Atomic Data

We often hear that data is the new oil. The implication is that they are the fuel of the economy. But, as Bernard Marr pointed out in a Forbes article, oil is a resource that is finite, unlike data, but above all, the more we use the data, the more we discover its usefulness and we can reuse it infinitely. Oil and data are therefore not equivalent, and the shortcut used until then does not reflect reality. On reflection, the data would behave more like the Atom. I put a capital A, to distinguish the atom that constitutes all matter, from the Atom in the sense of nuclear energy. Indeed, nuclear energy and data have four identical intrinsic characteristics:

  • They’re infinite
  • They can be used as energy
  • They are relatively eco-friendly
  • They have the power to destroy us

Almost infinite sources

Plutonium has a radioactive period (half-life) of about 357,000 years! Uranium of 703 million years! Of course, we do not know how to harness their energy during this period, but the fact is that a radioactive isotope emits energy for a very, very long time. We also know how to store this energy and use it when we need it. The data that is collected daily by billions of websites, smartphones, connected objects and computers have the same power. They are stored, exploited and provided information that is used to fuel economic engines.

We can say that our reserves of uranium, thorium or plutonium are also limited. On the one hand, it remains today about 5 million tons of extractable and usable uranium, on the other hand, the technological evolution of its exploitation, make this ore an energy source that will last much, much much longer than oil. Nor is it impossible for science to learn, through data and quantum computers, to control nuclear fusion. We will then have an infinite source of energy this time, on a human scale.

Almost free energy

Nuclear power is one of the cheapest energies. Of course, the extraction of ore, its enrichment, its use and-mining are very expensive. But once again, over the life of a power plant, it is the energy that seems, for the moment, to be the most economical. In the future, the use of micro-power plants is likely to influence energy consumption. Nuclear power is set to have a bright future, despite the reservations of many environmentalists.

Nuclear fission is a natural phenomenon. The cost attached to it is only its exploitation by man. It can also be said that the harvesting and use of data is almost free. Of course, these operations require electrical energy and human effort, but the harvest is done more and more, without it costing anything, but it pays a lot, I will come back to it.

Ecological energy, quite

green tree on the forest

Nuclear power is the greenest energy, since it only releases water into the atmosphere. Of course, its extraction is not the greenest, it is dangerous and its post-use treatment still pose problems. But over its full life cycle, nuclear energy is uncommonly greener than wind or solar. Data, like nuclear power, is a green energy, especially as the many data centers that allow storage and processing are increasingly powered by renewable energy.

Like nuclear power, however, it is a major consumer of energy over its entire life cycle and its use requires faster and faster networks that are not without effect on the ecological footprint of the Internet. But it is above all in their ability to destroy us that their potential is most identical.

The destruction of civilization

If civil nuclear has qualities and risks, as we have seen with Chernobyl, Three Miles Island and Fukushima, military nuclear has the potential to destroy humanity, and life as we know it, in a few seconds. The data collected has a similar power, with an invisible and unexpected twist. With Hiroshima and Nagasaki, we know that some survived the nuclear fire, but that many victims took a long time to die, affected by many diseases triggered by radiation. With the data, we now know that we can change the behavior of individuals. Two examples are Pokémon Go and the Chinese Sesame Credit social behavior assessment system.

If nuclear power can physically destroy humanity, quickly and slowly, data can, and are in the process, destroy our free will. Georges Orwell wrote in 1984 that » war is peace, freedom is slavery, ignorance is strength. » B.F. Skinner told that freedom was an illusion and the fruit of ignorance. However, we do not see radiation just as we do not see the harvesting, processing and use of the data. Radiation influences the functioning of our bodies and disrupts it, the use of data disrupts the functioning of our free will and our decisions. Data is destroying civilization as we know it, at the economic goodwill of a very small number of players, Facebook, Google, Microsoft, Amazon, Baidu, Tencent, Alibaba, serving purely economic imperatives, and now used by political powers, as in China, to control and monitor peoples.

The data is Atomic!

Photo by Dan Meyers, Dhruva Reddy on Unsplash

Les données sont Atomiques

On entend souvent que les données sont le nouveau pétrole. Le sous-entendu est qu’elles sont le carburant de l’économie. Mais, comme le soulignait Bernard Marr dans un article de Forbes, le pétrole est une ressource qui n’est pas infinie, à l’inverse des données, mais surtout, plus on utilise les données, plus on en découvre l’utilité et on peut les réutiliser à l’infini. Pétrole et données ne sont donc pas équivalents et le raccourci utilisé jusqu’alors ne reflète pas la réalité. À y réfléchir, les données se comporteraient plus comme l’Atome. J’y mets un grand A, pour distinguer l’atome qui constitue toute matière, de l’Atome au sens énergie nucléaire. En effet, énergie nucléaire et données possèdent quatre caractéristiques intrinsèques identiques :

  • Elles sont infinies
  • Elles peuvent être utilisées comme énergie
  • Elles sont relativement écologiques
  • Elles ont le pouvoir de nous détruire

Des sources quasi infinies

Le plutonium a une période radioactive (demi-vie) d’environ 357 000 ans ! L’uranium de 703 millions d’années ! Certes, on ne sait pas exploiter leur énergie pendant cette durée, mais le fait est qu’un isotope radioactif émet de l’énergie pendant très, très longtemps. On sait aussi stocker cette énergie et l’utiliser quand on en a besoin. Les données qui sont collectées quotidiennement par les milliards de sites web, de smartphones, d’objets connectés et d’ordinateurs ont le même pouvoir. On les stocke, puis on les exploite et elles fournissent des informations qui servent à alimenter des moteurs économiques.

