Les Français de l’Étranger privés de vote électronique…

Alors que la candidature de François Fillon accapare les médias et pour cause, Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, a annoncé aux élus la décision du gouvernement de ne pas recourir au vote électronique pour les élections législatives de juin 2017 pour les électeurs inscrits dans les onze circonscriptions électorales à l’étranger.

Ceci est en substance l’annonce de la Diplomatie française à l’attention des Français de l’Étranger. La raison ? Elle est décrite comme ceci : “Cette décision a été prise sur la base des recommandations des experts de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques et en tenant compte du niveau de menace extrêmement élevé de cyberattaques qui pourrait affecter le déroulement du vote électronique. En raison de ce contexte, il a été jugé préférable de ne prendre aucun risque de nature à compromettre le scrutin législatif pour les Français de l’étranger.”

Bon, même si j’avais prévu d’aller voter en glissant mon bulletin dans l’urne, il est clair que cette annonce est en droite ligne de la suite des méchants Russes ayant infiltré l’élection américaine. Alors, chacun y va de son commentaire outré ! Je vous laisse apprécier dans l’article de Libé d’hier. Cependant, il y a deux choses qui me choquent profondément : le timing et la technologie.

Le timing

La première chose, c’est Axelle Lemaire qui l’exprime clairement : “La cybermenace a bon dos : cela fait plusieurs mois que le sujet est sur la table. Il était tout à fait possible de prendre cette décision quand il en était encore temps”. Evident n’est-ce pas ? Cela fait cinq ans ou à peu près, que l’on connaît l’échéance des législatives. Cela fait plusieurs années que l’on sait que les cybercriminels n’ont attendus personne pour ficher la foire dans les réseaux, surtout quand il y a un enjeux majeur. Il aurait donc été facile de prendre la décision face au risque plus tôt, non ? Enfin, à la fois les primaires de la droite et de la gauche se sont déroulés par voie électronique pour les Français de l’Étranger, sans que des problèmes aient été détectés, sont-ce donc des élections au rabais ? Sans compter les dizaines de services de l’état qui sont en ligne et traitent des millions de transaction en tout sécurité !

La technologie

La seconde chose, c’est la technologie. Il est en une qui nous fournit des éléments de garantie infalsifiable : les Blockchains. Certes, aucune technologie n’est sûre à 100%, le vote papier ne l’est pas non plus, je ne vais pas m’étaler sur les méthodes employées par les fraudeurs, vous en trouverez un bon nombre dans l’article de Wikipédia sur la fraude électorale. Cependant, le blockchain permet de garantir la transaction du vote, c’est-à-dire les trois opérations suivantes:

  1. je prouve qui je suis;
  2. je vote;
  3. mon vote est reçu et comptabilisé.

Enfin, mon vote peut être audité et potentiellement annulé si une des trois opérations a été falsifiée. Le blockchain est une technologie dite distribuée, c’est-à-dire dont les informations sont réparties sur plusieurs ordinateurs, qui est protégée contre la falsification. C’est cette technologie qui sert de base aux fameux Bitcoin, la crypto monnaie. Et c’est là que ça sent le souffre, car le bitcoin est massivement utilisé par le dark web et l’économie de la drogue. Mais surtout, c’est la lenteur du secteur publique qui est ici massivement en cause, le gouvernement français ou l’Union Européenne n’en sont en fait qu’au niveau des consultations, donc loin d’une quelconque mise en oeuvre ! Alors oui, les méchants Russe, Nord-Coréens ou de l’État Islamique pourraient lancer une attaque DOS sur les système de vote empêchant les gens de voter. Mais le “principe de précaution” prend le dessus, où y aurait-il une raison autre ?

A qui profite réellement cette décision ?

Alors voilà, pas de vote électronique, le retour du bon vieux vote à l’urne. Vous allez me dire que tout ceci c’est beaucoup de bruit pour rien. On peut effectivement le dire, car on a toujours le recours du vote à l’urne, du vote par correspondance ou de la procuration. Il en est pourtant de même pour les impôts par exemple. Si des pirates voulaient mettre un système par terre, ils infiltreraient les systèmes des impôts, en perturberaient le bon fonctionnement. Cela pourrait avoir autant d’effet à la bonne marche de la démocratie que de perturber une élection legislatives qui somme toute n’élit que 11 députés avec un peu plus d’un million d’électeurs, mais qui n’avait déplacée que 9,2% de ceux-ci aux urnes, 11% ayant quant à eux voté par voie électronique. Ceux-ci se déplaceront-ils en juin prochain ?

