10 rules of life…

… for a peaceful, chosen and happy life.

Almost eleven years ago, I started this blog. Nearly 800 posts later, while in the early morning I was teasing the muse, I thought it was time to revisit a series of posts I had written about the 10 rules to get through the crisis. 2008 was the year of the subprime crisis, which had swept the finance world with violent repercussions on the economy and everyone lives. Since then, the world has changed, little it would seem in appearance, yet a number of currents of the depths emerge: artificial intelligence that cajoles, threatens and fascinates, uberization that created more precarity while offering new opportunities, dominance of the digital giants, GAFAM in the U.S., BAT in Asia, monitoring our actions in the digital and real worlds, the rise of terrorism and of course the climate emergency with the proven warming of our planet.

We can therefore say, without a doubt, that our world is in crisis, not a financial one like in 2000 or 2008, but in a global crisis. We can get into the alarmist camp and cry wolf. We can get into the optimist’s and think that everything is going to get better. One can put ourselves in that of the realist’s who acts at his/her level for the better- of his environment, the common good and his/her own happiness. It is to this last camp that I try to belong, applying some precepts of life, that are the 10 rules that I had laid out in 2008 and that I repeat here, because they have evolved a little, but not that much.

Living your life

I subtitled this post, for a peaceful, chosen and happy life. I have long weighed these three adjectives:

  • Peaceful, because the world is violent. Of course, and lots of things are getting better, armed conflicts are diminishing, murders too, but there is a constant tension that you feel immediately when you read the news. Tension between Iran and the USA, tension between Shiites and Sunnis, tension between Muslims and Islamophobes, tension between pro and anti global warming, etc. However, with a zest of benevolence, active listening and an awareness of one’s own cognitive biases, we arrive at a much more harmonious and peaceful life.
  • Chosen, because the influences have increased exponentially. The piece of plastic and glass that forms our mobile phone has become the compass of our lives. Like anything else in life, you can rejoice or throw the baby out with the bathwater. It is essential, in my opinion, to recognize the influence that technology has in our lives and to decide, in full conscience, to limit it in order to regain the essence of our being and our short lives in this universe.
  • Happy, because it is happiness that we all aspire to. Whether through our frantic race for material possessions, more or less esoteric experiences or positions of power, our quest for happiness is universal and timeless.

Unfortunately, I think that the world that is presented and exposed through the media is tense, constrained and unhappy. Without adhering to the conspiracy theory, a large number of opposing forces push us to be permanently dissatisfied and to seek the object or experience that will, temporarily, appease us and give us the illusion of happiness, until the next point of influence injects us with the venom of dissatisfaction and desire.

Living, simply

Eleven years ago, I gave rules of « good conduct » to pass between the drops of the crisis and even use it for, I quote:

  • getting rich
  • changing your life
  • doing business
  • partying
  • taking back control of time…

Eleven years later, the objectives are, after all, the same. These goals are defined by each of us, according to our desires, our needs, our culture, our environment, etc. But in the end, they should be congruent with our vital need to live, to the best of our ability, and to offer our family, friends and community the best possible life, without our freedom encroaching on that of others and allowing everyone to live his/her life. So, over the next few weeks, I’m going to go back to those ten rules.

As I said, they can only vary. On the other hand, they have become even more necessary and the discipline behind them is more pervasive. You can always go back (there are 784 posts on this blog) in search of these rules or wait wisely each week to discover the new ones, for the next two and a half months. This is what I propose: to find slowness, surprise and time for reflection. It is also a way for me to pause, to reflect on the inflection of our lives over time and to measure how far we have come, consciously and with pleasure.

In the meantime, I wish you a good future reading and wonderful weeks, peaceful, chosen and happy!

Photo George Pagan III on Unsplash

10 règles de vie…

… pour une vie apaisée, choisie et heureuse.

