Auteur/autrice : marc

  • Je hais la politique…

    La politique est-elle nécessaire ? Elle ne le serait pas si l’homme était parfait. Malheureusement, notre imperfection nous oblige à supporter la politique.

    Qu’elle soit d’état ou d’entreprise, la politique est un mal nécessaire parait-il ? En pleine campagne présidentielle, j’ai pour la première fois envie de voter blanc. Ce ne sont que coup bas et promesses de campagne, qui ne font plaisir qu’à ceux qui y croient.

    L’intérêt des candidats n’est pas la France, mais leur petite personne et leur futur pouvoir. Chacun tire la couverture à soi et critique ses concurrents. Belles images à montrer à nos enfants ! Fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais.

    Comme à dit le poète, j’irais cracher sur vos tombes. En attendant, je préfère garder mon intégrité morale que de me plier aux bassesses de la politique.

    Voltaire avait raison : cultivons notre jardin !

    Marc

  • Vive la cupidité !

    Article (Original article in English) paru dans le Matinal du 18 octobre 2011.

    Si vous avez vu le film Wall Street, vous vous souvenez peut-être de Gordon Gekko, joué par Michael Douglas, déclarer “Vive la cupidité !” Bien sûr, nos croyances, morales et religieuses, nous indiquent que la cupidité ne peut pas être bonne. Elle est source du mal. Souvenez-vous de Picsou, de Charles Foster Kane dans le film Citizen Kane, qui meurt en regrettant Rosebud, la luge de son enfance, ou encore Gordon Gekko, qui finit en prison !

    Et bien pour une fois, ne soyons pas timide et acceptons de célébrer la cupidité ! Cela n’est pas conventionnel et cela est probablement sujet à controverse. Mais permettez-moi de poursuivre. Pour la plupart des gens la cupidité a trait au désir d’argent et de possessions matérielles. Ceci étant, quand plus d’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau, à de la nourriture ou à un toit, les possessions matérielles ne signifient rien et la cupidité devient insultante.

    Cependant, si nous acceptons qu’être cupide est désirer d’avoir d’une chose sans en priver autrui, alors, la seule chose vis-à-vis de laquelle nous devons être cupide est le temps ! Vive la cupidité au temps ! Le temps passe et ne peut jamais être remplacé ! La seconde qui vient de s’envoler est partie à jamais. Être cupide vis-à-vis de son temps est lui redonner sa réelle valeur !

    Malheureusement, dans nos vies modernes, le temps est devenu une commodité dont nous prive de nombreuses créations : internet, la télévision, les divertissements, etc. Toutes ces choses ne sont pas intrinsèquement mauvaises, ce sont simplement des voleuses de temps. Vous pouvez voir un film pour vous détendre, mais pourquoi ne pas le partager avec votre famille ou des amis pour entretenir vos relations ?

    Alors oui, il est bon d’être cupide avec le temps. Notre temps sur terre est limité. Le gâcher est la pire des décisions ou des non-décisions. Comme Henley l’a écrit, “Je suis le maitre de mon destin, je suis le capitaine de mon âme”. Vous seul pouvez décider de comment passer votre temps. Dans un billet précédent (Aujourd’hui, j’ai vidé ma liste de tâches ! Comme hier !), je vous conseillais de faire une listes des choses que vous souhaitiez réaliser. Si vous définissez des objectifs précis pour la journée, la semaine, le mois et l’année, vous pouvez vous concentrer et utiliser votre temps avec cupidité pour les atteindre !

    Utilisez votre temps sagement et soyez cupide ! Vive la cupidité !

  • Votre altitude est liée à votre attitude

    Article (Original article in English) paru dans le Matinal du 25 octobre 2011.

    L’optimisme est contagieux et un sourire ne coute rien. Ce sont deux aphorismes bien connus. Dans l’entreprise, ils peuvent devenir votre passeport pour progresser et grimper l’échelle sociale. Entre deux candidats à un emploi, celui avec la bonne attitude prend souvent un meilleur départ.

    Quand vous êtes au bureau, aimez-vous passer du temps en commérages avec vos collègues ? Vous plaignez-vous de vos clients ou de votre charge de travail ? Il y a un dicton de Robin Sharma que j’aime particulièrement: les victimes parlent de problèmes, les leaders de solutions. Je crois que ceci est à la source de nos attitudes.