La question qui reste alors est qui essaye-t-on de faire taire ? Les pirates ou les cent dix-sept mille votants par voie électronique des dernières élections ? C’est juste une question… J’irais voter quand même, avec un rien d’arrière-pensée !

Les derniers héros, les vrais…

Il y a quelques jours, je lisais cet article dans Libération sur le Vendée Globe (et pas Vents des Globes, comme beaucoup pensent encore :-)).

Armel Le Cleac'h, à bord de «Banque Populaire VIII», au large des Îles Kerguelen, le 30 novembre 2016

Armel Le Cleac’h, à bord de «Banque Populaire VIII», au large des Îles Kerguelen, le 30 novembre 2016. Photo Marine Nationale

Puis, j’ai pu voir comme beaucoup de gens les incroyables images de la Marine Française des deux premiers bateaux, prises par l’hélicoptère Panther décollé depuis la frégate de surveillance Nivôse. En particulier, les images de Hugo Boss sur lesquelles ont voit bien la quille et la voilure. Plus de 20 nœuds, ça va vite, très vite…

Enfin, j’ai repensé à mon ami Hervé Laurent, troisième du Vendée en 96-97 (juste mentionné à la fin de la vidéo ci-dessous, pourtant arrivé à peine un jour après Marc Thiercelin), tout en gentillesse, humilité et grand professionnalisme.

Et là, à la fois un peu jaloux du courage de ces hommes (pas de femme cette année… dommage) et surtout incroyablement impressionné par leur capacité de résistance. Il est fort possible que le record tombe cette année sous les 70 jours. Incroyable ! 50 jours de moins que les premiers vainqueurs. Mais même 70 jours, avec une grosse moitié dans des conditions épouvantables.

On ne s’imagine pas le bruit à l’intérieur d’un de ces bateaux. C’est un couloir de RER vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le bruit, le mouvement et le froid. Pas pendant quelques heures, non pendant des jours et des nuits et des jours et des nuits… N’importe quel être humain normalement constitué jetterait l’éponge au bout de quelques heures. Sauf eux !

Ce n’est pas un ultra trail de 100 miles avec 10 km de dénivelés positifs. Au bout d’un, deux ou trois jours, c’est fini! Ce n’est pas l’ascension d’un huit mille. Au bout d’un mois et demi, tout est fini. C’est une épreuve, seul et sans assistance, de trois mois en mer, qui vous lessive le corps, l’esprit et le cœur. C’est pour moi les derniers héros, issus de la tradition des grands explorateurs. Qui partaient des mois avec le risque de ne jamais revenir.

Alors, il y  a tant à apprendre de ces derniers grands héros de l’humanité, avant de céder leur place à ceux qui iront explorer Mars, prochaine frontière de l’incroyable resistance humaine. Alors qu’ont-ils à nous apprendre ?

  1. Tout est possible. Tout est question de trois choses: un rêve (une passion), de la volonté et de la préparation.
  2. On résiste à tout. Même quand on est au bout du rouleau, il y a encore de l’énergie.
  3. On n’a qu’une vie. Alors autant la vivre à réaliser ses rêves.
  4. C’est quand personne ne regarde que se fabrique le bonheur. Pas de caméras de téléréalité, pas de mise en scène (un peu pour ne pas faire trop peur à ceux qui regarde les quelques vidéos qu’ils envoient), mais beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail ingrat et nécessaire.
  5. La solution aux maux de l’humanité se trouvent dans l’effort de la vraie vie, pas dans la vacuité des paradis artificiels. Les héros à glorifier, à qui donner la Légion d’Honneur, à inviter à l’Élysée, à inviter à faire des conférences dans les écoles, ce sont eux (j’en profite pour un petit coup de pub à Sailing pour tous, l’association d’Hervé qui fait découvrir la voile gratuitement aux enfants Mauriciens), pas tous ces pseudos artistes de téléréalité ou sportifs capricieux et irrévérencieux.

Alors, messieurs, chapeau bas ! Que le meilleur gagne, mais en attendant, au delà du rêve, sachez que vous donnez la pêche à des millions de fans !

Publié le 12/12/16 à 16:12… ça m’amusait

Fillon-Juppé: deux visions dans la presse…

Pour continuer sur la lancées des primaires, et parce que je ne suis pas totalement parano, avant le grand cirque du débat entre Fillon et Juppé, voilà deux points de vues aux antipodes l’un de l’autre… à priori.