Il y a près de onze ans, je lançais ce blog. Près de 800 billets plus tard, alors qu’au petit matin je taquinais la muse en tout bien tout honneur, je me suis dit qu’il était temps de revisiter une série de billets que j’avais écrits sur les 10 règles pour traverser la crise. 2008 était l’année de la crise des subprimes, qui, telle une lame de fond, avait balayé la planète de la finance avec de violentes répercussions sur l’économie et la vie de tout un chacun. Depuis, le monde a changé, peu il semblerait en apparence, pourtant un certain nombre de courants des profondeurs émergent : l’intelligence artificielle qui cajole, menace et fascine, l’uberisation qui précarisent les emplois et offrent des opportunités, la dominance des géants du numérique, GAFAM aux E.U., BAT en Asie, la surveillance de nos faits et gestes dans les mondes numériques et réels, la montée des terrorismes et bien sûr l’urgence climatique avec le réchauffement avéré de notre planète.

On peut donc dire, sans ambages, que notre monde est en crise, dans une crise non pas financière comme en 2000 ou en 2008, mais en crise globale. On peut se mettre dans le camp des alarmistes et crier au loup. On peut se mettre dans celui des optimistes et se dire que tout va finir par aller mieux. On peut se mettre dans celui des réalistes qui agit à son petit niveau pour le mieux-être de son environnement, du bien commun et de son propre bonheur. C’est à ce dernier camp que j’essaye d’appartenir, en appliquant quelques préceptes de vie, que sont les 10 règles que j’avais exposées en 2008 et que je reprends ici, car elles ont un peu évolué, mais pas tant que ça.

Vivre sa vie

J’ai sous-titré ce billet, pour une vie apaisée, choisie et heureuse. J’ai longuement pondéré ces trois adjectifs :

  • Apaisée, car le monde est violent. Certes, et c’est tant mieux, les conflits armés diminuent, les meurtres aussi, mais il existe une tension permanente que l’on ressent immédiatement quand on lit les nouvelles. Tension entre l’Iran et les USA, tension entre chiites et sunnites, tension entre musulmans et islamophobes, tension entre pros et antis réchauffement climatique, etc. Pourtant, avec un zest de bienveillance, un chouia d’écoute active et une prise de conscience de ses propres biais cognitifs, on arrive à une vie beaucoup plus harmonieuse et apaisée.
  • Choisie, car les influences se sont accrues exponentiellement. Le morceau de plastique et de verre que forme notre téléphone portable est devenu le compas de nos vies. Comme de toute chose dans la vie, on peut s’en réjouir ou jeter le bébé avec l’eau du bain. Il est primordial, à mon sens, de reconnaître l’influence que la technologie a dans nos vies et de décider, en toute conscience, de la limiter pour retrouver l’essence de notre être et de nos courtes vies dans cet univers.
  • Heureuse, car c’est au bonheur que nous aspirons tous. Que ce soit au travers de notre course effrénée aux possessions matérielles, aux expériences plus ou moins ésotériques ou aux positions de pouvoir, notre quête du bonheur est universelle et intemporelle.

Je pense malheureusement que le monde qui est nous est proposé et exposé au travers des médias est tendu, contraint et malheureux. Sans être le chantre de la théorie du complot, un grand nombre de forces antagonistes nous poussent à être en permanence insatisfaits et à chercher l’objet ou l’expérience qui va, temporairement, nous apaiser et nous donner l’illusion du bonheur, jusqu’à ce que le prochain point d’influence nous injecte le venin de l’insatisfaction et du désir.

