Auteur/autrice : marc

  • Jour 192 – Cultiver son jardin

    jardinCultiver son jardin. Voltaire, par la voix de Candide, évoque cette action comme celle de l’optimisme raisonné. Cultiver son jardin fait aussi l’éloge de la lenteur et des actions répétées. Les plantes poussent lentement, qu’on le veuille ou non. On doit s’en occuper, bien qu’elle puisse vivre leur propre vie. Et puis que l’on plante fleurs, herbes, légumes ou fruits, ce jardin ravit nos yeux et nos papilles.

    Dans un monde dans lequel le court-terme est devenu la norme, dans lequel tout vient et s’en va vite, voire très vite, cultiver son jardin permet de reprendre pied avec notre être profond, et surtout, surtout, de tout remettre en perspective. Alors que votre jardin soit quelques jardinières accrochées à vos fenêtres ou des dizaines de mètres carrés bichonnés, profitez-en, puisez-y de l’énergie et utilisez le pour relativiser. « Cela est bien dit, mais il faut cultiver notre jardin ».

  • Jour 191 Même pas peur…

    Même pas peur. En fait, quand on pense cela, tout au fond, on a le trouillomètre à zéro, mais on ne le montre pas. Car la peur, on la vainc ou elle vous vainc. Vaincre sa peur, c’est changer sa zone de confort, c’est repousser ses limites, c’est grandir. Se laisser vaincre par sa peur, c’est renoncer, c’est laisser tomber, c’est rester chez soi.

    En fait, la peur est nécessaire car elle permet deux choses : prendre conscience de ses limites, avoir le bonheur de la vaincre. On dit bien qui ne tente rien n’a rien. Eh bien la peur c’est ça. Quoi quelle soit, elle mérite notre respect et qu’on s’occupe d’elle sérieusement. Il n’existe qu’un seul moyen de s’en occuper : on la regarde en face, on lui dit même pas peur et on plonge !

  • Jour 190 – Trente minutes

    30Trente minutes. C’est fou ce que l’on peut faire en trente minutes, le nombre de pages que l’on peut écrire, le nombre de tâches que l’on peut abattre, le nombre d’idées que l’on peut avoir, le nombre de mots que l’on peut prononcer, etc. Pourtant, à y regarder de plus près, trente minutes, ce n’est qu’une toute petite partie d’une journée et une infime partie d’une vie. Respectivement deux pourcents et sept dix-millièmes. Autant dire, pas grand-chose !

    Maintenant, mettez trente minutes quotidiennes bout à bout et vous obtenez cent quatre-vingt-deux heures, soit un peu plus de dix-huit jours d’activité à dix heures par jour. Imaginez ce que vous pouvez faire en dix-huit jours, soit quasiment trois semaines. Alors, si vous avez un projet qui vous tient à cœur et ne trouvez pas le temps de réaliser. Mettez-vous y trente minutes tous les jours pendant un an. Il y a fort à parier que ces trente minutes quotidiennes vont changer votre vie, petit à petit, sans effort particulier, sans vraiment changer vos habitudes. Juste en vous y mettent trente minutes par jour.

    Les grandes choses n’arrivent pas toute seule ni par hasard. Elles sont le fruit d’un travail répétitif et parfois fastidieux. N’attendez plus, votre extraordinaire vous attend. Il n’est que la somme d’ordinaires !

  • Jour 189 – Planifier, exécuter, échouer et planifier encore

    planificationPlanifier, exécuter, échouer et planifier encore. J’ai toujours aimé ce proverbe : « il n’est pas de bon vent pour le bateau qui n’a pas de port ». Non seulement parce que je fais de la voile et que le vent me parle, mais surtout parce si on ne sait pas où l’on veut aller, on ne se donne pas la chance d’y arriver. Monter sur un bateau, affalez les voiles et laissez-vous guider par les courants. Vous avez des chances d’être surpris, vous prenez surtout le risque d’être jeté à la côte.

    S’il est des moments où se promener dans la vie sans but précis a des vertus, surtout celle de garder son esprit ouvert, il existe au fond de chacun de nous une direction que vous souhaitons prendre, un rêve que nous voulons réaliser, un objectif que nous voulons atteindre ! Pourquoi vivre sa vie dirigé par les autres et les événements ? Nous sommes dans le siège du pilote, nos rêves nous appartiennent, à nous de les réaliser, et pour ça, il convient de les planifier. Cela enlève-t-il de la magie au rêve ? Non, cela permet d’accroitre les chances de les réaliser.

    Bien évidemment, ce que l’on planifie n’arrive pas forcément. Mon premier patron répétait que le changement est naturel. Tout le monde sait que trois choses sont inévitables : la mort, les impôts et le changement. Qui dit changement, dit potentiellement échec. Et en fait, c’est ce qui fait généralement peur et justifie le manque de planification. Pourquoi planifier ce qui a des risques d’échouer ? Mauvaise question, la bonne est pourquoi ne pas planifier ce qui a des chances de réussir ? Comme dit la pub, 100% des gagnants ont tenté leur chance ! La meilleure méthode pour augmenter ses chances de réussite est de la planifier, puis d’exécuter, et de voir chaque échec comme une étape nécessaire qui nous rapproche de notre rêve.

    Un dernier point concernant la planification, l’exécution et l’échec. Sur ce chemin ardu, on rencontre les « J’t’avais-bien-dis ». Ce sont tous ces gens qui avaient prévu notre échec et qui y puisent leur énergie. La seule réponse est de hausser les épaules et d’appliquer le proverbe arabe : les chiens aboient, la caravane passe ! Les « J’t’avais-bien-dis » ne planifient pas, n’essayent rien, ne réussissent rien, ils ne font que passer à côté de leurs rêves ! Chaque échec vous rapproche de votre réussite, ils ne peuvent pas comprendre.

  • Jour 188 – S’endormir dans un pays, se réveiller dans un autre

    diversityS’endormir dans un pays, se réveiller dans un autre. La technologie du voyage a été révolutionnée ses cent dernières années. Il y a toujours quelque chose de magique de partir un soir d’un pays et d’arriver quelques heures plus tard dans un autre pays, une autre culture, un autre climat… Il y cent ans, il fallait de quelques jours à quelques semaines pour passer d’un pays à l’autre. Aujourd’hui, c’est quelques heures. Cette rapidité a changé l’économie du monde pour toujours, non seulement transformant l’industrie du tourisme, mais aussi tous les autres échanges économiques. Cela a rendu le monde plus petit et accru toutes les peurs et frustrations. Cela a surtout permis une extraordinaire pollinisation interculturelle. C’est de la confrontation avec la diversité qu’une culture s’enrichit. Il faut réaliser que la vitesse de cette pollinisation s’est accélérée, il convient donc ouvrir son esprit et ne pas rester sur ses certitudes. Les murs finissent tous par tomber, inutile d’en construire de nouveaux !