La décision est prise, je reviens, j’ai plein de choses à dire et ce blog est certainement le meilleur moyen de partager mes idées, rencontres et observations. Stay tuned!
Auteur/autrice : marc
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La volonté de faire face
Je voulais partager ce soir ma rencontre du jour. J’ai eu l’immense joie de rencontrer Debra Searle. Comme avec Erik Décamp, ce sont des instants rares. Des rencontres de gens normalement exceptionnels. Debra a « juste » traversé l’atlantique à la rame en solitaire. Ce qui en fait un exploit hors du commun est qu’il s’agissait d’une course en double et que son mari a dû abandonner après une semaine. Et Debra a décidé de continuer seule.
De un mois et demi prévu, la traversée a duré trois mois et demi. 110 jours de doute, d’angoisse, mais aussi de joie et surtout de solitude. Debra raconte avec une candeur inimitable son expérience et partage ses règles de vie pendant la traversée qui en ont fait un exploit.
C’est une grande leçon de vie, de courage et de tenacité qui rappelle que, oui, tout est possible. C’est « juste » une question de volonté et de travail d’équipe. Merci Debra!
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Le pouvoir et les contre-pouvoirs…
C’est marrant comme les amuseurs n’amusent plus les grands de ce monde si l’on en croit cet article du Post. Pourtant le Président devrait méditer la maxime écrite sur toutes les premières pages du Figaro, de son ami Mougeotte: “Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur”.
Stéphane Guillon est méchant, très méchant, pas politiquement correct du tout, mais a l’immense courage de dire tout haut, sur une radio publique, ce que tout le monde pense tout bas. J’adore ses chroniques. Non, il n’est pas toujours drôle. Oui, je trouve qu’il va parfois un peu loin. Et alors, il n’est ni un politicien, ni un entrepreneur, c’est un amuseur public qui joue son rôle et qui ne plait pas à tout le monde.
Quant aux Guignols, heureusement qu’ils sont là pour aussi mettre le doigt là où ça fait mal. Rappelons que sans contre-pouvoir, la démocratie est en danger! Sans la presse, le watergate n’aurait jamais été découvert. Sans la presse, Jean Sarkozy serait président de l’EPAD. Alors, la faute à qui ? À Guillon ou à Barthès ? Si l’Elysée parvient à interdire ou à éliminer ces gros vilains de la radio et de la télé, il faudra se poser de graves questions sur la démocratie en France.
Pourquoi ne pas interdire le Canard Enchainé aussi ? Alors Stéphane, Yann et les autres, courage et bravo !
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La valse continue, valsons…
Alors que le Prince Jean se retire, bien qu’élu, les traders se préparent à fêter Noël avec faste… Le Monde nous explique que tout va bien pour les bonus des traders.
Alors que l’on ne se méprenne pas, je suis pour le mérite et une rémunération adaptée, mais quand on nous annonce une augmentation de 40% des bonus à New-York, de 50% à Londres et de… on ne sait pas encore, à Paris, je ne peux que m’interroger. En fait, je ne m’interroge pas, je me doute de ce qui est en train de se passer : la prochaine bulle est en cours de gonflage, et nos amis de la finance s’en foutent, ils prennent leurs bénéfice rapidement.
Que l’on m’explique pourquoi la finance festoie alors que le monde reste en crise, que les croissances sont anémiques, que le chomage augmente partout, la finance se régale. Il est grand temps de mettre un sérieux coup de frein à tout ce cinéma qui ne fait plus rire personne que les banquiers. De qui se moque-t-on me direz-vous ? Et bien de vous, de nous, de moi, pauvres salariés et pourtant pas à plaindre.
George Bernard Shaw avait raison: une banque vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le reprend quand il pleut. Il serait temps de remettre des règles drastiques aux instruments financiers et à l’argent que peuvent créer les banques. Je le dis haut et fort, la finance n’est plus contrôlée, il faut sacrifier les banques et la finance pour retourner aux fondamentaux qui font du tangible le vrai moteur de la croissance.
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Quand la finance continue ses agissements néfastes…
Connaissez-vous BATS et Direct Edge ? Si oui, c’est soit que vous vous intéressez de très près à la finance, soit que vous profitez des avantages de ces systèmes de passages d’ordres électroniques.
Quoi qu’il en soit, je disais récemment que le monde de la finance n’avait rien appris de cette crise, sauf qu’il peut continuer à faire ce qu’il a toujours fait : créer des bulles, manipuler les marchés, créer des instruments financiers de plus en plus complexes, voire incompréhensibles, le tout dans un seul but : gagner de l’argent, beaucoup d’argent, de plus en plus vite.
Si on en croit l’article du Monde du jour sur le geek et Wall Street, les deux sociétés citées dans ma questions d’ouverture traite plus de transactions que le Nasdaq aux États-Unis. Et ce alors que peu de personnes en connaissent l’existence. Mais ce qui est intéressant n’est pas qu’elles existent, mais qu’elles mettent à disposition des outils informatiques permettant de faire des allers-retours sur des actions en quelques fractions de secondes, plus vite que des traders humains, et permettant de tirer des profits immédiats de la relative lenteur de ces traders.
Imaginons qu’une action cote 20 euros. Un vendeur en met sur le marché un million à 20,5 euros. Un acheteur cherchent à en acheter un million à 20,4, avec un prix de réserve à 20,6. Une plateforme électronique peut s’apercevoir de l’écart entre l’offre et la demande, proposer d’acheter le million à 20,5, puis à proposer dans la milliseconde qui suit à 20,55. L’acheteur aurait pu se décider à 20,5 quand l’offre apparait sur son écran, mais le logiciel lui rafle les actions. Cependant notre acheteur voyant un vendeur à 20,55 peut décider d’acheter, car le prix est sous son prix de réserve. Voilà donc comment gagner 50,000 Euros en quelques secondes ! Simpliste ? Et pourtant avec des volumes des 1 à 2 milliards d’action par jour, ce sont des manipulations classiques à la portée de logiciels pointues exécutées sur des ordinateurs puissants.
Avec des outils puissants et des plates-formes alternatives comme celles citées, les spéculateurs vont pouvoir s’en donner à cœur joie et la bourse se trouvera de plus en plus éloignée de ses principes fondateurs de financement de l’industrie. Nous risquons alors de nous retrouver rapidement, en tout cas beaucoup plus rapidement que nous le pensons tous, face à une autre crise de plus grande ampleur qui trouvera sa source une fois de plus dans l’économie financière, sans aucun rapport avec l’économie dite réelle.