On peut se dire que nos réserves en uranium, en thorium ou en plutonium sont limitées également. D’une part, il resterait aujourd’hui environ 5 millions de tonnes d’uranium extractibles et utilisables, d’autres parts, l’évolution technologique de son exploitation, font de ce minerai une source d’énergie qui va durer beaucoup, beaucoup plus longtemps que le pétrole. Il n’est pas non plus impossible que la science apprenne, grâce aux données et aux ordinateurs quantiques, à contrôler la fusion nucléaire. Nous disposerons alors d’une source cette fois infinie, à l’échelle de l’homme, d’énergie.

Une énergie quasi gratuite

Le nucléaire est une des énergies les moins chères. Certes, l’extraction du minerai, son enrichissement, son utilisation et le démantèlement des installations coûtent très cher. Mais une fois encore, sur la durée de vie d’une centrale, c’est l’énergie qui semble, pour le moment, être la plus économique. Dans le futur, l’utilisation de microcentrales aura sans doute encore un effet sur la consommation d’énergie. Le nucléaire est appelé à un bel avenir, en dépit des réserves de nombreux écolos.

La fission nucléaire est un phénomène naturel. Le coût qui y est attaché concerne uniquement son exploitation par l’homme. On peut aussi dire que la récolte et l’utilisation des données sont quasi gratuites. Certes, ces opérations nécessitent de l’énergie électrique et des efforts humains, mais la récolte est faite de plus en plus, sans qu’elle ne coûte rien, mais qu’elle rapporte beaucoup, j’y reviendrais.

Une énergie écologique, ou presque

green tree on the forest

Le nucléaire est l’énergie la plus verte qui soi, puisqu’elle ne rejette que de l’eau dans l’atmosphère. Bien évidemment, son extraction n’est pas des plus vertes, elle est dangereuse et son traitement post utilisation posent encore des problèmes. Mais sur son cycle de vie complet, l’énergie nucléaire est sans commune mesure plus verte que l’éolien ou le solaire. Les données, comme le nucléaire, est une énergie verte, d’autant plus que les nombreux centres de données qui en permettent le stockage et le traitement sont de plus en plus alimentés par des énergies renouvelables.

Comme le nucléaire cependant, elle est une grosse consommatrice d’énergie sur son cycle de vie complet et son utilisation nécessite des réseaux de plus en plus rapides qui ne sont pas sans effet sur l’empreinte écologique d’internet. Mais c’est surtout dans leurs capacités à nous détruire que leur potentiel est le plus identique.

La destruction de la civilisation en ligne de mire

Si le nucléaire civil a des qualités et comporte des risques, on l’a vu avec Tchernobyl, Three Miles Island et Fukushima, le nucléaire militaire a le potentiel de détruire l’humanité, et la vie telle qu’on la connaît, en quelques secondes. Les données récoltées ont un pouvoir similaire, avec un twist invisible et inattendu. Avec Hiroshima et Nagasaki, on sait que certains ont survécu au feu nucléaire, mais qu’un grand nombre de victimes ont mis du temps à mourir, affectés par de nombreuses maladies déclenchées par les radiations. Avec les données, on sait maintenant qu’on peut modifier le comportement des individus. Le jeu Pokémon Go et le système chinois Sesame Credit d’évaluation du comportement social en sont deux exemples.

Si le nucléaire peut détruire physiquement l’humanité, rapidement et aussi à petit feu, les données peuvent, et sont en train, détruire notre libre arbitre. Georges Orwell écrivait dans 1984 que « la guerre, c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force ». BF Skinner disait lui que la liberté était une illusion et le fruit de l’ignorance. Or, on ne voit pas les radiations tout comme on ne voit pas la récolte, le traitement et l’utilisation des données. Les radiations influencent le fonctionnement de notre corps et le dérèglent, l’utilisation des données dérègle le fonctionnement de notre libre arbitre et de nos décisions. Les données sont en train de détruire la civilisation telle que nous la connaissons, au bon vouloir économique d’un tout petit nombre d’acteurs, Facebook, Google, Microsoft, Amazon, Baidu, Tencent, Alibaba, au service d’impératifs purement économiques, et utilisés maintenant par les puissances politiques, comme en Chine, pour contrôler et surveiller les peuples.

La donnée, c’est Atomique !

Crédit photo Dan Meyers, Dhruva Reddy sur Unsplash

10 rules of life…

… for a peaceful, chosen and happy life.

Almost eleven years ago, I started this blog. Nearly 800 posts later, while in the early morning I was teasing the muse, I thought it was time to revisit a series of posts I had written about the 10 rules to get through the crisis. 2008 was the year of the subprime crisis, which had swept the finance world with violent repercussions on the economy and everyone lives. Since then, the world has changed, little it would seem in appearance, yet a number of currents of the depths emerge: artificial intelligence that cajoles, threatens and fascinates, uberization that created more precarity while offering new opportunities, dominance of the digital giants, GAFAM in the U.S., BAT in Asia, monitoring our actions in the digital and real worlds, the rise of terrorism and of course the climate emergency with the proven warming of our planet.

We can therefore say, without a doubt, that our world is in crisis, not a financial one like in 2000 or 2008, but in a global crisis. We can get into the alarmist camp and cry wolf. We can get into the optimist’s and think that everything is going to get better. One can put ourselves in that of the realist’s who acts at his/her level for the better- of his environment, the common good and his/her own happiness. It is to this last camp that I try to belong, applying some precepts of life, that are the 10 rules that I had laid out in 2008 and that I repeat here, because they have evolved a little, but not that much.

