Auteur/autrice : marc

  • Règle numéro 8 : les réseaux, une expérience vécue…

    Une des puissances des réseaux est de vous faire croiser le chemin de personnes que vous n’auriez peut-être pas croisées autrement. Et bien, ce fut pour moi, encore le cas aujourd’hui, et je vais vous faire partager cette rencontre qui m’a apporté énormément.

    Je fais partie de l’APM (Association Progrès du Management) qui regroupe plus de 4000 dirigeants d’entreprise, au sein de plus de 200 clubs. J’ai eu la chance de rejoindre le club APM Demerera grâce à mon ami Joseph Yip-Tong que je remercie au passage. Nous nous réunissons tous les mois autour d’un thème et surtout d’un expert de ce thème. Et bien aujourd’hui, nous avons eu la chance (la grâce ?) de nous retrouver autour d’Erik Decamp.

    Erik est guide de haute montagne depuis plus de 30 ans et accessoirement polytechnicien. Sa page de philosophie résume admirablement le personnage. Il a, pendant presque 5 heures non-stop, partagé sa vision de l’engagement en équipe, fort de ses expériences en haute montagne et particulièrement dans l’Himalaya, avec une humilité rare.

    Nous étions 15 pendus aux lèvres d’Eric, ne voyant pas le temps s’écouler. Les expériences de chacun entraient en résonance avec les expériences partagées d’Eric. Et surtout, chacun y a trouvé des clés à ses propres réussites, blocages et échecs.

    Ces 5 heures passées ensemble nous ont fait découvrir le monde, parfois étrange, de la haute montagne, mais surtout nous a donné des clés de management, dont le prix est incalculable. Ce fut une expérience inoubliable qui m’a permis d’avoir une pensée pour Jean-Louis, lui aussi guide à Chamonix, mais parti trop tôt et une autre pour Bertrand son fils, lui aussi X et fou de montagne. Merci Erik, une belle leçon de management et d’humanité, dans laquelle l’homme et le temps sont remis en bonne place !

  • Règle numéro 8 : les réseaux, les questions à se poser – deuxième partie

    Il y a une semaine, je vous proposais la première question : combien suis-je prêt à consacrer à mon réseau ?. Cette semaine la seconde question, sans doute la plus importante :

    Qu’est ce que je souhaite tirer de mon réseau ?

    Là encore, presque pas de mauvaise réponse. Presque, car s’il n’y a pas de mauvaise réponse, il y a une mauvaise attitude : prendre du réseau sans lui donner en retour ! En effet, si vous rentrez dans un réseau social du type Table Ronde, Rotary ou Lions, l’impact social est évident et il faut savoir que si vous n’investissez pas du temps et de l’énergie, vous prenez le risque d’être purement et simplement radié. Si vous rentrez dans des réseaux professionnels propres à votre métier, vous pourrez récupérer des informations, mais là encore, si vous ne vous impliquez pas en donnant de votre temps, vous n’obtiendrez pas d’aide quand vous en solliciterez.

    Car, il s’agit là d’une règle intangible des réseaux : il faut donner avant de recevoir. Certes vous pourrez récupérer des contacts, mais peu de contacts utiles. Donc la bonne question serait sans doute : Que suis-je prêt à donner à mon réseau ? Car en répondant à cette question, vous allez répondre à la précédente, ou plutôt vous allez obtenir une réponse à la précédente. Et peut-être une réponse que vous n’attendez pas, car c’est aussi cela la “magie” des réseaux, vous faire découvrir des surprises.

    Retenez bien que le retour “rapide” d’un réseau n’existe pas. Cela demande du travail, du temps et de l’énergie. Alors, un peu de patience et beaucoup de don !

  • Une opinion rapide en passant

    J’ai écouté ce matin en podcast dans ma voiture Christine Lagarde au Grand Jury de RTL. En dehors de ses coups de griffes à Ségolène, que j’ai trouvés, soit dit en passant, très justifié mais peu politiquement correct, madame Lagarde m’a fait une impression mitigée. Elle est tout d’abord une grande professionnelle, et on sent ses années passées à la tête de Backer & McKenzie. La connaissance de ces dossiers, la maitrise des situations entrepreneuriales, l’aisance à l’orale (et pourtant elle a été malmenée par Jean-Michel Apathie) tout est parfait. Peut-être trop, et c’est, à mon avis, ce qui fait son plus gros défaut.

    En effet, elle fait l’effet d’une machine. Elle peut écorcher Ségolène et c’est normal, elle ne peut pas la comprendre. Dans toutes ces démonstrations sur le traitement des dossiers des faillites ou des restructurations industrielles (Heuliez, Ford, etc.), elle se place toujours dans la logique de l’entreprise et du projet industriel, jamais dans celle de la sauvegarde des emplois et donc du volet social et sociétal de la sauvegarde de l’entreprise. Cela la rend froide, inhumaine.

    Certes, un ministre des finances n’a pas à se préoccuper des questions d’emplois, il y a un autre ministre pour cela. Mais parfois, montrer un peu de considération pour les hommes qui produisent et pas uniquement pour ceux qui les dirigent pourrait la rendre plus sympathique. Ceci n’enlève rien à son professionnalisme, mais vingt ans passés aux USA laissent des traces parfois un peu trop indélébile.