La une de Libération du jour m’a fait sourire. Je ne suis pas certain que le Au secours soit nécessaire, mais avec les histoires clivantes sur le burkini, la potentielle « islamisation » de la société française et la stérile définition de la laïcité, on en oublie la devise de la France : Liberté, Égalité, Fraternité.

Pour continuer dans le côté religieux, un petit sourire rapide, car avec la une de Libé, j’ai pensé à ça :

Même si on est (un peu) dans la caricature, Libération n’est pas un journal franchement drôle. Certes plus à gauche qu’à droite, il ne fait que relayer un sentiment étrange derrière la première place de François Fillon et son ratissage à la droite de la droite.

En passant à un journal un peu plus économique que Libé, on aborde un autre sujet, plus sérieux à mon goût, mais définitivement plus intéressant, particulièrement si les USA se referment avec Trump. Le billet d’Alain Juppé dans Les Échos : «Mettons la France sur les rails de la transformation numérique».

Et oui, car au-delà des questions de cathos, d’égos électoralistes ou de clivages débilitants, il y a la vrai question de comment refaire partir la machine économique et en ce sens, le papier d’Alain Juppé dans Les Échos est éclairant. Morceaux choisis :

  • La campagne du premier tour de la primaire a passé sous silence le plus important des débats : au regard de la transformation du monde dans le courant des cinq prochaines années, quel avenir voulons-nous, quelle vision avons-nous pour la France ?
  • Accompagner les talents français : voilà qui est enthousiasmant, car il y a réellement de l’intelligence en France et que bien accompagnés, ceux-ci peuvent contribuer à inventer le monde de demain et à remettre la France au premier plan de l’innovation, moteur de la croissance. Un peu plus motivant que de savoir s’il faut travailler 35, 39 ou 48 heures et de réduire les charges des entreprises (même si c’est nécessaire, ce n’est pas ça qui va remettre de l’innovation dans l’industrie)
  • Pour réduire cette distance, je propose de mettre sur pied un cabinet de la société civile consultatif auprès du Président de la République. Ce cabinet paritaire d’une quinzaine de membres, appelé « France 2030 », serait composé d’hommes et de femmes qui feront notre pays demain – donc de personnes de moins de 40 ans et de tous les horizons socio-professionnels. Ils donneront leur opinion sur les grands dossiers à l’agenda et rendront des recommandations innovantes au Président de la République, sur une base consultative. Voilà qui est enthousiasmant et redonne de la vision sur les 15 ans à venir.
  • Connecter l’ensemble du territoire. Rendre l’internet abordable partout, désenclaver les territoires agricoles, mettre en place une grille électrique écologique… quels chantiers de transformation de la société française.
  • Le rôle du prochain Président de la République est de doter la France des atouts lui permettant d’être en tête dans ce nouveau monde qui se construit. Et j’entends un silence assourdissant du côté de François Fillon !

Alors entre Jésus revient et la transformation numérique de la société française, mon choix est encore plus fort. Dimanche, si vous voulez d’une France qui retrouve le leadership des idées et de l’innovation, et qui rentre dans le XXIème siècle, votez Juppé !

Fillon, un mini Trump à la Française

Plus j’en lis sur François Fillon, plus mon sang se glace. Plus je parcours son programme, plus je vois revenir le petit bourgeois grimaçant et le petit collabo facho, car franchement, Maréchal nous voilà ! Je sais j’exagère ! En fait non, à peine. La droite française a beau crier au loup face à Donald Trump, elle ferait mieux de se méfier du renard Sarthois François Fillon, beau comme un notaire, drôle comme un huissier, pour paraphraser Laurent Gerra.

Car lisons, même pas entre les lignes : monsieur Fillon est contre l’avortement, veut relancer le nucléaire, favorise la bourgeoisie huppée qui fait des enfants, veut écrire un « récit national » et débloquer l’économie française. Ça ressemble un peu à “Make France Great Again”, non ? A la relance de l’industrie près, car là c’est le silence radio… Il suffit de quelques ministres bien à droite de la droite pour que l’image soit parfaite. En voilà un qui va s’entendre avec Donald et Vladimir.

