Règle numéro 8 : se constituer un réseau

Ah, ah… les réseaux. Il ne s’agit pas d’électronique, ni d’internet (quoi que), mais des réseaux d’influence. J’en parlais dans la règle numéro 7, en parlant des bonus que votent les conseils d’administrations aux cadres dirigeants. En bien, nous y voilà. On ne peut pas réussir seul ! Tout ceux qui ont réussi, ou qui passent au travers des orages successifs, ont tous, tous, tous, des réseaux puissants.

Tous les lauréats des grandes écoles (Polytechnique, Ponts, HEC, ENA, etc.) connaissent la puissance du réseau. J’ai eu l’occasion de le vivre il y a quelques années pendant un stage chez un pétrolier français, fiefs d’anciens des Arts et Métiers. Et bien, n’étant pas élève des Arts, bien qu’au même niveau d’étude, je me suis retrouvé dans des tâches beaucoup moins intéressantes. C’est du vécu. Donc si vous n’êtes sorti d’une grande école, que vos parents n’ont pas de réseau, il va falloir vous le créer.

Je reviendrai dans un prochain billet sur les réseaux ouverts, mais sachez qu’en dehors de certains très fermés (vous ne pourrez pas devenir ancien élève de Harvard si vous n’avez pas fait Harvard, mais vous pourrez peut-être entrer quand même dans ce réseau), il existe de nombreux réseaux dans lesquels rentrer et qui peuvent booster ou sauver votre carrière.

Vous avez des doutes ? Regardez autour des femmes et des hommes qui ont réussi. Vous trouverez toujours, je dis bien toujours, un réseau. La dite personne est membre du Rotary, du Lions Club, du Club des 100, etc., etc., etc. Parfois découvrir le réseau est difficile. Surtout quand il est très fermé, comme une loge maçonnique ou un réseau professionnel. Mais l’idée n’est pas forcément de rentrer dans un réseau fermé, mais de connaître la puissance d’intégrer un réseau.

On peut se poser la question de savoir s’il faut rentrer dans un réseau pour réussir ou si c’est une fois qu’on a réussi que l’on rentre dans un réseau. Les deux sont possibles. Je suis rentré dans des réseaux en le demandant et des présidents d’autres réseaux m’ont demandé d’y rentrer.

Qu’est ce que cela apporte ? De nombreuses choses :

  • Echanger des points de vue avec des personnes d’autres milieux, d’autres professions, etc., donc élargir sa vision du monde
  • Apprendre des échanges entre participants
  • Participer à des actions sociales auxquelles vous n’auriez pas participé autrement
  • Voir les choses avec d’autres yeux
  • Se faire des amis
  • Rencontrer des gens de tout milieu, race, couleur, confession animés de mêmes desseins
  • Vous constituer un carnet d’adresses

Et ce n’est qu’un aperçu.

Dans un prochain billet, les bonnes questions à vous poser pour choisir votre réseau.

Retourner en bourse…

Est-ce le moment ? Avec le rebond de la semaine dernière et celui des bourses asiatiques de ce matin, la reprise semble là… Bien évidemment les Cassandre vous diront que non, que le CAC 40 n’a pas encore atteint ces plus bas, que les faillites de banques aux USA sont encore à venir, que nous allons trouver d’autre Maddoff… Alors, reste le camp de ceux qui croient, dont je fais partie. Ceux qui croient qu’on ne peut jamais rentrer tout à fait en bas et sortir tout à fait en haut, mais toute chose étant égale, il faut mieux rentrer presqu’en bas et sortir presqu’en haut !

Alors, oui, je pense que le moment est excellent pour retourner en bourse (pour investir à la hausse). Et tout ceci dans une perspective long terme, mais sans complètement éliminer quelques coups court-terme à faire.

Rome ne s’est pas faite en un jour et qui ne tente rien n’a rien, disent les adages. Laissez-vous tenter !

La crise, quelle crise ?

Une mise en perspective rapide sur la crise actuelle (vu au travers des yeux de l’occidental que je suis et que vous êtes certainement si vous lisez ce blog) ….