Vivre, tout simplement

Il y a onze ans, j’avais donné des règles de « bonne conduite », pour passer entre les gouttes de la crise et même l’utiliser pour, je cite :

  • s’enrichir
  • changer de vie
  • faire des affaires
  • faire la fête
  • reprendre le contrôle du temps…

Onze ans plus tard, les objectifs sont, somme toute les mêmes. Ces objectifs, ce sont chacun d’entre nous qui les définissons, en fonction de nos envies, de nos besoins, de notre culture, de notre environnement, etc. Mais au final, ils devraient être congruents avec notre besoin vital de vivre, au mieux de nos possibilités, et d’offrir à notre entourage, la meilleure vie possible, sans que notre liberté n’empiète sur celle d’autrui et permette à chacun de vivre sa vie. Au fil des prochaines semaines, je vais donc revenir sur ces dix règles.

Comme je le disais, elles n’ont que peut variées. Elles sont, en revanche, devenues encore plus nécessaires et la discipline qui leur est sous-jacente est plus prégnante. Vous pourrez toujours revenir en arrière (il y a 784 billets sur ce blog) à la recherche de ces règles ou attendre bien sagement chaque semaine pour découvrir la nouvelle, pendant les deux mois et demi prochains. C’est ce que je vous propose : retrouver de la lenteur, de la surprise et le temps de la réflexion. C’est aussi un moyen pour moi de faire une pause, de réfléchir à l’inflexion de nos vies au fil du temps et de mesurer le chemin parcouru, consciemment et avec plaisir.

En attendant, je vous souhaite une bonne future lecture et de merveilleuses semaines, apaisées, choisies et heureuses !

Photo George Pagan III sur Unsplash

Should I Stay or Should I Go? The 3 Rules of Entrepreneurship

A little over a year ago, I left Microsoft, or rather Microsoft left me. After a few weeks of vacation, I registered my company, Aetheis. The demons of entrepreneurship had been tickling me for a while and I was finally going to be able to put my 10 years of entrepreneurship at EFII, my previous company, back into use.

Chance does not happen! I recently came across this article: Stuff They Don’t Tell You Should you start a company? While it is aimed primarily at the creatives of advertising agencies, it is full of common sense as to the decision to leave the company that feeds you and launch your own business.

So, to illustrate the title of this post, which I unashamedly borrowed from the Clash, here is my version of « What if I create my own company?” It is often said that entrepreneurship is not for everyone. For sure, you must have a certain amount of madness, be strong, have a lot of perseverance and be ready to work long hours. So, if this who you are, let’s continue together.

Cash Is King

1 U.S.A dollar banknotes

That’s rule number one. Without cash, any entrepreneur will quickly close shop. Financial control is essential. You need money to live and you need money to run your show. Even when you start with a comfortable capital, money tends to disappear very quickly!

The goal is not to deprive yourself beyond reasonable, but to be somehow reasonable. It often means, at least at the beginning, reducing your lifestyle, being frugal, weighing your investments and always making sure that the bank account stays in positive territories. You may need your banker at some point. It’s better to show him or her that you know how to manage your pennies.

You don’t have to be a financial management artist. However, one of your first expenses will have to go to an accountant. Choose one that is used to startups and listen to him or her (but not too much, you need some madness as well)!

Customer Is King

man drinking water

There are already two kings: cash and customer. The faster you’ll receive cash from your customers, the better off you will be. This means that time will have to be spent on prospecting and selling.

Whether you have a digital business and use mostly digital marketing tools or have a more traditional business and must go after customers is irrelevant. The important thing is to move your butt and go prospecting. If you believe that because you’re awesome, customers will rush to your door, you prepare yourself to go from disillusionment to disillusionment.

But you’ve never sold anything! This is the number one skill of any entrepreneur. Second investment after the accountant: a salesperson’s training! Between you and me, selling is not difficult, it’s a matter of perseverance, each “No” bringing you closer to your next client’s Yes. This being the case, with a little bit of technique and sales talk, you’re going to be fine.

Before I created EFII in 1993, a friend of mine, Michel, answered my fear of selling by telling me that starting a business also means hiring employees who would complement what I didn’t know how to do well. He was not entirely wrong. It also means that if you have a good friend who would sell refrigerators to Inuits, you can ask him or her for advice and why not hire him or her, or start the business with him or her. Results: Don’t overlook prospecting and creating your lead pipeline.