Bien évidemment, tout n’est pas à jeter, le remise au goût du jour de l’effort, la réduction des charges, la simplification administrative… mais c’est être aveugle de l’évolution de la société, abreuvée de publicité, de réseaux sociaux lénifiants et de télé réalité. Ce grand retour aux rêves gaulliens, une utopie qui va faire le pain béni de la gauche en perte de vitesse. Car disons le franchement, Fillon vient coller aux basques de Le Pen, à la droite de la droite, avec son côté bon père de famille, maman aux fourneaux pour le gigot du dimanche et les enfants style Triplés du Figaro Magazine !

On va trouver qui au premier tour de la présidentielle ? Une gauche revigorée avec ou sans Hollande, en rempart de la droite de la droite avec Fillon et Le Pen. Et un immense vide au milieu… entre la peste et le choléra, une majorité n’ira pas voter pour, mais encore contre l’autre… Je pense qu’il existe une voie intermédiaire qui embrasse les défis modernes de l’écologie, des évolutions sociétales et des besoins d’équités sociales, mais ni les socialistes, ni maintenant la droite dite « traditionnelle » ne la choisira.

Alors en mai prochain, on aura à choisir entre un retour à Travail, Famille, Patrie ou une continuité de la gauche caviar molle. De là à ce que la France dite profonde ne mette Marine au pouvoir… il sera trop tard pour pleurer, car Hollande-Le Pen au second tour, c’est ce que celui qu’on appelait encore Droopy il y a quelques semaines va nous servir, involontairement. Ce n’est pas encore demain que je vais rentrer moi, ça sent de plus en plus la naphtaline.

Et pour ceux qui se demanderait, oui, je voterai Juppé dimanche.

Trump, les États-Unis, l’Afrique et le Monde

Depuis une semaine, impossible d’ouvrir un site d’actualité ou un journal sans trouver un article ou un commentaire sur Donald Trump. Jamais un président élu n’aura, semble-t-il, fait couler autant d’encre virtuel et déclencher autant de passions. Alors, comme ce blog traite de la crise, dans son ensemble, des moyens d’y faire face et d’y répondre à titre personnel, je réfléchis, je lis et je m’informe.

Je n’ai, en effet, aucune idée préconçue sur Donald Trump. Je sais, ou intuite, que Trump président ne sera pas Trump candidat. Que les outrances verbales ne pourront pas être mises en application au sommet de l’état, mais je me suis fait mon idée au fil des jours et vous la livre sur trois sujets particuliers :

  • Les États-Unis. Il est clair qu’avec le slogan « Make America Great Again » (copié de Ronald Reagan soit dit en passant), Trump va se focaliser sur les États-Unis. Mais, n’est-ce pas la fonction première d’un président et d’un gouvernement ? S’occuper de ses citoyens ? Une évidence pourtant vite oubliée. Rien de neuf sous le soleil, de la pure poudre aux yeux. Cependant, quelques idées commencent à poindre : grands travaux (on parle de mille milliards de dollars d’investissements), réduction d’impôts, protectionnisme et dérégulation financière… Ça rappelle un peu le programme de Hoover qui amplifia la Grande Crise de 1929. On évoque aussi le détricotage du Glass-Steagal Act qu’avait mis en place Roosevelt, après Hoover, pour réguler les banques et séparer banque de dépôt et d’investissement. Sans être économiste, cela me fait penser à une politique ultra libérale qui va se solder par une augmentation des déficits et des inégalités, et se terminer par un joli krach. L’histoire nous le dira. Tout ça sans compter les régressions sociales comme la restriction du droit à l’avortement, par exemple. Il semblerait que Trump soit entouré de créationistes, fondamentalistes chrétiens, quand un extrème chasse l’autre.
  • L’Afrique. Que n’a-t-on parlé de la chance pour l’Afrique d’avoir un président noir à la Maison Blanche. Huit ans plus tard, quel bilan pour l’Afrique ? Partout où je regarde, je n’en vois pas. Certes, il y a eu le Young African Leaders Initiative. Initiative très louable qui posent les fondations nécessaires, mais pas suffisantes, à l’émergence d’un leadership africain. Il y avait eu en 2000 le lancement de l’African Growth and Opportunity Act, que l’administration Obama a élargi à de nouveaux pays et prorogé jusqu’en 2025, à moins que le protectionnisme de Trump en ait raison. Mais bon, huit ans d’Obama et rien de bien nouveau sous le soleil africain. Il semble peu probable que l’AGOA soit démantelé, mais je peux me tromper. Donc en gros, à part potentiellement une fermeture des frontières pour aller étudier aux USA et une plus grande difficulté pour aller visiter la diaspora, pas de changement à attendre. Les étudiants pourront se rapatrier sur l’Europe ou l’Asie, où sont de toutes les façons présentes les grandes universités américaines, et puis les MOOC sont LA chance pour les pays émergents d’avoir accès à l’éducation à bas coûts.
  • Le Monde. La seule chose certaine est que les cartes vont être rebattues et que le leadership des États-Unis risque fort de diminuer. Et c’est une bonne chose ! America sera peut-être Great Again aux yeux du frange de la population américaine, mais cela va laisser le champ libre à l’Asie, et à l’Europe si elle se sort de ses problèmes internes, pour assoir plus de puissance. En passant, la Chine va pouvoir continuer à jouer en Afrique comme bon lui semble, et probablement plus qu’auparavant (il suffit de voir la présence de Huawei dans les technologies et son influence sur les gouvernements pour comprendre que les jeux sont presque faits). Les marchés ne s’y sont pas trompés : les maufacturiers et les banques montent à Wall Street alors que les technologiques dévissent. Voilà la chance de l’Europe : devenir le continent qui reprend le leardership de la technologie : il y a les cerveaux et les industries, il ne manque plus que la volonté (et l’argent) politique. Se saisira-t-on de cette chance avant que Le Pen et consort se voit offrir le pouvoir par une base pétrifiée par la peur. Roosevelt a dit dans son discours d’investiture en 1933 que « la seule chose dont nous devons avoir peur est de la peur elle-même », mais qui l’entend aujourd’hui quand la peur est dirigée vers l’autre et vers le futur.

