour du pouvoir

Je trouve que la télévision est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu’un l’allume chez moi, je vais dans la pièce à côté et je lis. – Groucho Marx

La télévision est l’opium du peuple, et l’internet est devenu son plus grand asservissement. Comme disait Pascal Bruckner, « la télévision n’exige du spectateur qu’un acte de courage — mais il est surhumain —, c’est de l’éteindre ». Avec la télévision, l’humain est spectateur, avec l’Internet, et particulièrement, l’avènement du Web 2.0, on nous promettait qu’il deviendrait acteur. Il a le pouvoir d’aller où bon lui semble. En fait, il n’a que le pouvoir de suivre les résultats de recherche que veut bien fournir Google ou le lien que veut bien inclure l’auteur d’un billet de blog. L’internet n’a fait que magnifier ce qu’est la réalité du quotidien d’une majorité de la population : la surconsommation vaine et inutile.

Suite la semaine prochaine…

Is dropping the jack planned obsolescence? A simple view and behavior on progress

Intrigued by the title, wondering what jack I’m talking about? Let’s define two words (stay with me, it’s gonna be fun and provocative):

  • Jack: in the context of this post, it’s a plug. There’s a good chance you are using one if you have a wired headset for your phone or mp3 player.
  • Planned obsolescence: “in industrial design and economics is a policy of planning or designing a product with an artificially limited useful life, so it will become obsolete, that is, unfashionable or no longer functional after a certain period of time”, wipikedia.org.

With this in mind, when there’s rumor that Apple is going to drop the jack connector on the coming iPhone 7, is this planned obsolescence? Some opponents to this choice claim that yes, I think the opposite, it’s not planned obsolescence, it’s progress. From the day we are born, until the day we are dead, we tend to want to progress, to make the next day better that the one we just lived. Although there are multiple way to do this, technical progress is one of them. Do you think that the electronics used to perform cardiac surgery has planned obsolescence and this is bad?

If I think planned obsolescence, per se, is bad because it forces consumption of more and more devices and increased pollution, all this can be managed. First by managing what you do with your electronics. Almost all electronics devices can be recycled, and more will be as environment laws will become more stringent and customers will become more conscious of the impact their behaviors have. Second by taking care of all your objects. Maintenance prolongs life of any objects. For example, if you have a car, you bring it back for service maintenance so it continues to work well, do the same with all your electronics. Third, by not listening to all the commercials out there.

We all know marketing is there to make you purchase the latest smartphone, tablet, or other gadget. But YOU decide. You can decide to keep your device one more year, but just thinking about three simple things:

  1. It’s hype not to follow the herds of early adopters who spend a premium to get the new thing.
  2. Purchasing the new toy triggers a shot of dopamine in your brain, so it’s not about the new toy, it’s about the shot of dopamine your body wants. Dopamine is known as the reward neurotransmitter, it makes you feel good, it’s also highly addictive.
  3. The new toy, like all toys, will be old very soon and there are huge chances you’ll get bored and will use the new toy as you were using the old one.

I’m not saying you should not purchase the latest technology, I’m saying you should do it knowing what you do. You should do it understanding how to recycle the old. You should do it knowing curiosity and progress is inherent to our nature, and be happy to be able to live this incredible life. So is dropping the jack planned obsolescence? No, it’s not, it’s progress, it needs to be well managed for the present and future of mankind.

What do you think?

Apple may (will ?) abandon the headphone jack on the iPhone 7

Hey, hey, this is the best news in years when it comes to plugs and connections. The jack, and particularly the 3.5mm jack (1/8 inch in the US), is the oldest connector used in modern technology. Actually, I discovered the 6.35mm (1/4 inch) jack, the one style used on most musical professional headset and cabling, dates from 1878… Yes, it’s not a typo, it’s from the nineteenth century. Remember those WW2 movies where you see those telephone operators plugging in cables on wooden panels, well those were 6.35mm jacks…

Any phone, MP3 player or even laptop today has a 3.5mm jack socket… and once again, Apple may (will? This is only rumors for the moment) lead the way in ditching the 3.5mm jack for a modern connector, like the Lightning port. Of course, abandoning the 3.5mm socket will alienate users of current headsets, some having invested in expensive noise reduction ones for instance. But it will open the way to new benefits: waterproofing the phone, as it’s almost impossible to waterproof a jack socket, or high resolution audio to go beyond the CD sampling rate we are used to today.