Be Curious, Make Choices And Focus

skeleton key surround with dry leaves

I usually have at least one new business idea a day. Opportunities are all around you, every day. Not all ideas are good, however. Inherently, they are, but in reality, sometimes the obstacles are too high, if not totally unavoidable.

An idea may require too much cash and you don’t want to put a financial partner in the equation now. Another may require administrative authorizations and that will need a lot of effort and time. Another, finally, is so crazy that it may not work.

Great! Write down these ideas in a special digital or paper notebook. Spend fifteen minutes writing the big steps of their achievements, the obstacles to get around and the time when you think you’ll spend some time on them, then forget about them, for now!

You can’t do everything. To return to the first rule, cash is king, your number one goal is to create a company that makes money. Focus on this goal before developing your other ideas. I know it’s frustrating but starting a business means dealing with frustrations and making strengths of it.

Should You Stay or Should You Go?

Well, but how does this differ from a top job in a large company? It’s all about control! At the head of your own business, you have control. In someone else’s business, even in a management position or even at the head, you have only limited control. In the end, if you don’t care about depending on others, then entrepreneurship is probably

Should I Stay or Should I Go? Les 3 règles de l’apprenti entrepreneur !

Il y a un peu plus d’un an, je quittais Microsoft, ou plutôt Microsoft me quittait. J’aurais l’occasion d’en reparler. Après quelques semaines de vacances, je déposais les statuts de ma société Aetheis. Le démon de l’entreprenariat me chatouillait depuis un moment et j’allais enfin pouvoir remettre à profit mes 10 ans de direction d’EFII, ma précédente société.

Le hasard n’existant pas, je tombais récemment sur cet article : Stuff They Don’t Tell You Should you start a company? S’il s’adresse principalement aux créatifs des agences de pubs, il est plein de bon sens quant à la décision de partir de la société qui vous nourrit et de commencer l’aventure de la création d’entreprise.

Alors, pour illustrer le titre de ce billet, que j’ai sans honte emprunté aux Clash, voici ma version du « et si je créais ma boite ? » On dit souvent que l’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde. C’est certain, il faut avoir une certaine dose de folie, les reins un peu solides, beaucoup, beaucoup de persévérance et être prêt à aligner des heures de travail. Alors, si c’est vous, continuons ensemble.

Cash is king

1 U.S.A dollar banknotes

C’est la règle numéro un. Sans trésorerie, tout créateur d’entreprise mettra rapidement « la cabane sur le chien » et la clef sous la porte. Le contrôle des finances est essentiel. Vous avez besoin d’argent pour vivre et vous avez besoin d’argent pour faire tourner la boite. Même quand on part avec un capital confortable, l’argent a tendance à disparaître très vite !

Le but n’est pas de se priver au-delà du raisonnable, mais de raison garder. Ça veut souvent dire, en tout cas au début, réduire son train de vie, être frugal, peser ses investissements et toujours faire en sorte que le compte en banque soit dans le positif. Vous aurez sans doute besoin de votre banquier un jour ou l’autre. Mieux vaut lui montrer que vous savez gérer vos sous.

Nul besoin d’être un artiste de la gestion financière. Une de vos premières dépenses devra cependant aller vers un comptable. Choisissez-en un qui a l’habitude des jeunes pousses et écoutez-le (mais pas trop, il faut garder un brin de folie) !

Le client est roi !

man drinking water

Ça fait deux rois dont vous et votre entreprise dépendez : le cash et le client. Ce sont de vos clients que viendra l’argent frais : le plus vite vous facturez vos clients, mieux vous vous porterez. Cela signifie qu’il va falloir consacrer du temps à la prospection et à la vente.

