Auteur/autrice : marc

  • La France a besoin d’entreprendre…

    pas d’auto-entrepeneurs incompétents (et ce n’est pas toujours de leur faute)! Il y a quelques jours, je tombe sur l’article de Yahoo, intitulé Auto-entrepreneur : une coquille vide ? Je ne suis pas un spécialiste du contrat de l’auto-entrepreneur, mais je ne suis pas non plus un néophyte en création d’entreprise, ayant eu un statut de travailleur indépendant au début des années 90, puis ayant été pédégé de ma société anonyme pendant 7 ans.

    Le problème de l’auto-entrepreneur est double:

    • n’importe qui peut devenir auto-entrepreneur
    • ceux qui savent abusent de ce statut (qui peut fragiliser ceux qui s’y engoufrent)

    Que l’on soit clair, la France a besoin d’entreprendre et le statut d’auto-entrepreneur est une bonne idée. Mais là où des pays comme les Etats-Unis réussissent dans le monde de l’entreprise, la France échoue lamentablement (et les chiffres des auto-entrepreneurs ne doivent pas cacher la forêt). Quelle en est la raison? Un seul mot : l’éducation. On ne s’improvise pas chef d’entreprise, même quand celle-ci est unipersonelle.

    Monter une entreprise fait appel à de nombreuses compétences : juridiques, commerciales, marketing, comptables, managériales pour n’en citer que quelques-unes. Or le problème de l’entreprise unipersonnelle est que d’une part on ne peut pas être bon partout et que surtout on n’a pas le temps de s’occuper de tout! Et c’est bien là que le bât blesse.Car s’il est simple de créer l’entreprise en cliquant sur quelques formulaires, la faire vivre est une autre histoire, en vivre est encore plus difficile.

    Je reviendrais sur certains aspects de la vie d’une entreprise dans des billets suivants. Cependant, le premier conseil que je donnerai au futur auto-enterpreneur est simple: apprenez trois choses:

    1. A faire un business plan
    2. Les bases de la comptabilité
    3. A vendre

    Cela semble simple ? Ça l’est, mais on ne peut pas créer une entreprise sans connaitre ces trois choses simples. Et puis pour les volontaires, reprenez les règles décrites dans ce blog, elles vous seront utiles.

  • Jusqu’où doit aller le principe de précaution ?

    Alors que mes vacances passent à l’eau, que les vols test semblent infirmer les choix techniques de fermeture des espaces aériens, il est dommage qu’il ait fallu attendre 4 jours pour mener des tests.

    Et encore, quels tests ? Ceux des compagnies aériennes, uniquement ! Je viens de voir un météorologue allemand (qui me rappelait le savant de L’île mystérieuse de Tintin) qui disait qu’on ne connaissait pas la concentration des poussières volcaniques dans l’atmosphère. Je comprends donc finalement que l’on a pris la décision qu’en suivant ce fameux principe de précaution, inscrit dans la constitution… Aucune donnée physique et scientifique n’étaye donc la fermeture des espaces aériens. C’est donc seuls les météorologues qui décident dans cette affaire et qui extrapolent le déplacement des poussières en fonction des courants aériens et des zones de pression.

    D’un autre côté, les aéroports du sud de la France sont ouverts, sans parler de toute l’Espagne. Est-ce si dur de rerouter en urgence au moins quelques vols vers le sud de l’Europe ?

    Les leçons de toute cette histoire sont multiples:

    • Les décisions du contrôle aérien européens ont été prises sans données scientifiques avérées – ça rappelle les vaccins de la grippe A.
    • L’avion est un des supports de notre économie. Nous allons voir les répercussions économiques dans les jours et les semaines suivantes, mais l’europe n’avait pas besoin de ça. Pas plus que ses compagnies aériennes. La croissance et les potentiels faillites vont s’en ressentir.
    • Le tourisme va voir des modifications durables. Je pense que les européens vont apprendre de cette leçon et se rabattre sur le tourisme de proximité, ou accessible en train/voiture/avion
    • Le temps va prendre une autre couleur : la vitesse risque d’en prendre un coup. Et l’éloge de la lenteur va, peut-être, refleurir.

    Alors oui, il faut voir les choses du bon côté, on va certainement changer nos plans de vacances au dernier moment, et cela fera des histoires à raconter cet hiver au coin du feu. Allez bon courage à ceux qui cherchent à rentrer (et à moi qui cherche à partir pour profiter de mes vacances). Et souvenez-vous qu’il y a 100 ans, voyager pouvait prendr plusieurs semaines en calèche, train et bateau. Reprenons le temps de vivre…

  • En transit à Lagos

    Passer d’un pays à l’autre en transitant par un troisième pays est devenu commun avec les systèmes de hubs aériens. C’est ce qui s’est passé quand j’ai du passer d’Afrique du Sud en Côte d’Ivoire, n’existant pas (plus) de vols directs. J’ai donc transité par le Nigéria, en passant de South African Airways à Ethiopian Airlines.

