Catégorie : Idées

  • Jour 275 – Sénat

    sénatSénat. Pour les fans de Star Wars, dont je fais partie, et qui attendent le 7ème épisode, le Sénat est cette institution, dissoute par l’Empereur Palpatine, dans laquelle la rébellion montait. En France, le Sénat est une des deux chambres législatives avec l’Assemblée Nationale. La France se retrouve donc un peu comme l’Empire, dans lequel, le Sénat, passé dans l’opposition le week-end dernier, pourrait faire de l’ombre à l’Empereur, euh pardon, au Président.

    En fait, pas du tout… car la loi est votée par l’Assemblée et même si le Sénat a un pouvoir de nuisance en ralentissant et en proposant des amendements, l’Assemblée et le Premier Ministre ont pouvoir de ne pas tenir compte des modifications proposées par le Sénat. Au point que le Général de Gaulle voulait le réformer et qu’il lui couta sa présidence (référendum de 1969). Bien sûr le Sénat a d’autres prérogatives, comme celle de représenter les collectivités territoriales et les Français de l’étranger (bien que sur ce dernier point, nous avons maintenant des députés à l’Assemblée). C’est surtout une institution qui coûte cher et ne rapporte pas grand-chose comme l’ont montré les récents articles de Challenge et l’Express. Il semblerait que les efforts demandés par le président de la république ne soient pas appliqués à tout le monde…

    Les largesses consenties aux Sénateurs sont tout bonnement ahurissantes. Si une entreprise privée accordait à ses cadres certains de ces privilèges, il y a fort à parier que le fisc y verrait un abus de biens sociaux évident (je ne suis pas juriste, mais l’abus de biens sociaux est caractérisé par la notion d’usage abusif, je vous laisse seul juge). Rien ne semble trop beau pour la fonction sénatoriale. Il existe un monde entre celui de nos élus, directs ou indirects, et celui de la masse des Français qui galèrent au quotidien. Pas étonnant, après cela que nombreux d’entre nous s’exilent et refusent de payer un impôt avec l’argent duquel les pouvoirs publics s’octroient des privilèges indécents, en toute impunité et laissent aux générations à venir à payer la douloureuse. Les acquis ont la vie dure… Si on simplifiait l’état et supprimait le Sénat ?

  • Jour 274 – Travail ou mission ?

    missionTravail ou mission ? Travail vient du latin « tripalium » qui était en gros un instrument de torture à trois pieux. Pas étonnant que le travail soit donc associé à la douleur et à la souffrance. Ne dit-on d’ailleurs pas d’une femme qui va accoucher qu’elle est en travail ? La mission quant à elle est une « délégation divine », une « tâche confiée à une personne ». Pas de pénibilité ici, ou si elle existe, elle est noyée sous l’importance de la tâche.

    Je me faisais cette réflexion alors qu’à 5h00 pile, les gens autour de moi rangeaient leurs affaires pour rentrer chez eux. Quand on a un travail, on le quitte à l’heure, parce qu’on suit les règles que l’organisation vous impose. On obéit. Quand on a une mission, l’heure passe sans que l’on s’en aperçoive, on invente, on s’amuse et on n’obéit pas toujours, les règles ne vous imposent rien…

    Si vous avez un travail, trouvez-vous une mission. Certainement pas simple, certainement un challenge, mais la vie est courte, pourquoi la vivre dans la douleur ? Un travail se remplace, une travailleur se remplace, une mission est unique !

  • Jour 273 – Art – Second billet

    art2Art. L’art est-il nécessaire ? Dans ce monde dont le cœur bat au rythme de la finance mondial, l’art n’est pas nécessaire, il est vital ! Quel qu’il soit : musical, lyrique, pictural, scriptural, etc. C’est l’art qui est l’expression de notre intelligence et de notre sensibilité, pas un bilan ou un compte de résultats, encore moins un cours de bourse.

    Steven Pressfield, dans The War of Art,  parle en long en large de comment sortir de nos batailles créatives afin de créer nos œuvres d’art. Dans The Icarus Deception, Seth Godin nous challenge à transformer nos travaux quotidiens en œuvre d’art. Les temps ne sont plus à la sécurité, à l’écoute d’experts de tout bord, à l’obéissance et à la conformité. Le monde appartient aux artistes, à ceux qui regardent le monde avec un prisme différent et sont prêts à challenger la norme.

    Si c’est notre travail qui met à manger sur la table, c’est l’art qui met du bonheur dans nos cœurs et donne du sens à nos vies. Il devient donc vital de trouver comment mettre de l’art dans nos vies, à la fois en tant que consommateur et producteur. Une vie sans art est comme un bon repas sans vin.

  • Jour 272 – Répétition

    Répétition. Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage. Qui ne connait pas ce proverbe. Pour que le geste soit parfait, il doit être répété, des dizaines, des centaines, des milliers de fois. Même le plus grand concertiste fait des gammes. Avec d’assidues répétitions, tout geste peut devenir parfais.
    Cela demande de la constance et une volonté de fer. Mais au final, cela se voit, cela s’entend. Et tout le monde de s’écrier que vous avez du talent ! Un talent ? Celui de répéter, inlassablement.

  • Jour 271 – Cireur de chaussures

    Cireur de chaussure ambulant à MoungaliCireur de chaussures. Voilà un métier qui avait disparu du monde dit moderne et qui réapparait lentement. En Afrique, il est bien présent et semble l’avoir toujours été. J’ai tout d’abord été gêné de m’assoir dans ce fauteuil surplombant le cireur, puis la gêne a laissé la place à la discussion.

    Cirer des chaussures peut ne pas sembler passionnant. Pourtant en discutant avec mon cireur, comme tout métier, on peut y trouver passion et satisfaction. Il est vrai que la variété de souliers, de vêtements et de cultures rend chaque rencontre unique. Il s’agit donc de métier de service qui peut faire vivre son homme.

    Alors que je tentais de calculer combien le cireur qui me faisait les chaussures gagnait par mois et tombait sur un SMIC français, je me faisais la réflexion que malheureusement ces maths ne fonctionneraient pas en France en raison du montant des charges imposées sur le revenu. En effet, l’économie d’une entreprise ne fonctionne que si le revenu est cohérent avec l’activité et les charges permettent de tirer un profit là aussi cohérent avec l’activité et son développement.

    Dans le cas de notre cireur, s’il avait des charges trop importantes, il aurait comme solution d’augmenter ses prix et potentiellement de faire fuir les clients, qui ne verraient plus l’attractivité du service. De fait, son activité ne serait plus viable ou en tout cas économiquement intéressante. Une solution au chômage, on l’entend assez, est le retour aux métiers de service. Encore faut-il qu’ils soient viables et malheureusement. Avec un système de charges comme celui qui existe en France, le retour des métiers de service est voué à l’échec. Pourtant les gisements sont là, les lobbies et les privilèges aussi.