Que vous ayez un business numérique et utilisiez majoritairement les outils de marketing numériques ou ayez un business plus traditionnel et deviez aller à la chasse au client importe peu. L’important est de lever vos fesses et d’aller prospecter. Si vous croyez que parce que vous êtes génial, les clients vont se précipiter à votre porte, vous vous préparez à aller de désillusion en désillusion.

Mais vous n’avez jamais rien vendu ! Dommage ! C’est la compétence numéro un du chef d’entreprise. Second investissement après le comptable : une formation de vendeur ! Entre vous et moi, la vente, ce n’est pas difficile, c’est une question de persévérance, chaque Non vous rapprochant du Oui de votre prochain client. Ceci étant, avec un peu de techniques, de bagout et de rigueur, vous allez vous en sortir.

Avant que je crée EFII en 1993, un de mes amis, Michel, avait répondu à ma crainte de la vente en me disant que créer son entreprise c’est aussi embaucher des collaborateurs qui complèteraient ce que je ne savais pas bien faire. Il n’avait pas entièrement tort. Cela veut aussi pouvoir dire que si vous avez un bon copain qui vendrait des réfrigérateurs aux Eskimos, vous pouvez lui demander des conseils et pourquoi pas l’embaucher ou créer l’entreprise avec lui. Résultats des courses : ne faites pas l’impasse sur la prospection et la création de votre pipeline de prospects.

Soyez curieux, faites des choix et restez focalisé(e) !

skeleton key surround with dry leaves

J’ai généralement au moins une idée de nouveau business par jour. Les opportunités sont toute autour de soi, tous les jours. Toutes les idées ne sont cependant pas bonnes. Intrinsèquement, elles le sont, mais dans la réalité parfois les obstacles sont trop hauts, voire totalement incontournables.

Une idée peut nécessiter trop de cash et vous ne souhaitez pas mettre en partenaire financier dans l’équation pour le moment. Une autre peut demander des autorisations administratives qui vont nécessiter des efforts et du temps. Une autre, enfin, est tellement folle qu’elle risque de ne pas fonctionner.

Génial ! Notez ces idées dans un classeur numérique ou papier spécial. Consacrez quinze minutes à écrire les grandes étapes de leurs réalisations, les obstacles à contourner et le moment où vous pensez y consacrer un peu de temps, puis oubliez-les, pour le moment !

Vous ne pouvez pas tout faire. Pour revenir à la première règle, cash is king, votre objectif numéro un est de créer une entreprise qui gagne de l’argent. Focalisez-vous sur cet objectif avant de développer vos autres idées. Je sais, c’est frustrant, mais créer une entreprise, c’est affronter ses frustrations et en faire des forces.

Should you stay or should you go?

Bon, mais en quoi cela diffère-t-il d’un job à responsabilité dans une grande entreprise ? Cela tient en un seul mot : contrôle ! À la tête de votre propre entreprise, vous avez le contrôle. Dans l’entreprise de quelqu’un d’autre, même à un poste à responsabilité ou même à sa tête, vous n’avez qu’un contrôle limité.

Au final, si dépendre d’autrui ne vous importe pas, alors l’entrepreneuriat n’est sans doute pas fait pour vous. Être entrepreneur c’est avoir le contrôle de sa vie. Question de choix !

Photos Mohamed Nohassi, Sharon McCutcheon, Mario Gogh, Michael Dziedzic sur Unsplash

Le hasard n’existe pas

Si j’ai écris un autre post portant le même titre, celui-ci n’a pas grand chose à voir… quoi que ! A vous de voir !

Il y a quelques jours je posais le pied pour la première fois au Népal. Venu pour faire une présentation sur l’application de l’Intelligence Artificielle au marketing et à la publicité, je n’avais pas anticipé l’incroyable rencontre que j’allais faire. A peine arrivé à l’hôtel, la réception de bienvenue à l’évènement m’appelait. Étant un des intervenants, il m’était difficile d’y échapper. J’étais en conversation le directeur général de Daraz, l’Alibaba local (qui venait d’ailleurs d’être racheté par Alibaba), quand nous avons été interrompus. Une personne voulait parler de son expérience avec le site Daraz.