Living your life

I subtitled this post, for a peaceful, chosen and happy life. I have long weighed these three adjectives:

  • Peaceful, because the world is violent. Of course, and lots of things are getting better, armed conflicts are diminishing, murders too, but there is a constant tension that you feel immediately when you read the news. Tension between Iran and the USA, tension between Shiites and Sunnis, tension between Muslims and Islamophobes, tension between pro and anti global warming, etc. However, with a zest of benevolence, active listening and an awareness of one’s own cognitive biases, we arrive at a much more harmonious and peaceful life.
  • Chosen, because the influences have increased exponentially. The piece of plastic and glass that forms our mobile phone has become the compass of our lives. Like anything else in life, you can rejoice or throw the baby out with the bathwater. It is essential, in my opinion, to recognize the influence that technology has in our lives and to decide, in full conscience, to limit it in order to regain the essence of our being and our short lives in this universe.
  • Happy, because it is happiness that we all aspire to. Whether through our frantic race for material possessions, more or less esoteric experiences or positions of power, our quest for happiness is universal and timeless.

Unfortunately, I think that the world that is presented and exposed through the media is tense, constrained and unhappy. Without adhering to the conspiracy theory, a large number of opposing forces push us to be permanently dissatisfied and to seek the object or experience that will, temporarily, appease us and give us the illusion of happiness, until the next point of influence injects us with the venom of dissatisfaction and desire.

Living, simply

Eleven years ago, I gave rules of « good conduct » to pass between the drops of the crisis and even use it for, I quote:

  • getting rich
  • changing your life
  • doing business
  • partying
  • taking back control of time…

Eleven years later, the objectives are, after all, the same. These goals are defined by each of us, according to our desires, our needs, our culture, our environment, etc. But in the end, they should be congruent with our vital need to live, to the best of our ability, and to offer our family, friends and community the best possible life, without our freedom encroaching on that of others and allowing everyone to live his/her life. So, over the next few weeks, I’m going to go back to those ten rules.

As I said, they can only vary. On the other hand, they have become even more necessary and the discipline behind them is more pervasive. You can always go back (there are 784 posts on this blog) in search of these rules or wait wisely each week to discover the new ones, for the next two and a half months. This is what I propose: to find slowness, surprise and time for reflection. It is also a way for me to pause, to reflect on the inflection of our lives over time and to measure how far we have come, consciously and with pleasure.

In the meantime, I wish you a good future reading and wonderful weeks, peaceful, chosen and happy!

Photo George Pagan III on Unsplash

10 règles de vie…

… pour une vie apaisée, choisie et heureuse.

Il y a près de onze ans, je lançais ce blog. Près de 800 billets plus tard, alors qu’au petit matin je taquinais la muse en tout bien tout honneur, je me suis dit qu’il était temps de revisiter une série de billets que j’avais écrits sur les 10 règles pour traverser la crise. 2008 était l’année de la crise des subprimes, qui, telle une lame de fond, avait balayé la planète de la finance avec de violentes répercussions sur l’économie et la vie de tout un chacun. Depuis, le monde a changé, peu il semblerait en apparence, pourtant un certain nombre de courants des profondeurs émergent : l’intelligence artificielle qui cajole, menace et fascine, l’uberisation qui précarisent les emplois et offrent des opportunités, la dominance des géants du numérique, GAFAM aux E.U., BAT en Asie, la surveillance de nos faits et gestes dans les mondes numériques et réels, la montée des terrorismes et bien sûr l’urgence climatique avec le réchauffement avéré de notre planète.

On peut donc dire, sans ambages, que notre monde est en crise, dans une crise non pas financière comme en 2000 ou en 2008, mais en crise globale. On peut se mettre dans le camp des alarmistes et crier au loup. On peut se mettre dans celui des optimistes et se dire que tout va finir par aller mieux. On peut se mettre dans celui des réalistes qui agit à son petit niveau pour le mieux-être de son environnement, du bien commun et de son propre bonheur. C’est à ce dernier camp que j’essaye d’appartenir, en appliquant quelques préceptes de vie, que sont les 10 règles que j’avais exposées en 2008 et que je reprends ici, car elles ont un peu évolué, mais pas tant que ça.

Vivre sa vie

J’ai sous-titré ce billet, pour une vie apaisée, choisie et heureuse. J’ai longuement pondéré ces trois adjectifs :

  • Apaisée, car le monde est violent. Certes, et c’est tant mieux, les conflits armés diminuent, les meurtres aussi, mais il existe une tension permanente que l’on ressent immédiatement quand on lit les nouvelles. Tension entre l’Iran et les USA, tension entre chiites et sunnites, tension entre musulmans et islamophobes, tension entre pros et antis réchauffement climatique, etc. Pourtant, avec un zest de bienveillance, un chouia d’écoute active et une prise de conscience de ses propres biais cognitifs, on arrive à une vie beaucoup plus harmonieuse et apaisée.
  • Choisie, car les influences se sont accrues exponentiellement. Le morceau de plastique et de verre que forme notre téléphone portable est devenu le compas de nos vies. Comme de toute chose dans la vie, on peut s’en réjouir ou jeter le bébé avec l’eau du bain. Il est primordial, à mon sens, de reconnaître l’influence que la technologie a dans nos vies et de décider, en toute conscience, de la limiter pour retrouver l’essence de notre être et de nos courtes vies dans cet univers.
  • Heureuse, car c’est au bonheur que nous aspirons tous. Que ce soit au travers de notre course effrénée aux possessions matérielles, aux expériences plus ou moins ésotériques ou aux positions de pouvoir, notre quête du bonheur est universelle et intemporelle.

Je pense malheureusement que le monde qui est nous est proposé et exposé au travers des médias est tendu, contraint et malheureux. Sans être le chantre de la théorie du complot, un grand nombre de forces antagonistes nous poussent à être en permanence insatisfaits et à chercher l’objet ou l’expérience qui va, temporairement, nous apaiser et nous donner l’illusion du bonheur, jusqu’à ce que le prochain point d’influence nous injecte le venin de l’insatisfaction et du désir.