Alors que va changer Donald Trump dans nos vies ? Ce que l’on veut bien que cela change. Le soleil se lèvera demain matin et se couchera demain soir. Ce que vous ferez de votre journée, c’est ce que vous en déciderez. Malheureusement, trop de gens se lèvent et se laisse guider par la main des médias, des réseaux sociaux et des politiques ; pensent que leur futur est lié aux décisions des autres ; vivent leurs vies en attendant la retraite et continuent de râler car leur pension diminue.

Sa vie est ce que l’on en fait en prenant ces décisions, en observant le monde et en choisissant ses batailles personnelles pour vivre une vie épanouissante et heureuse. Tout est question d’attitude, rien d’autre. Facile à dire quand on a un travail et de l’argent. Certes, plus facile, mais la volonté, le désir et la discipline sont des choix, comme celui d’attendre que le gouvernement vous verse un subside. « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson ». Confucius.

De l’euphorie à la gueule de bois…

Bon ça y est, la surprise est passée, le soleil s’est levé et le monde a continué de tourner. Tous y sont allés de leur petit commentaire, du « Rien ne sera plus comme avant » à « l’Amérique s’est Trump-ée », le fait est que, comme pour le Brexit, il y aura un avant et un après ! So what ? Comme disent les anglophones. Et alors ? Qu’est-ce que cela change pour votre quotidien ?

Il est clair que cela va potentiellement changer pour les Américains, surtout ceux de la « working class », qui va voir l’Obamacare disparaitre, le salaire minimum devenir très minimum et les impôts augmenter (pas pour les grosses fortunes, rassurez-vous) ! Alors, comme en France lors de l’élection de François Hollande il y a cinq ans, l’euphorie va céder rapidement et laisser la place à la gueule de bois. Les « petites gens », les « laissés-pour-compte » vont se réveiller dans quelques temps et vont se demander pourquoi ils ont fait ce qu’ils ont fait.

Car malheureusement, la société dans son ensemble a conspiré depuis des années pour remplacer le goût de l’effort par celui du « droit » : j’ai droit à un salaire, j’ai droit à des vacances, j’ai droit au bonheur… En en mettant le « droit » en avant, le « devoir » a disparu : je dois faire un effort, je dois réfléchir avant d’agir, je dois manger sainement et faire du sport… Rien n’est dû, les millions d’années de notre évolution ont fait de nous des machines immensément complexes, mais en équilibre totalement précaire et ce n’est qu’en franchissant en permanence notre zone de confort que le bonheur et l’épanouissement apparaissent, comme le montre de plus en plus clairement les études scientifiques de notre cerveau.

Et pour ça, il convient de ne pas attendre quoi que ce soit d’un hypothétique politicien qui intrinsèquement est un bonimenteur et ne fait que cajoler son électorat pour être élu. Servir le pays ? Un noble art ! Mais surtout un moyen de servir ses ambitions personnelles ! Les mensonges servis par les politiciens sont des vérités pour ceux qui veulent bien y croire. A chacun de prendre ses propres décisions… et d’en assumer ses propres conséquences, ce n’est que de cette façon que l’on progresse avec le sourire !