  • Un p’tit paradis et puis s’en va…

    Si l’on peut toujours douter des résultats du G20, il en est un qui a été immédiat : la publication par l’OCDE de la liste des paradis fiscaux. La notion même de paradis fiscal fait penser à des milliardaires sur les bords d’une plage ou dans le salon d’un yacht… Et pourtant, c’est infiniment pire, car les sommes en jeux sont souvent colossales et échappent toute ou partie à l’impôt dans leur pays d’origine.

    Or, ce qui m’a frappé sur cette liste, ce sont les paradis fiscaux qui sont enclavés dans l’Europe: Andorre, Gibraltar, le Liechtenstein, Monaco, San Marin. Les autres sont, en dehors de Bahreïn (un émirats du Golfe), des iles (Caraïbes et Pacifique) souvent insignifiantes par leurs tailles, mais importantes par les sommes qui y transitent.

    Je disais donc que certains paradis sont en Europe, d’autres à un jet de pierre des USA (les Bahamas par exemple), d’autres des plaques tournantes du commerce asiatiques (Singapour, Hong-Kong, Macao). Et bien, que la dénonciation commence : nous avons la liste, affichons-là dans tous les aéroports, demandons une déclaration sur l’honneur des actifs et des avoirs à toutes les personnes qui se rendent dans ces pays, mettons une taxe particulière sur les billets d’avion à destination de ces pays, etc., etc. Ce sont des moyens certes naïfs, mais nécessaires.

    Or, ce G20 n’a rien fait pour le moment autre que de publier la liste, Quand on voit que les Bermudes ou les Antilles Néerlandaises ont promis depuis 2000 de se mettre en conformité, mais qu’en 2009, il n’en est rien, on peut douter. On peut douter de la volonté des états de mettre de l’ordre dans ces paradis fiscaux. Vous voulez étouffer Andorre, San Marin ou Monaco ? Sommez ces pays de signer les traités adéquats avant une certaine date, puis fermez leurs frontières. Idem avec les îles. Quelques avions de chasses et quelques destroyers aux bons endroits et plus personne ne sort ni ne rentre. Et puis pourquoi ne pas rendre publique la liste des sociétés dont les holdings sont installées dans les paradis fiscaux ?

    J’y vais peut-être fort, mais ces paradis fiscaux sont une véritable plaie et sont tellement simples d’utilisation pour qui a quelques millions de dollars ou d’euros à faire échapper à l’impôt. Vous ajoutez à ça le secret bancaire et la sécurité des transactions électroniques bancaires entre banques et vous avez les ingrédients d’une fraude toute simple et tellement sympathique. Alors arrêtons de stigmatiser les patrons, pointons du doigts les sociétés internationales dont les holdings sont dans ces paradis ? Relisez Largo Winch, tellement simple et quelle destruction de valeur pour les pays !

  • Règle numéro 8 : les réseaux, Les questions à se poser – première partie

    Il y aurait de quoi écrire un livre entier. Nous allons donc commencer par les quelques questions essentielles pour bien commencer dans le monde des réseaux. La première des questions est :

    Combien de temps suis-je prêt à consacrer à mon réseau ?

    Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise réponse à une telle question. Mais laissez-moi vous donner une piste de réflexion. Combien d’heures par semaine passez-vous devant votre télé ? Et bien partez du principe que si vous coupez votre consommation télé de moitié, vous pouvez consacrer le temps récupéré à votre ou vos réseaux. Si comme moi vous ne regardez pas la télé (en fait je la regarde deux heures par semaine : un film le dimanche soir avec mon épouse, point), et bien c’est autant de temps que vous pouvez consacrer à développer ou travailler votre réseau.

    Je connais des professionnels qui consacrent la moitié de leurs journées de travail à leurs réseaux. Personnellement, je tourne à une dizaine d’heures par semaine, essentiellement en fin de journée et au déjeuner. C’est un choix, car j’ai d’autres activités familiales et sociales que je ne considère pas comme du réseautage.

    J’ai personnellement une forte tendance à minuter mes activités, car une journée de 24 heures me suffit à peine. Je minute donc mes moments de travail du réseau. Quelle forme prend ses moments ? Ils sont divers. Voici quelques exemples :

    • Les réunions des «  clubs » auxquels j’appartiens, comme Toastmasters, ou l’Association Progrès du Management.
    • Les diners ou déjeuners organisés dans le cadre de ses clubs
    • Les diners, déjeuners, petits déjeuners ou réunion que j’organise au moins une fois par semaine avec un ou deux membres de mon réseau, de préférence à trois, pour faire se rencontrer deux personnes qui ne se connaissent pas, mais peuvent s’apporter l’une à l’autre
    • Les cocktails ou réunions professionnels qui permettent de rencontrer de nouvelles têtes.

    Il en existe d’autres formes, mais celles-ci sont les principales. Si vous faites tout ceci sérieusement, il vous faudra un minimum de 10 heures par semaine. Cela vous semble énorme ? Pensez-y sérieusement ! Pas de résultat sans investissement. Le temps est ce qui nous est le plus précieux, et les rencontres sont un des meilleurs moyens de l’utiliser à bon escient. Dans le prochain billet, par où commencer ?