Vivre, tout simplement

Il y a onze ans, j’avais donné des règles de « bonne conduite », pour passer entre les gouttes de la crise et même l’utiliser pour, je cite :

  • s’enrichir
  • changer de vie
  • faire des affaires
  • faire la fête
  • reprendre le contrôle du temps…

Onze ans plus tard, les objectifs sont, somme toute les mêmes. Ces objectifs, ce sont chacun d’entre nous qui les définissons, en fonction de nos envies, de nos besoins, de notre culture, de notre environnement, etc. Mais au final, ils devraient être congruents avec notre besoin vital de vivre, au mieux de nos possibilités, et d’offrir à notre entourage, la meilleure vie possible, sans que notre liberté n’empiète sur celle d’autrui et permette à chacun de vivre sa vie. Au fil des prochaines semaines, je vais donc revenir sur ces dix règles.

Comme je le disais, elles n’ont que peut variées. Elles sont, en revanche, devenues encore plus nécessaires et la discipline qui leur est sous-jacente est plus prégnante. Vous pourrez toujours revenir en arrière (il y a 784 billets sur ce blog) à la recherche de ces règles ou attendre bien sagement chaque semaine pour découvrir la nouvelle, pendant les deux mois et demi prochains. C’est ce que je vous propose : retrouver de la lenteur, de la surprise et le temps de la réflexion. C’est aussi un moyen pour moi de faire une pause, de réfléchir à l’inflexion de nos vies au fil du temps et de mesurer le chemin parcouru, consciemment et avec plaisir.

En attendant, je vous souhaite une bonne future lecture et de merveilleuses semaines, apaisées, choisies et heureuses !

Photo George Pagan III sur Unsplash

5 lessons from a Michelin-starred chef

Some time ago, the French magazine Capital published the list of the 15 most unpleasant professions, from a survey of the French Ministry of Labor. If there are many professions described as arduous, the hotel industry held the leading positions, with the cooks taking the gold medal. France so proud of its gastronomy, and yet the women and men who work in the kitchen, occupying the worst of the jobs?

For those who would not know, I was almost born in a kitchen and spent the first years of my life, at least until 21, in a restaurant, which became Michelin-starred, thanks to the tenacity and qualities of my parents. Yes, a mother butler, and a father Chef! Having experienced the reality of a Michelin-starred restaurant on a daily basis, I understand and agree, in part, this ranking. Partly, because the unpleasant adjective is probably not the right one. Garbage man, technician on an oil rig (I did that) or fisherman on a tuna ship are probably, relatively speaking, more unpleasant. The fact remains that cooking is a profession that offers happiness to others, so it has a meaning from which one can derive pleasure. Besides, who doesn’t know Paul Bocuse, Alain Ducasse or Anne-Sophie Pic? Icons of gastronomy, models for many aspiring chefs.

man wearing white dress shirt

However, this hard job has much to teach us, white-collar and blue-collar workers, far from the high temperatures of a kitchen. So, here are five lessons to apply to put all the chances of success on your side. Lessons learned in the kitchen of a Michelin-starred chef, my father.

Preparation

In the restaurant and hotel industry, it’s called set-up. It is impossible to serve a large number of customers in a few hours without having everything in place. And this goes beyond peeling vegetables or cooking foie gras. It is the preparation of sauces, the cutting, the cooking of pastries, etc. Without a set-up, it is simply impossible to provide the service to patrons.

Yet, in the world of white-collar workers, and sometimes blue-collar, how many meetings are unprepared, how many client files are sloppily made at the last minute, how many employees are pressurized to do more, faster? Try to serve forty patrons without being perfectly prepared!

To give an idea, a service lasts about two to three hours, let’s say from noon to 2:30 pm. The set-up will start at eight o’clock, as the purchases could have been made in Rungis from two or three o’clock in the morning. In the afternoon, the set-up will start again around 4:30 pm for a service that will start at seven thirty. The kitchen will therefore spend more time setting up than serving its customers. This is the price to pay for making quality!

The Team

From washing to the cold part, everyone has his place, her role, under the direction of the chef, who orchestrates the ballet. A meal is full of hands that will activate to prepare, cook, prepare, and « send » the plates. If a cook had to go from the cold room to the piano, from the salamander to the mandolin, he could not make a perfect plate. Each plate is therefore the result of a team that has put everything in place and is active knowing exactly the score.

brown foosball table closeup photography

The word chef is not used loosely. He or she is a conductor, not a director or a manager, which he or she can also be. In the kitchen, he/she is a Chef. Each team member plays the same score, with a different instrument. It also means that everyone plays their instrument to the best of their ability and knows how to play together. It requires respect, balance, listening and timing.

Respect for the Customer

I’m going to shock readers, but most restaurants serve shit! When it’s not frozen food, powdered sauces or pre-cooked vegetables, a majority of customers fill their bellies without dazzling smell, sight and taste. The same is true of a majority of companies, which perform a commercial function, without dazzling their customers.

The primary role of a star chef, or working to get a star? Provide a unique experience, sublimate products, turn one or two hours into an unforgettable moment. But above all, respect the customer who walks through the door of his/her restaurant, offering him/her the best. This respect is not a second-thought, it is the « raison d’être. »

man sitting on red fabric sofa near glass window

How many companies, public or private, large or small, have this respect in their genes? Simon Sinek’s Why! Too little unfortunately. However, it is this respect that allowed Paul Bocuse to keep his three stars since 1965! This is something to ponder every time you deliver a product or service to a customer!

Inventing Within the Rules

A sourdough paste will not cook in ten minutes. A fish stock won’t be made in five. Butter is needed to make a white butter. These are not reasons not to bake bread, cook a sauce or season a meat differently. But without knowing the basics of cooking, you’ll have a hard time getting the precious Michelin Guide macaroon.