Apple has always created markets with bold moves. I can say that since Steve Jobs passed away, there has not been that bold move we used to see, this could be it! Yes, it’s just a plug, but ditching a 100-year old plug that is THE norm of an entire industry is bold!

Update! I just discover a petition against the abandon of the jack. The main argument is the following: “Not only will this force iPhone users to dole out additional cash to replace their hi-fi headphones, it will singlehandedly create mountains of electronic waste — that likely won’t get recycled.” Well… nobody forces a current iPhone user to change iPhone and therefore to ditch headphones. Furthermore, for a couple of additional bucks, you can find a lighting to jack adapter which will increase the life of your headphones if you want to keep them. So yes, planned obsolescence is definitely wrong, but innovation requires choice and change. So instead of asking to come back to past technology, let’s see how we can adapt and make technology more relevant.

Polémique stérile, logiciels libres et « privateurs »…

Jour 703 Microsoft signe un partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale français et c’est le monde du logiciel libre qui s’émeut, le qualifiant « d’indigne des valeurs affichées par l’Éducation Nationale ». Mon point de vue n’engage que moi et pas la société qui m’emploie, à savoir Microsoft, mais là je ris devant cette polémique stérile et inutile. On veut opposer le logiciel « libre » qui donne la liberté, je cite : d’utilisation du programme, d’étudier le code source du programme, de modifier le programme et de distribuer des copies du programme original et modifié, au logiciel « privateur » qui privent les utilisateurs de leurs libertés et les maintient, je cite toujours, dans un état de division et d’impuissance.

J 703 - 1

J’adore les ayatollahs du libre ! J’en connais d’ailleurs qui utilisent des Mac ou des iPhone, heureuse ironie, pour un des systèmes les plus « fermés » et « privateurs » du monde. Evidemment, certains achètent leurs machines sans système d’exploitation et y mettent Linux ou se débarrassent de l’affreuse installation de Windows qui s’y trouve pour aussi y installer Linux. Parfois en souffrant longtemps à la recherche des bons pilotes vidéo ou autre, mais c’est pour la bonne ultime cause de la liberté. D’ailleurs quand ils n’utilisent pas d’iPhone, ils ont un téléphone sous Android, open source certes, mais quand même financé par toutes les informations que récupèrent Google à l’insu de leur plein gré.

J 703 - 2

Le logiciel libre c’est un peu comme l’anarchie, tout le monde est pour, mais au final seule une poignée d’irréductibles s’y soumettent, parce que la démocratie, le Mac et Windows, c’est loin d’être parfait, mais ça fait le boulot. Comme disait Churchill, « la démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes. » Pas faux ! Libre et propriétaire ne s’opposent pas, ils se complémentent. Ils obéissent à des logiques différentes. Vouloir les opposer, c’est ignorer l’innovation, c’est tourner le dos aux bonnes idées, c’est tout simplement faire preuve d’un manque d’intelligence. Démontons rapidement les quatre pertes de libertés susmentionnées :