De fil en aiguille, cette personne, Alnoor, nous présenta un moine tibétain avec lequel il était venu, car habitant chez lui pendant que son monastère était en réparation. Et puis d’internet nous en vîmes à nous présenter et me présentant en tant que Français, Alnoor me demanda si je connaissais Matthieu Ricard. Étant abonné à son blog, je confirmais que oui, je connaissais son nom et son action. Alnoor me proposa de le rencontrer. Rendez-vous était donc pris pour le lendemain matin. Il verrait si la rencontre pourrait avoir lieu.

Debout avec difficulté en raison du décalage horaire et après quelques messages WhatsApp, je partais en direction de Bodhnat, de l’autre côté de Katmandou où je devais rencontrer Alnoor pour l’accompagner à l’université de Katmandou, pour y suivre un cours sur Buddha-Nature. Je me trouvais un peu décalé, n’ayant pas de base bouddhiste, mais je captais quelques concepts intéressants. Le merveilleux était cependant à venir. A notre sortie de la salle de classe, nous tombons quasiment nez à nez avec Chökyi Nyima Rinpoche, le moine supérieur (on dirait abbé dans la tradition catholique) du monastère de Ka-Nying Shedrub Ling. En évoquant la conférence que j’allais faire le lendemain sur l’Intelligence Artificielle, il m’invite à le rejoindre, avec d’autres, pour discuter de l’IA.

L’heure et demie qui suivra sera riche d’enseignement et d’échange, autour de l’IA, de ces implications dans la vie des hommes, de l’éthique. Ce moment culminera par le cadeau et la dédicace du livre du Rinpoche, Sadness, Love, Openess. J’aurais l’occasion de revenir sur les détails de la discussion autour de l’IA et du point de vue du Rinpoche. Une chose est certaine cependant, la bienveillance du bouddhisme et la philosophie du respect du vivant peuvent être riches d’enseignements pour l’IA et son éthique. Un merveilleux sujet pour de futurs articles. Namasté !

Les derniers héros, les vrais…

Il y a quelques jours, je lisais cet article dans Libération sur le Vendée Globe (et pas Vents des Globes, comme beaucoup pensent encore :-)).

Armel Le Cleac'h, à bord de «Banque Populaire VIII», au large des Îles Kerguelen, le 30 novembre 2016

Armel Le Cleac’h, à bord de «Banque Populaire VIII», au large des Îles Kerguelen, le 30 novembre 2016. Photo Marine Nationale

Puis, j’ai pu voir comme beaucoup de gens les incroyables images de la Marine Française des deux premiers bateaux, prises par l’hélicoptère Panther décollé depuis la frégate de surveillance Nivôse. En particulier, les images de Hugo Boss sur lesquelles ont voit bien la quille et la voilure. Plus de 20 nœuds, ça va vite, très vite…

Enfin, j’ai repensé à mon ami Hervé Laurent, troisième du Vendée en 96-97 (juste mentionné à la fin de la vidéo ci-dessous, pourtant arrivé à peine un jour après Marc Thiercelin), tout en gentillesse, humilité et grand professionnalisme.

Et là, à la fois un peu jaloux du courage de ces hommes (pas de femme cette année… dommage) et surtout incroyablement impressionné par leur capacité de résistance. Il est fort possible que le record tombe cette année sous les 70 jours. Incroyable ! 50 jours de moins que les premiers vainqueurs. Mais même 70 jours, avec une grosse moitié dans des conditions épouvantables.

On ne s’imagine pas le bruit à l’intérieur d’un de ces bateaux. C’est un couloir de RER vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le bruit, le mouvement et le froid. Pas pendant quelques heures, non pendant des jours et des nuits et des jours et des nuits… N’importe quel être humain normalement constitué jetterait l’éponge au bout de quelques heures. Sauf eux !