    Avoir la bonne attitude n’est pas équivalent à être un optimiste béat. Il s’agit d’appréhender les défis et de voir comment les surmonter. Il s’agit de voir comment affronter nos peurs. Il s’agit de demander de l’aide lorsque cela est nécessaire. Il s’agit de mettre en place la bonne équipe. Il s’agit de rentrer dans le costume du leader.

    Oh, je ne dis pas que la vie sera rose et qu’avoir la bonne attitude vous permettra de franchir tous les obstacles. Cependant, l’effet papillon travaille deo concert avec l’attitude : un petit changement peut produire un effet énorme. Vous pouvez alors vous demander : quelle est la bonne attitude ?

    Une bonne attitude a quatre caractéristiques : optimisme, réalisme, action et honnêteté. Sans optimisme, aucune solution n’est possible. Pour chaque défi, vous devez rechercher une solution, et elle peut exiger beaucoup d’efforts. Le réalisme est la clé, Rome ne s’est pas faite en un jour et décrire le chemin vers la solution est essentielle pour obtenir l’accord de toutes les parties prenantes.

    L’honnêteté est la seule façon d’agir ! Vous devez être sincère et transparent. Et vous devez être passionné par la solution que vous proposez. Enfin, tous les beaux plans ne sont rien sans des mesures fortes et fermes. Ne succombez pas à la paralysie de l’analyse. Comme on dit, il vaut mieux se faire pardonner que de demander la permission. Donc agissez maintenant et honorez vos promesses.

    Si vous venez tous les matins avec une attitude optimiste, réaliste, honnête et tournée vers l’action, vous verrez votre niveau de vol augmenter régulièrement. Rassembler des alliés autour de vous, vous attirera les personnes talentueuses qui voudront travailler sous votre direction. Le ciel est la limite, vous pouvez atteindre la Lune en visant les étoiles !

    Soyez passionné et énergique, illuminez votre visage avec un sourire et venez travailler avec l’attitude qui fera de chaque jour le meilleur de tous, quoi qu’il arrive !

  • Aujourd’hui, j’ai vidé ma liste de tâches ! Comme hier !

    Article (Original article in English) paru dans le Matinal du 18 octobre 2011.

    Tous les gens que je rencontre ou qui travaillent avec moi disent que le monde devient de plus en plus dur et qu’ils n’ont pas assez de temps pour vivre la vie qu’ils veulent ! Vous sentez-vous aussi débordé ? Pensez-vous que 24 heures ne sont pas suffisantes ? Si oui, continuez à lire…

    Il y a quelques années, je n’avais jamais assez de temps pour faire tout ce que j’avais à faire. J’ai été un exemple vivant des 2 semaines de travail en une semaine. Puis, j’ai commencé à m’organiser et à viser l’excellence dans toutes mes actions. Chaque jour, je finis ma journée avec une liste de tâches vide. Bien sûr, la première question à se poser est de savoir si vous avez une liste de tâches ? Avez-vous planifié votre journée ou est-ce la journée qui vous guide ? Êtes-vous dans le siège du conducteur ?

    Mon père me disait qu’il y a seulement trois types de personnes sur cette planète: ceux qui font les choses, ceux qui regardent ce qui se passe et ceux qui se demandent ce qui s’est passé. Mon expérience m’a appris que, s’il n’est pas toujours confortable de faire bouger les choses, c’est , au final, le comportement le plus gratifiant ! Mais, pour faire bouger les choses, vous avez besoin de planifier ! La meilleure façon de planifier un projet est de le découper en petites tâches et de consigner ces tâches dans votre agenda. Ceux qui échouent à planifier, planifie d’échouer !

    Que vous utilisiez un ordinateur, un agenda papier ou tout simplement un bloc-notes, voici un exercice de planification simple que je vous conseille de faire:

    1 – Chaque début de semaine, dressez une liste de ce que vous avez besoin de réaliser dans la semaine ! Confirmez chaque réunion à laquelle vous devez assister et annulez toutes les réunions qui ne vous aident pas à atteindre vos objectifs.