Une grande leçon de démocratie #MakeAmericaGreatAgain

« La démocratie est le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’histoire. » – Winston Churchill

Démocratie : « Système politique, forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple. » Larousse.

Donald TrumpAujourd’hui, les États-Unis d’Amérique donnent au monde une grande leçon de démocratie : le peuple souverain a décidé de mettre à la Maison Blanche Donald Trump ! Personne de l’attendait (sauf moi, qui le donnait victorieux hier matin dans mon post de retour). Tout le monde va y aller de son commentaire, les bourses vont dévisser, les critiques vont pleuvoir, l’Amérique va se diviser, le Monde va sombrer, … tralala, tralala, tralala… Mais on va oublier l’essentiel : en démocratie, le peuple décide ! Et le peuple américain a décidé. Les petites gens, les laissés-pour-compte, les sans-voix ont trouvé leur héraut et l’ont mis sur la plus haute marche du podium. Ce n’est qu’un début… En 1933, un certain Adolf Hitler arrivait au pouvoir avec une volonté de « germanisation » (Make Germany Great Again…). Loin de moi de faire un parallèle entre Trump et Hitler, autre temps, autre mœurs, mais Hitler était le Führer (leader en allemand, rien d’autre…) des petites gens désespérés par la Grande Crise, tout comme Trump l’est aujourd’hui aux États-Unis.

Reste à voir ce qu’il va faire de ce pouvoir, car n’oublions pas qu’il possède aussi la majorité du Sénat et de la Chambre des Représentants. Certes les Républicains vont lui faire mettre de l’eau dans son vin, ils vont tenter de le « cornaquer », mais Trump a prouvé qu’il n’était pas du genre à se laisser cornaquer. Un autre visage de l’Amérique vient de voir le jour et un vent d’espoir part souffler dans toutes les QG des droites populistes d’Europe. Messieurs, mesdames les politiques, entendez-vous le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Entendez-vous les cris sourds du pays qu´on enchaîne ? Ohé, messieurs, mesdames les politiques, c´est l´alarme…. Le peuple s’est exprimé, la démocratie peut être le pire des systèmes de gouvernement, mais à qui en vouloir ?

La crise, quelle crise est de nouveau en ligne…

Après de longues semaines de silence dues à un plug-in défectueux, le site est de nouveau en ligne et accessible. Un grand merci aux équipes de GoDaddy, mon hébergeur, qui ont su trouver l’erreur et remettre le site sur pied.

Je vais donc pouvoir, après une demande populaire intense (bon j’exagère un peu, mais si peu… :-)), me remettre à publier mes petits billets. D’autant qu’avec la victoire de Donald Trump aujourd’hui, l’actualité de la crise va être intense…

Allez, sur ce, bonne lecture et à très bientôt sous le soleil du net !

Chaque jour est un éternel recommencement

A bien y réfléchir, pas trop longtemps quand même, il est de notre libre arbitre de choisir chaque jour comme celui du début de notre nouvelle vie. Rien ni personne ne vous oblige à faire aujourd’hui ce que vous faisiez hier. Vous pouvez approcher votre conjoint, vos collègues, vos clients, vos enfants, vos parents – mettez qui vous voudrez – de façon différente ou nouvelle.

Bien évidemment, chacun transporte son histoire. Mais là encore, personne ne vous force, à priori, à la transporter sur votre dos. Il est possible de choisir de la laisser sur le bord de la route et de vivre en regardant devant et uniquement devant. Pour conduire sa voiture, il convient de regarder devant, pas dans les rétroviseurs en permanence. Il est donc possible, et c’est un choix, de vivre chaque jour comme un éternel recommencement. Pas à la façon de Phil Connors dans Un jour sans fin, mais vraiment en la vivant au plein de son potentiel.

Que faire quand on n’a pas envie ?

Dans le doute, osez ! Cette petite phrase attribuée à Robin Sharma est devenue au fil des années mon guide quand je me pose une question ou quand je n’ai pas envie. Quand on n’a pas envie de faire quelque chose mais qu’on sait qu’il faut qu’on le fasse et bien, il faut juste le faire.

Comme le disait feu mon ami Bernard Alexandre, la meilleure thérapie, c’est la coup-d’pied-au-cul thérapie. L’action engendre l’action. Le premier pas est généralement le plus dur, mais même le plus difficile des treks commence par un pas.