Ce n’est pas un ultra trail de 100 miles avec 10 km de dénivelés positifs. Au bout d’un, deux ou trois jours, c’est fini! Ce n’est pas l’ascension d’un huit mille. Au bout d’un mois et demi, tout est fini. C’est une épreuve, seul et sans assistance, de trois mois en mer, qui vous lessive le corps, l’esprit et le cœur. C’est pour moi les derniers héros, issus de la tradition des grands explorateurs. Qui partaient des mois avec le risque de ne jamais revenir.

Alors, il y  a tant à apprendre de ces derniers grands héros de l’humanité, avant de céder leur place à ceux qui iront explorer Mars, prochaine frontière de l’incroyable resistance humaine. Alors qu’ont-ils à nous apprendre ?

  1. Tout est possible. Tout est question de trois choses: un rêve (une passion), de la volonté et de la préparation.
  2. On résiste à tout. Même quand on est au bout du rouleau, il y a encore de l’énergie.
  3. On n’a qu’une vie. Alors autant la vivre à réaliser ses rêves.
  4. C’est quand personne ne regarde que se fabrique le bonheur. Pas de caméras de téléréalité, pas de mise en scène (un peu pour ne pas faire trop peur à ceux qui regarde les quelques vidéos qu’ils envoient), mais beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail ingrat et nécessaire.
  5. La solution aux maux de l’humanité se trouvent dans l’effort de la vraie vie, pas dans la vacuité des paradis artificiels. Les héros à glorifier, à qui donner la Légion d’Honneur, à inviter à l’Élysée, à inviter à faire des conférences dans les écoles, ce sont eux (j’en profite pour un petit coup de pub à Sailing pour tous, l’association d’Hervé qui fait découvrir la voile gratuitement aux enfants Mauriciens), pas tous ces pseudos artistes de téléréalité ou sportifs capricieux et irrévérencieux.

Alors, messieurs, chapeau bas ! Que le meilleur gagne, mais en attendant, au delà du rêve, sachez que vous donnez la pêche à des millions de fans !

Publié le 12/12/16 à 16:12… ça m’amusait

Then/Now

https://unsplash.com/sergio_rola

https://unsplash.com/sergio_rola

Now, bumped into this on the web and it made me laugh out loud: Then/Now.

The three only sure things are death, tax and change. This is about change. What was true yesterday may be wrong today and ignored tomorrow. Pace of change has accelerated. Flexibility is required. Adaptation is required. Useless to moan. Adapt! And this ties to the debates these days in France about the changes that the government wants to drive in job laws, with the « infamous » Loi El Khomri that drove people of all ages demonstrating across France, forcing the government to rewrite it.

This law is probably far from being perfect almost like any other laws. However, it shows how much people fear change. The world has dramatically changed over the last years and the pace of change is accelerating. Even climate is changing! However, change is inevitable and instead of trying to stop it, embrace it, love it, make it yours. Don’t fight it!

Of course because there are so many changes happening at the same time at an unprecedented and overwhelming pace, most people tend to try to block change. But change will happen, inevitably. You can mourn on the past and fear the future, but you cannot freeze the present. Being alive is being in motion, changing, growing, failing, falling, getting back and moving forward. The world is at its best with the elements it has. Once you’ve embraced this simple statement and fact, you can act first on yourself then on others and the world.

We can blame finance, the stock exchange, ISIS or Richard Nixon for all the problems the world is facing. Or we can be happy that we are living in a world that is better that the world of our parents and grandparents. I know many people think the good ol’ times were much better. But factually they were worse for a vast majority of people, this has been demonstrated factually. However, people forget and embellish the past. Now is better than Then. And we act Today to make Tomorrow better, not to make Today like an imaginary Yesterday.