There are no great chefs who have not spent an infinite amount of time learning the basics of food preparation and cooking. Without the rules, you can’t break them and rewrite them. Bocuse, Troisgros, Gagnaire, Robuchon have all rewritten « la grande cuisine » in their own way, have all sublimated simple dishes, without ignoring the basics and rules.

Big data, AI, quantum computing are revolutionizing huge industrial areas. Above all, they allow us to have a better understanding of the rules, they do not rewrite them. You can take shortcuts or cut corners, the backlash is always violent. If we are part of the long term, it is necessary to question ourselves frequently by perfecting our foundations.

Tabula rasa

Once the service is complete, everything is cleaned from top to bottom. You can’t start a new service without putting everything back together properly. The team, the preparation, the respect and the rules! Come at 1 pm, it’s the shot, the kitchen is upside down. At 4 p.m., service finished, everything shines, everything smells clean, ready for the next set-up.

blue canister

In the world of service or industry, we pick up a piece, we put together an old piece, we leave behind something that we’ll use later. In the longer term, there is a need for reorganization. What for? Inability to clean, to ask the right questions at the end of each delivery, to question yourself every day.

Finally, I will add a sixth lesson: cheap is expensive. We often hear it, we do not often see it put into practice this rule of common sense. In a Michelin-starred chef’s kitchen, you’ll find the best knives, the best brass pots, perfectly functional instruments, flawless dishes, glasses wiped to perfection, silverware that shines, ironed tablecloths…

So, whatever your profession, your industry, your job, do you implement these six rules? If not, ask yourself how to learn from this gastronomic excellence and watch it work miracles at home too!

Photo Pascal Swier, Austin Distel, Le Creuset, Michael Browning

5 leçons d’un chef étoilé

Il y a quelque temps, le magazine Capital postait la liste des 15 métiers les plus désagréables, issue d’une enquête de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques. Si l’on y retrouve nombre de métiers qualifiés de pénibles, le domaine de l’hôtellerie y tient les positions de tête, avec les cuisiniers qui s’emparent de la médaille d’or. La France si fière de sa gastronomie, et pourtant les femmes et les hommes qui officient en cuisine, occupant le pire des métiers ?

Pour ceux qui ne le sauraient pas, je suis quasiment né dans une cuisine et ai passé les premières années de ma vie, en tout cas jusqu’à 21 ans, dans un restaurant, qui est devenu étoilé au Guide Michelin, grâce à la ténacité et aux qualités de mes parents. Eh oui, une mère Maître d’hôtel (on féminise en maîtresse d’hôtel, ou pas ?), et un père Chef ! Ayant vécu au quotidien la réalité d’un restaurant étoilé, je comprends et agrée, en partie, ce classement. En partie, car l’adjectif désagréable n’est sans doute pas le bon. Éboueur, technicien sur une plate-forme pétrolière (j’ai fait) ou marin-pêcheur sur un thonier senneur sont sans doute des métiers plus désagréables. Il n’en reste pas moins que cuisinier est un métier qui offre du bonheur à autrui, il a donc un sens dont on peut tirer du plaisir. Et puis, qui ne connaît pas Paul Bocuse, Alain Ducasse ou Anne-Sophie Pic ? Des icônes de la gastronomie, des modèles pour beaucoup d’aspirants chefs.

man wearing white dress shirt

Pourtant, ce dur métier a beaucoup à nous apprendre, cols blancs, bien éloignés de la température d’une cuisine. Voici donc 5 leçons à appliquer pour mettre toutes les chances de réussite de son côté. Leçons apprises dans la cuisine d’un chef étoilé, mon père.

La préparation

Dans la restauration et l’hôtellerie, on appelle ça la mise en place. Impossible de servir un grand nombre de clients en quelques heures sans avoir tout mis en place. Et cela va au-delà de l’épluchage des légumes ou de la cuisson du foie gras. C’est la préparation des sauces, la découpe, la cuisson des viennoiseries, etc. Sans mise en place, il est tout bonnement impossible d’assurer un service.

Pourtant, dans le monde des cols blancs, et parfois des cols bleus, combien de réunions ne sont pas préparées, combien de dossiers client sont bâclés à la dernière minute, combien d’employés sont pressurisés pour en faire plus, plus vite ? Essayez de servir quarante couverts sans vous être parfaitement préparés !

Pour donner un ordre d’idée, un service dure environ deux à trois heures, mettons de midi à quatorze heures trente. La mise en place va, elle, commencer à huit heures, les achats ayant pu être faits à Rungis à partir de deux ou trois heures du matin. L’après-midi, la mise en place va recommencer vers seize heures trente pour un service qui va commencer à dix-sept heures trente. La cuisine va donc largement passer plus de temps à se mettre en place qu’à servir ces clients. C’est le prix à payer pour faire de la qualité !

L’équipe

De la plonge au froid, chacun a sa place, son rôle, sous la direction du Chef, qui orchestre le ballet. Un repas ce sont plein de mains qui vont s’activer pour préparer, cuire, dresser, et « envoyer » les assiettes. S’il fallait à un cuisinier de passer de la chambre froide au piano, de la salamandre à la mandoline, il ne pourrait pas réaliser une assiette parfaite. Chaque assiette est donc le fruit d’une équipe qui a tout mis en place et qui s’active en connaissant exactement la partition.

brown foosball table closeup photography

On ne dit pas chef de cuisine pour rien. C’est un chef d’orchestre, pas un directeur ou un manager, ce qu’il peut aussi être par ailleurs. En cuisine, c’est un chef. Chaque membre de l’équipe joue la même partition, avec un instrument différent. Cela signifie aussi que chacun joue de son instrument au mieux de ses capacités et sait jouer ensemble. Cela demande respect, équilibre, écoute et synchronisation.