  • Utilisation du programme. Je me gratte la tête, mais si j’acquiers un logiciel qu’il soit libre ou propriétaire, je suis libre de l’utiliser. Évidemment, si je m’abonne, je peux perdre cette liberté si j’arrête de payer. Je récupère une voiture, je veux qu’elle roule en toute sécurité.
  • Étudier le code source du programme. Pour une vaste majorité des gens, le code source n’a aucun intérêt et qui plus est même avec un peu de compétences informatiques, peu de gens sont capables de lire du langage C, du Python ou du Perl. A quoi bon savoir comment fonctionne un moteur à explosion quand tout ce que je veux c’est une voiture pour me déplacer.
  • Modifier le programme. Idem à précédemment. Une vaste majorité de personne n’ont aucune envie de modifier le programme. Je ne mets pas les mains dans le moteur de ma voiture…
  • Distribuer des copies du programme original et modifié. Je me fiche pas mal, comme une très grande majorité d’utilisateurs, de distribuer le programme, ce qui m’importe généralement c’est de distribuer le résultat de mon travail avec le dit logiciel, comme par exemple un texte ou une feuille de calcul. Et pour ce qui est des logiciels dits de bureautique, ceux de Microsoft permettent de partager dans à peu près tous les formats possibles y compris ceux de l’Open Source comme OpenDocument (ODF) ou Office Open XML (DOCX).

Personne n’enferme personne dans une technologie, à part ceux qui veulent s’y enfermer, comme généralement les ayatollahs du libre, non par souci réel de défense des libertés, mais par posture contre l’industrie du logiciel propriétaire. Les deux peuvent cohabiter harmonieusement et vivre ensemble sans s’opposer en permanence. Pour preuve la coopération entre Red Hat et Microsoft, par exemple, ou le support de Linux sur Azure, mais c’est un débat qui dépasse le novice. Alors oui je préfère que mes enfants s’habituent à Microsoft Office, car il y a 99% de chance que c’est ce qu’ils trouveront dans le monde du travail. Je leur donne aussi la compétence pour se faire une opinion de Google ou d’Apple par exemple. Le monde n’est ni libre, ni propriétaire, il est ce que l’on veut bien en faire. Libre ou propriétaire, c’est comme faire le choix entre vin blanc et vin rouge, il est un temps pour tout !

Embrace modern tools or be doomed to disappear

Day 700 Have you flown a commercial flight recently? If so, you probably noticed it’s a non-smoking flight. I think I have not flown in a plane where smoking is permitted for 20 years. Every time, the flight attendants remind that “this is a non-smoking flight, smoking is not permitted in the toilets…”. However, back in time, smoking was permitted, just not during take-off and landing. This is why we had the no smoking and fasten seat belt signs next to each other.

J 700 - 1

But in 2015, soon to be 2016, why keeping the no smoking sign? Times have changed and there is something we cannot do only during take-off and landing phases: having our electronic devices on. So modern airlines have started to change their signs with an “electronic devices off” sign, replacing the no smoking one. It makes perfect sense. I started to notice this trend a year or two ago. The interesting point though I noticed is there seems to be a correlation between the new sign and the way the airline takes care of its passenger. In other word, if the airline embraces the new sign in its planes, the meals are better, the service is enhanced and the flight attendants feel more caring.

J 700 - 2

But it reflects a deeper change: embracing modern tools. Those are the same airlines equipped with modern devices, both for the pilots and the flight attendants. Those are the same that provides power to the passenger at their seats. They have understood that if they want to be a trusted brand, they need to embrace new tools at the same pace as their customers. Companies who will not make the necessary decision to be modern are doomed to disappear not by going bankrupted, not necessarily. They will just become irrelevant and will be swallowed by larger ones and forced to change. Darwin was somehow right.

Touch or not, 5 reasons the question is one of the past

Day 641.

(c) Microsoft, 2015

(c) Microsoft, 2015

Whether your next PC should have a touch screen is not even a question. It becomes obvious. Whether it should have a keyboard is although not a question. The ubiquitous tablet is the new PC. Said I as I type on my Surface Pro 3. The holy trinity of IT, Microsoft, Apple, and Google have all their offerings, each with its benefits, apps, ecosystem and user interface. But let’s see why touch has become an obvious choice.