    2 – Chaque début de journée, décidez des livrables de la journée. Attribuez un début et une durée à toutes les tâches. Gardez un tampon d’une heure pour retourner les appels téléphoniques, accueillir des événements imprévus, ou simplement vous détendre.

    3 – Chaque fin de journée, vérifiez que votre liste de tâches est vide. Dans le cas contraire, replanifiez les tâches qui n’ont pas pu être réalisées. Assurez-vous que vous comprenez pourquoi elles ne l’ont pas été.

    4 – Chaque fin de semaine, vérifiez que vous avez atteint vos objectifs et vidé votre liste de tâches. Vous devriez vous retrouver chaque semaine avec un esprit libre afin que vous puissiez planifier la semaine suivante en conséquence.

    Tout ceci doit être mis dans une perspective plus large, en fonction de vos objectifs annuels, ainsi que de ceux des cinq et dix prochaines années, mais ceci est pour un prochain article !

  • Sale temps pour les jeunes ?

    Je lis cet article du Post.fr et je suis atterré ! En résumé : les jeunes (les 20-30 ans, ça fait longtemps que la vieillesse commence à la quarantaine) sont perçus et se perçoivent comme égoistes et paresseux, et le seul espoir est celui de la téléréalité ! Quelles conneries ! De tout temps, il y a eu décalage entre les jeunes et la génération de leur parent. Il me semble que c’est d’ailleurs assez sain pour que la personnalité puisse se construire.

    En revanche, la grande différence avec ma génération et celle de ces « nouveaux » jeunes est l’apparition des technologies de l’information et de la téléréalité. Les jeunes n’ont pas connu un monde sans ordinateur et ne peuvent pas vivre autrement que le nez rivé sur Facebook ou leur iPhone. Et quand il le décolle, c’est pour regarder Secret Story ou X Factor ! Le vieux que je suis trouve ça assez atterrant, car c’est réducteur et faux !

    Atterrant car cela montre que

    1. le fossé va continuer à se creuser entre ceux qui ont accès à des loisirs sains et ceux qui sont laissés à la merci de ces imbécilités à la télé
    2. les parents ont abandonnés leurs rôles formateur de leurs enfants

    Faux car

    1. des millions de jeunes bossent et font des efforts tous les jours, mais on n’en parle pas
    2. ils ne demandent qu’à ce qu’on les écoute pour participer aux efforts nécessaire

    Un gamin, par défaut, va toujours chercher, et trouver, le chemin de moindre résistance (si vous avez fait un tant soit peu d’étude, vous savez de quoi je parle). S’il peux éviter de faire un effort, il évitera, c’est naturel et humain. Or, la télé et la téléréalité en particulier donnent l’impression que tout peut se faire facilement, alors que la réalité est toute autre. Je pense qu’il s’agit là de la part des médias d’un crime contre l’humanité ! Oh certes pas aussi grave que ceux des dictateurs qui tuent leur peuple, mais grave en ce sens qu’ils tuent l’avenir d’une génération et d’un pays !

    Les jeunes sont parresseux et égoistes ? Non, trois fois non ! Et j’en ai trois à la maison, et 11 sur le terrain pendant les entrainements et les matchs de foot toutes les semaines. Les jeunes veulent simplement qu’on leur tende la main. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut une main de fer dans un gant de velour et qu’ils ont l’avenir devant eux.

    Notre rôle de vieux est de les écouter et de remettre en question nos certitudes, pas les leurs, tout en nous montrant ferme sur ce qui est important. Notre rôle est de redonner du sens aux choses ! Et en tout premier lieu d’éteindre télévision, internet et téléphone portable, et de passer plus de temps avec ces jeunes, à avoir des activités ensemble, à discuter en les écoutant et à respecter leurs points de vue.

    Le monde à besoin des jeunes. Ce n’est pas en les mettant dans des cases et en leur offrant pour tout espoir la téléréalité qu’on va résoudre les problèmes de notre monde. Mais au contraire, c’est en les faisant rentrer dans les entreprises, en utilisant leur formidable énergie, en les associant au changement tout en rappelant continuellement que rien de grand ne s’est jamais fait sans effort. Mais vous savez quoi ? Ils le savent aussi, car ils sont infiniment plus intelligent que nous !