Le respect du client

Je vais choquer, mais la plupart des restaurants servent de la merde. Quand ce ne sont pas des plats surgelés, des sauces en poudre ou des légumes précuits, une majorité de clients remplissent les ventres, sans éblouir l’odorat, la vue et le goût. Il en est de même d’une majorité d’entreprises, qui remplissent une fonction commerciale, sans éblouir leurs clients.

Le rôle premier d’un chef étoilé, ou à la recherche d’une étoile ? Fournir une expérience unique, sublimer des produits, transformer une ou deux heures en moment inoubliable. Mais avant tout, respecter le client qui franchit la porte de son établissement, en lui offrant le meilleur. Ce respect n’est pas quelque chose de second plan, c’est la raison d’être.

man sitting on red fabric sofa near glass window

Combien d’entreprises, publiques ou privées, petites ou grandes, ont ce respect inscrit dans leurs gènes ? Le Pourquoi de Simon Sinek ! Trop peu malheureusement. Pourtant, c’est ce respect qui fait que Paul Bocuse est trois étoiles depuis 1965 ! À méditer, à chaque fois que vous livrerez un produit ou un service à un client !

Inventer en respectant les règles

Une pâte au levain ne se cuira pas en dix minutes. Un fumet de poisson ne se fera pas en cinq. Le beurre est nécessaire pour faire un beurre blanc. Ce ne sont pas des raisons pour ne pas faire du pain, cuire une sauce ou assaisonner une viande différemment. Mais sans connaître les bases de la cuisine, vous aurez du mal à obtenir le précieux macaron du Guide Michelin.

Il n’existe pas de grands chefs qui n’ont pas passé un temps infini à apprendre les bases de la préparation et de la cuisson des aliments. Sans les règles, on ne peut pas les enfreindre et les réécrire. Bocuse, Troisgros, Gagnaire, Robuchon ont tous réécrit la cuisine à leur manière, ont tous sublimé des plats simples, sans faire fi des bases et des règles.

Le big data, l’IA, l’informatique quantique sont entrain de révolutionner des pans industriels immenses. Ils nous permettent avant tout d’avoir une meilleure compréhension des règles, ils ne réécrivent pas. On peut prendre des raccourcis ou couper les coins, le retour de bâton est toujours violent. Si l’on s’inscrit dans le long terme, il est nécessaire de se remettre en question fréquemment en perfectionnant ses bases.

Tabula rasa

Une fois le service terminé, tout est nettoyé de fond en comble. On ne peut pas démarrer un nouveau service sans avoir tout remis en place proprement. L’équipe, la préparation, le respect et les règles ! Venez à 13 heures, c’est le coup de feu, la cuisine est sens dessus dessous. À 16 heures, service fini, tout brille, tout sent le propre, prêt pour la prochaine mise en place.

blue canister

Dans le monde du service ou de l’industrie, on reprend un morceau, on recolle une vieille pièce, on laisse traîner un truc dont on se servira plus tard. À plus ou moins long terme, on est confronté à une nécessaire réorganisation. Pourquoi ? Une incapacité à nettoyer, à se poser les bonnes questions à la fin de chaque livraison, à se remettre en question tous les jours.

Pour terminer, je vais ajouter une sixième leçon : le pas cher coûte cher. On l’entend souvent, on ne la voit pas souvent mise en pratique cette règle de bon sens. Une cuisine de chef étoilé, ce sont les meilleurs couteaux, les meilleures casseroles, des instruments parfaitement fonctionnels, une vaisselle sans défaut, des verres essuyés à la perfection, une argenterie qui brille, des nappes repassées…

Alors, quel que soit votre métier, votre industrie, votre profession, mettez-vous en œuvre ses six règles communes à toutes les maisons étoilées ? Si non, demandez-vous comment apprendre de cette excellence gastronomique et regardez-la faire des miracles aussi chez vous !

Photo Pascal Swier, Austin Distel, Le Creuset, Michael Browning

Should I Stay or Should I Go? The 3 Rules of Entrepreneurship

A little over a year ago, I left Microsoft, or rather Microsoft left me. After a few weeks of vacation, I registered my company, Aetheis. The demons of entrepreneurship had been tickling me for a while and I was finally going to be able to put my 10 years of entrepreneurship at EFII, my previous company, back into use.

Chance does not happen! I recently came across this article: Stuff They Don’t Tell You Should you start a company? While it is aimed primarily at the creatives of advertising agencies, it is full of common sense as to the decision to leave the company that feeds you and launch your own business.

So, to illustrate the title of this post, which I unashamedly borrowed from the Clash, here is my version of « What if I create my own company?” It is often said that entrepreneurship is not for everyone. For sure, you must have a certain amount of madness, be strong, have a lot of perseverance and be ready to work long hours. So, if this who you are, let’s continue together.

Cash Is King

1 U.S.A dollar banknotes

That’s rule number one. Without cash, any entrepreneur will quickly close shop. Financial control is essential. You need money to live and you need money to run your show. Even when you start with a comfortable capital, money tends to disappear very quickly!

The goal is not to deprive yourself beyond reasonable, but to be somehow reasonable. It often means, at least at the beginning, reducing your lifestyle, being frugal, weighing your investments and always making sure that the bank account stays in positive territories. You may need your banker at some point. It’s better to show him or her that you know how to manage your pennies.

You don’t have to be a financial management artist. However, one of your first expenses will have to go to an accountant. Choose one that is used to startups and listen to him or her (but not too much, you need some madness as well)!

Customer Is King

man drinking water

There are already two kings: cash and customer. The faster you’ll receive cash from your customers, the better off you will be. This means that time will have to be spent on prospecting and selling.