    Pas de problème, direz-vous ! A la descente de l’avion, suivez le circuit de transit et récupérez votre carte d’embarquement au comptoir de la compagnie aérienne. Et bien cela peut se passer comme ça en Europe, aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud, mais pas au Nigéria…

    Je descend donc de l’avion, vois le panneau Transit et m’éloigne du flot des autres passagers. Pas loin! Je suis rattrapé par un agent de l’aéroport qui me dit de me diriger vers la sortie. Mais, je dois prendre mon vol pour Abidjan. Oui, oui, pas de problème, il faut juste passer la police et la douane. Mais, mais, mon visa ne me permet qu’une entrée et je dois revenir dans quelques jours au Nigéria. Pas de problème, il faut aller voir le policier… là-bas.

    Je me dirige donc vers le dit policier, doublant au passage la queue des passagers attendant leur tour. Après quelques explications succinctes, me voilà en train de remplir mon formulaire d’entrée au Nigéria, indiquant que je ne suis qu’en transit. Et je passe la police, mais sans mon passeport, conservé par mon policier qui me demande de l’attendre quelques minutes. Je suis rejoint par trois autres passagers dans le même cas.

    Quinze minutes plus tard, revoilà mon policier, qui nous fait passer la douane sans aucune fouille et nous accompagne jusqu’au comptoir d’Ethiopian. Nous ferons le check-in ensemble et il nous accompagnera jusqu’à la salle d’embarquement, histoire d’être bien certain que nous partons bien. Voilà comment on gère le transit au Nigéria ! Simple non ?

  • Un retour sur la règle numéro 1 – Débranchez votre télévision !

    Alors que je parcourais mes fils de news du jour, comme je le fais quotidiennement, je tombe sur ce billet (en anglais) de Darren Hardy, éditeur du magazine Success aux États-Unis. Il me rappelle la règle numéro 1. La télé est l’opium du peuple, elle est non seulement inutile, elle est néfaste. La seule bonne utilisation de la télé est de la débrancher ! L’article de Daren va sensiblement plus loin (dans l’extrème de l’analyse) que mes billets, mais je la partage totalement. Donc faites comme nous, débranchez!

  • Tribulation d’un voyageur en Afrique

    Bon, pour ceux qui ne le sauraient pas, Microsoft s’apprête à lancer la nouvelle version d’Office : Office 2010. Étant en charge, entre autres choses, de ce fabuleux produit pour l’Afrique, me voilà donc parti sur les routes (aériennes) du continent pour porter la bonne parole à nos partenaires et clients. Cependant, voyager en avion en Afrique n’est pas voyager en avion en Europe ou aux Etats-Unis. Non que les pays et continents dits développés ne soient pas exempts de surprises, mais voyager par avion en Afrique est porteur de craintes supplémentaires (on y trouve des compagnies aériennes interdites de vol en Europe) et de petites histoires truculentes (franchir un poste de douane peut réserver de drôles de surprises).

    clip_image001

    A l’instar du film « Up in the air », je me prends des airs de George Clooney (pour son rôle de grand voyageur qui cherche à accumuler les miles, pas pour celui d’exécuteur de basses œuvres) et m’en vais partager quelques scènes de mon quotidien africain, aérien ou non.

    Pour commencer, petit retour sur le trajet qui va m’occuper dans les semaines et mois à venir ! Mon tour a commencé en Namibie, dans la ville de Windhoek, s’est poursuivi au Kenya, à Nairobi, puis m’a emmené à Abidjan, en Côte d’Ivoire et se continue à Lagos au Nigéria, d’où j’écris ces lignes. Il se continuera dans les pays suivants : le Sénégal, la Réunion (facile, ça), Maurice (facile aussi), le Botswana, la Zambie, le Cameroun, l’Ouganda, la Tanzanie et peut-être le Gabon, la République Démocratique du Congo et le Congo-Kinshasa.

    Alors en attendant les prochains articles, je vous laisse admirer les paysages des hublots des avions :

    South African Express de retour de Namibie :

    clip_image005

    Ethiopian Airlines en vol vers Abidjan :

    clip_image003

    Dans un prochain billet, la vue de mes chambres d’hôtel et les premières histoires croustillantes.