You can’t choose the Now you want to live in, but you can decide how you live it. It’s your decision and not anybody else’s decision. It may not be an easy one, but there’s only one Now and there are multiple ways to live it. However, the only right way, IMHO, is to enjoy it fully as much as we can even if the Now is dire.

Space Oddity, a dreamlike ode to space travel

Since last Monday, there have been overwhelming tribute to the late David Bowie. Sales of BlackStar, his last album, launched two days before he died, have surged to a point of becoming number one in the UK. I have not been a die-hard fan of Bowie, but have enjoyed many of his songs, danced on Let’s dance. Modern Love and China Girl, listened thousands of time to Ashes to Ashes, but no other songs made as strong an impression on me as Space Oddity.

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While thinking about Space Oddity and browsing Youtube, I found the original video of the song:

It’s a very interesting version compared to the one that is most commonly known:

I do not know which I prefer, but it almost seem two different songs, the 1972 version adding more instruments and changing the voice completely. Not even talking about the almost dreamlike images of the 1969 versions, compared to the almost dull images of the 1972 one (honestly, the guitar rifs are not even synced with the music, but eh, we are in the 70’s…)

I discovered the version Chris Hadfield recorded in the ISS while reading his book (wrote a blog post on this):

This last one takes a new flavor now Bowie’s gone. It’s probably not the best version of the song, but it’s the only one (with some changes in the words) that is resonating with a real in space experience.

One of the reasons this song has such an impact on me is probably the fact I always been interested into flying and I wanted to be a fighter pilot until the day I was forced to wear glasses, and needed to forget my dream (that I overcome by getting my windglider pilot license at 17, more than a year before my car driving license). I still love flying today, although I do not pilot gliders anymore, but I still believe it’s temporary.

Having said all this, what is the song that made a strong impression on you and that you are still singing or whistling years after, and that makes you happy?

Le lâcher-prise est nécessaire pour une bonne santé mentale

https://unsplash.com/kylry

https://unsplash.com/kylry

Jour 701 J’ai entendu le terme lâcher-prise il y a de nombreuses années alors que je montais à cheval. Tout cavalier sait que pour monter à cheval correctement, il faut un savant mélange de décontraction pour faire corps avec l’animal et de détermination pour rester le maître à bord. C’est un art et une science subtiles, et donc découle d’énorme satisfaction quand vous sentez cette communion avec votre monture. Cet état n’est pas du détachement, un « je n’en ai rien à faire », c’est l’eau qui coule sur les plumes du canard sans y pénétrer et c’est un état nécessaire à qui veut vivre une vie harmonieuse et sans stress inutile.

J’ai appris le lâcher-prise avec mon ami Bernard Alexandre, avec qui je montais à cheval, et continue à l’entretenir au quotidien au travers de la méditation. Mais vous allez me dire, ça permet quoi ? Pêle-mêle : de ne pas s’énerver, de ne pas se laisser imprégner par les émotions négatives, de comprendre l’autre, d’améliorer son écoute, de vivre le présent sans le poids du passé et l’incertitude du futur, tout simplement de vivre en étant soi-même sans que les événements négatifs n’aient un trop grand impact sur sa vie.

Maintenant, il convient d’être à la fois simple et réaliste. Simple, le lâcher-prise ne l’est pas. On ne décide pas de lâcher-prise en claquant des doigts. Cela demande du temps et de l’entrainement (oui, je sais, il va falloir encore travailler dur), et chacun trouve son chemin : yoga, méditation, tai-chi, respiration, etc. Réaliste, cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. Il faut entretenir sa technique tous les jours. Elle est évanescente et ne demande qu’à être entretenue pour pouvoir être disponible quand vous en avez le plus besoin. Voici un petit test à réaliser pour voir où vous en êtes, et un article pour une perspective psychologique. Essayez et accrochez-vous, trouvez le bon équilibre sans tomber dans la nonchalance, vous verrez, cela vaut vraiment le coup !