Whether you have a digital business and use mostly digital marketing tools or have a more traditional business and must go after customers is irrelevant. The important thing is to move your butt and go prospecting. If you believe that because you’re awesome, customers will rush to your door, you prepare yourself to go from disillusionment to disillusionment.

But you’ve never sold anything! This is the number one skill of any entrepreneur. Second investment after the accountant: a salesperson’s training! Between you and me, selling is not difficult, it’s a matter of perseverance, each “No” bringing you closer to your next client’s Yes. This being the case, with a little bit of technique and sales talk, you’re going to be fine.

Before I created EFII in 1993, a friend of mine, Michel, answered my fear of selling by telling me that starting a business also means hiring employees who would complement what I didn’t know how to do well. He was not entirely wrong. It also means that if you have a good friend who would sell refrigerators to Inuits, you can ask him or her for advice and why not hire him or her, or start the business with him or her. Results: Don’t overlook prospecting and creating your lead pipeline.

Be Curious, Make Choices And Focus

skeleton key surround with dry leaves

I usually have at least one new business idea a day. Opportunities are all around you, every day. Not all ideas are good, however. Inherently, they are, but in reality, sometimes the obstacles are too high, if not totally unavoidable.

An idea may require too much cash and you don’t want to put a financial partner in the equation now. Another may require administrative authorizations and that will need a lot of effort and time. Another, finally, is so crazy that it may not work.

Great! Write down these ideas in a special digital or paper notebook. Spend fifteen minutes writing the big steps of their achievements, the obstacles to get around and the time when you think you’ll spend some time on them, then forget about them, for now!

You can’t do everything. To return to the first rule, cash is king, your number one goal is to create a company that makes money. Focus on this goal before developing your other ideas. I know it’s frustrating but starting a business means dealing with frustrations and making strengths of it.

Should You Stay or Should You Go?

Well, but how does this differ from a top job in a large company? It’s all about control! At the head of your own business, you have control. In someone else’s business, even in a management position or even at the head, you have only limited control. In the end, if you don’t care about depending on others, then entrepreneurship is probably

Should I Stay or Should I Go? Les 3 règles de l’apprenti entrepreneur !

Il y a un peu plus d’un an, je quittais Microsoft, ou plutôt Microsoft me quittait. J’aurais l’occasion d’en reparler. Après quelques semaines de vacances, je déposais les statuts de ma société Aetheis. Le démon de l’entreprenariat me chatouillait depuis un moment et j’allais enfin pouvoir remettre à profit mes 10 ans de direction d’EFII, ma précédente société.

Le hasard n’existant pas, je tombais récemment sur cet article : Stuff They Don’t Tell You Should you start a company? S’il s’adresse principalement aux créatifs des agences de pubs, il est plein de bon sens quant à la décision de partir de la société qui vous nourrit et de commencer l’aventure de la création d’entreprise.

Alors, pour illustrer le titre de ce billet, que j’ai sans honte emprunté aux Clash, voici ma version du « et si je créais ma boite ? » On dit souvent que l’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde. C’est certain, il faut avoir une certaine dose de folie, les reins un peu solides, beaucoup, beaucoup de persévérance et être prêt à aligner des heures de travail. Alors, si c’est vous, continuons ensemble.

Cash is king

1 U.S.A dollar banknotes

C’est la règle numéro un. Sans trésorerie, tout créateur d’entreprise mettra rapidement « la cabane sur le chien » et la clef sous la porte. Le contrôle des finances est essentiel. Vous avez besoin d’argent pour vivre et vous avez besoin d’argent pour faire tourner la boite. Même quand on part avec un capital confortable, l’argent a tendance à disparaître très vite !

Le but n’est pas de se priver au-delà du raisonnable, mais de raison garder. Ça veut souvent dire, en tout cas au début, réduire son train de vie, être frugal, peser ses investissements et toujours faire en sorte que le compte en banque soit dans le positif. Vous aurez sans doute besoin de votre banquier un jour ou l’autre. Mieux vaut lui montrer que vous savez gérer vos sous.

Nul besoin d’être un artiste de la gestion financière. Une de vos premières dépenses devra cependant aller vers un comptable. Choisissez-en un qui a l’habitude des jeunes pousses et écoutez-le (mais pas trop, il faut garder un brin de folie) !

Le client est roi !

man drinking water

Ça fait deux rois dont vous et votre entreprise dépendez : le cash et le client. Ce sont de vos clients que viendra l’argent frais : le plus vite vous facturez vos clients, mieux vous vous porterez. Cela signifie qu’il va falloir consacrer du temps à la prospection et à la vente.

Que vous ayez un business numérique et utilisiez majoritairement les outils de marketing numériques ou ayez un business plus traditionnel et deviez aller à la chasse au client importe peu. L’important est de lever vos fesses et d’aller prospecter. Si vous croyez que parce que vous êtes génial, les clients vont se précipiter à votre porte, vous vous préparez à aller de désillusion en désillusion.

Mais vous n’avez jamais rien vendu ! Dommage ! C’est la compétence numéro un du chef d’entreprise. Second investissement après le comptable : une formation de vendeur ! Entre vous et moi, la vente, ce n’est pas difficile, c’est une question de persévérance, chaque Non vous rapprochant du Oui de votre prochain client. Ceci étant, avec un peu de techniques, de bagout et de rigueur, vous allez vous en sortir.

Avant que je crée EFII en 1993, un de mes amis, Michel, avait répondu à ma crainte de la vente en me disant que créer son entreprise c’est aussi embaucher des collaborateurs qui complèteraient ce que je ne savais pas bien faire. Il n’avait pas entièrement tort. Cela veut aussi pouvoir dire que si vous avez un bon copain qui vendrait des réfrigérateurs aux Eskimos, vous pouvez lui demander des conseils et pourquoi pas l’embaucher ou créer l’entreprise avec lui. Résultats des courses : ne faites pas l’impasse sur la prospection et la création de votre pipeline de prospects.