  1. Moving from one apps to the other has never been so fast. Swiping from one app to the other is a natural gesture.
  2. It’s faster to point directly to the screen that to scroll the mouse to the point you want to reach.
  3. Swiping to read through a document is natural.
  4. The day you have a screen that is not “touch” you will regret you cannot touch it.
  5. Why carry a PC and a tablet when you can have both in one device.

Of course you may want a lot of processing power to do picture or movie editing for instance or require a bigger screen. Not all applications will be 100% adaptable to the tablet world, I bet though first that a vast majority of usage can be fulfilled on a tablet and second that processor power will increase in the coming years to make the choice even easier. The tablet PC will be one of the few segments that will grow as well, allowing Original Equipment Manufacturers to come with creative designs. The future is just wonderful, don’t you think?

Les robots et la fin de l’humanité

https://unsplash.com/ryantauss

https://unsplash.com/ryantauss

Jour 634. Je lisais ce matin le blog de Paul Jorion et en particulier le billet de AncestraL, intitulé Le 1% se débarrassera bientôt des 99% encombrants, partiellement tiré de l’article de Bill Joy, un des fondateurs de Sun Microsystems (société aujourd’hui disparue ayant été rachetée par Oracle il y a quelques années), paru dans Wired en avril 2000, Why the future doesn’t need us. Si le cœur vous en dit, et si vous en avez le temps, lisez l’article de Joy ainsi que celui d’AncestraL.

Tous les deux ont pour fondement la peur qu’engendre toute nouvelle technologie ou ensemble de nouvelles technologies. L’homme a toujours en effet aimé jouer aux apprentis sorciers. Avec les technologies nucléaires, biologies et chimiques aux XXème siécle (cela me rappelle mes cours et TP de NBC quand j’étais Aspirant des Forces Aériennes Stratégiques), et maintenant avec la génétique, nanotechnologie et robotique (GNR). A ceci, AncestraL lie les dérives actuelles du capitalisme qui enrichie 1% de la population au détriment des 99% restant.

De mes quelques années d’ingénieurs et de celles de professionnel des technologies de l’information, il me reste les pensées suivantes :

  1. De tout temps les Cassandre ont existé, prévoir les mauvaises nouvelles et la fin de l’humanité est un sport international. Je préfère l’optimisme au pessimisme, cela me permet de dormir heureux.
  2. Depuis que l’homme est homme, il a toujours existé une frange dominante et une majorité dominée. Il est cependant indéniable que la richesse du monde augmente, comme l’entropie, et que même si les inégalités continuent, la population du monde vit de mieux en mieux. Ce n’est pas parce qu’un problème apparait en surface que le fond en est tapissé.
  3. La technologie peut nous filer entre les doigts et causer notre perte. On l’a vu à Fukushima ou Tchernobyl. Ce n’est certes pas réjouissant, mais c’est un risque. Devons-nous rester dans l’obscurantisme ou prendre des risques, la question est tranchée pour moi !
  4. Nous disparaîtront un jour totalement. Nous ne sommes qu’une poussière à l’échelle de l’univers, voire une erreur ! Dieu ne joue pas au dé, ce n’est pas pour autant qu’il avait prévu notre création, si tant est on croit à Dieu. Disparaitrons-nous de notre fait, de l’extinction de notre soleil ou de la rencontre avec une météorite géante ? Qui sait, la seule chose qui soit certaine est que l’humanité mourra ! Faut-il pour autant passer son temps à se regarder le nombril pour autant, en se disant que nos auteurs de science-fiction sont prescients ? Pour ma part, la réponse est non.

Transhumanisme, fin du monde, invasion des robots, l’homme a toujours tout fait pour allonger sa vie, a toujours éprouvé de la curiosité et a toujours exploité les plus faibles au bénéfice des plus forts, mais que de progrès depuis les trois, quatre cents dernières années. Alors, les Cassandre auront toujours beau jeu de nous dépeindre un futur atroce. A la fin, quoi qu’il arrive, nous auront fait, en tant que société, ce que nous étions capable de faire au moment où nous l’avons fait, rien de plus, rien de moins !