Soyez curieux, faites des choix et restez focalisé(e) !

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J’ai généralement au moins une idée de nouveau business par jour. Les opportunités sont toute autour de soi, tous les jours. Toutes les idées ne sont cependant pas bonnes. Intrinsèquement, elles le sont, mais dans la réalité parfois les obstacles sont trop hauts, voire totalement incontournables.

Une idée peut nécessiter trop de cash et vous ne souhaitez pas mettre en partenaire financier dans l’équation pour le moment. Une autre peut demander des autorisations administratives qui vont nécessiter des efforts et du temps. Une autre, enfin, est tellement folle qu’elle risque de ne pas fonctionner.

Génial ! Notez ces idées dans un classeur numérique ou papier spécial. Consacrez quinze minutes à écrire les grandes étapes de leurs réalisations, les obstacles à contourner et le moment où vous pensez y consacrer un peu de temps, puis oubliez-les, pour le moment !

Vous ne pouvez pas tout faire. Pour revenir à la première règle, cash is king, votre objectif numéro un est de créer une entreprise qui gagne de l’argent. Focalisez-vous sur cet objectif avant de développer vos autres idées. Je sais, c’est frustrant, mais créer une entreprise, c’est affronter ses frustrations et en faire des forces.

Should you stay or should you go?

Bon, mais en quoi cela diffère-t-il d’un job à responsabilité dans une grande entreprise ? Cela tient en un seul mot : contrôle ! À la tête de votre propre entreprise, vous avez le contrôle. Dans l’entreprise de quelqu’un d’autre, même à un poste à responsabilité ou même à sa tête, vous n’avez qu’un contrôle limité.

Au final, si dépendre d’autrui ne vous importe pas, alors l’entrepreneuriat n’est sans doute pas fait pour vous. Être entrepreneur c’est avoir le contrôle de sa vie. Question de choix !

Photos Mohamed Nohassi, Sharon McCutcheon, Mario Gogh, Michael Dziedzic sur Unsplash

Et encore un ! Intelligence Artificielle avec AWS

Insatiable ! Je ne sais pas si c’est une qualité, une forme de TOC ou un énorme défaut. Le Larousse nous rappelle qu’il qualifie une personne « dont les désirs ne peuvent être comblés. » Peut-être ne suis-je pas insatiable, puisque je me sens comblé. J’ai peut-être juste un besoin de m’exprimer, de prouver ma valeur aux autres et a moi-même, de ne pas sombrer dans l’océan d’indifférence dans lequel on se trouve parfois, ou tout simplement, un besoin de créer, de transformer des idées en réalité. Ce dernier opus de ma bibliographie, intelligence artificielle avec AWS, a en tout cas été compliqué, m’a mis en difficulté et me rend très fier du travail accompli.

Intelligence artificielle avec AWS, couverture

L’intelligence artificielle est un sujet dont tout le monde parle, le plus souvent à tort et à travers, alimenté par les dystopies et utopies d’Hollywood. Pourtant, la réalité n’en est que plus fascinante et effrayante. Dans ce livre, je m’efforce de démystifier l’IA et de la rendre accessible aux développeurs afin qu’ils puissent l’intégrer à leurs applications.

J’utilise pour ce faire les services d’IA d’Amazon Web Services et construis avec eux des applications simples de reconnaissances d’images, de traduction ou de prévision numérique. En voici la table des matières :

  • Intelligence artificielle, mythes et réalités
  • Mettre en œuvre des projets d’IA avec AWS
  • Écrivez-moi, parlez-moi, je vous réponds
  • Ce que je vois, je le retiens
  • Quand la machine se met à apprendre
  • Annexes

Vous trouverez la table des matières complètes ici et pourrez acheter la version papier ou numérique .

À qui s’adresse ce livre ?

À toute personne ayant un background technique et qui veut comprendre ce qu’est réellement l’intelligence artificielle. Nul besoin d’être un champion de la programmation pour en tirer des bénéfices. Il convient juste d’être curieux et de vouloir réellement comprendre ce qu’est l’IA. Vous y apprendrez comment fonctionne l’apprentissage profond et les réseaux de neurones formels. Enfin, vous verrez comment pouvoir rapidement en tirer partie.

L’IA n’est plus une affaire de spécialiste. Prenons un parallèle simpliste, il n’est pas nécessaire de comprendre comment fonctionne un moteur à explosion pour conduire une voiture. Inutile de savoir comment est programmé un index dans une base de données relationnelles pour récupérer rapidement des données. L’IA est arrivée à ce même niveau de maturité. Il est inutile de comprendre les arcanes de la programmation d’algorithme d’apprentissage profond pour faire de la reconnaissance d’image, de la traduction à la volée ou des prévisions numériques. Il suffit juste d’apprendre à utiliser ces algorithmes et à en comprendre les quelques subtilités visibles.

Je vous souhaite bonne lecture et vous remercie d’avance pour votre confiance !

Quand le corps parle…

Parler en public ne se résume pas à « parler » en public, mais à utiliser toutes ses facultés corporelles pour transmettre le message que vous souhaitez. La voix commence par une bonne respiration et une bonne position du corps.

J’ai eu l’honneur de préparer et donner une masterclass sur le « body language » pour mon club Toastmasters. En voici les diapos powerpoint pour faire patienter avant une formation en ligne.


Fondée sur mon livre Parler et faire une présentation en public en toute confiance, cette formation l’approfondit par des exercices le rôle du corps dans la communication. Respirer, se tenir droit et bouger pour une communication amplifiée, plus efficace et moins stressante.

Tout commentaire est le bienvenu.

Crédit photo Robert Collins sur Unsplash