Si vous êtes nés après 1950, vous n’avez réellement vécu aucune crise majeure. Certes vous avez pu voir et vivre la Guerre d’Algérie ou celle d’Indochine, vous vous souvenez peut-être du choc pétrolier, des dévaluations des années 80, de la chute de l’immobilier fin 80, début 90, mais rien d’aussi “sérieux” que maintenant.

Si vous êtes nés avant 1950, vous avez connu une guerre, avez même peut-être combattu et en êtes revenus. Vous connaissez la rudeur de la guerre, la crise dans son état ultime.

Résultat très simpliste, mais réfléchissez bien. Si vous êtes de la génération qui travaille (20-60 ans), vous n’avez jamais connu de crise très sérieuse avant celle-ci. Vos parents ont peut-être connu une crise avec une des guerres. Vos grands-parents sont passés par une ou deux guerres mondiales. Quant aux générations précédentes, elles passaient d’une guerre à l’autre, tous les 10 à 15 ans.

Donc la prochaine fois où vous vous dites que le monde marche sur la tête avec cette crise, estimez-vous heureux! Notre génération est la toute première qui n’a jamais connu de guerre et n’a donc pas eu besoin d’être “réquisitionnée” pour aller défendre son pays, au risque de mourir pour la patrie. Entre cette crise et celles qu’on connus les générations précédentes, mon parti est pris. Celle-ci n’est qu’une tempête dans un verre d’eau.

Tout est relatif, disait Albert Einstein.

Obama: espoir ou pétard mouillé ?

Alors que vient de se terminer l’investiture du 44ème président des États-Unis d’Amérique. Il est intéressant, au-delà de la couleur de peau de l’homme, de s’intéresser à son discours d’investiture. Voici quelques morceaux choisis (hors religion et histoire américaine), vus et analysés au travers de la ma loupe intitulé “La crise, quelle crise ?”.

“That we are in the midst of crisis is now well understood… Our economy is badly weakened, a consequence of greed and irresponsibility on the part of some, but our collective failure to make hard choices…”

Le fait que nous soyons au milieu de la crise est maintenant bien compris. Notre économie est sévèrement affaiblie, une conséquence de la cupidité et de l’irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles. Les choses sont clairement dites. La crise est là. La faute à l’argent trop rapide et surtout à réformer le système financier. Merci monsieur le Président ! Il va falloir aller au-delà des mots et réformer rapidement et en profondeur maintenant.

“…greatness is never a given. It must be earned.”

La grandeur n’est jamais donnée. Elle doit être gagnée. Un client d’oeil à la phrase de Kennedy: “ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays”. Rien ne s’est fait de grand sans effort. Malheureusement la presse people et les dollars bling bling nous font croire le contraire tous les jours. Cela va aussi dans le sens du “redonner du sens au travail” de Sarkozy. Donc relevez les manches de vos chemises et allons-y !

“…the challenge we face are real… They will not be met easily or in short span of time… Our workers are no less productive than when the crisis begin. Our minds are no less inventive, our goods and services no less needed than they were last week or last month or last year.”

Les défis qui nous font face sont tangibles… Ils ne seront relevés ni facilement, ni rapidement… Nos ouvriers ne sont pas moins productifs qu’avant la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services ne sont pas moins nécessaires qu’ils l’étaient la semaine dernière, le mois dernier ou l’année dernière. On rentre dans le sérieux, tout en rappelant que l’industrie est toujours là et que les fondamentaux n’ont pas changé. Il cherche ici à redonner espoir.

“Its [the market] power to generate wealth and expand freedom is unmatched, but this crisis has reminded us that without a watchful eye, the market can spin our of control.”

La puissance du marché pour créer de la richesse et étendre la liberté n’a pas d’égal. Cependant la crise nous rappelle quand sans un contrôle acéré, le marché peut partir en vrille. Espérons que cela soit l’annonce d’une réforme des institutions de marchés. En tout cas, on l’attend ici.

“For as much as government can do and must do, it is ultimately the faith and determination of the American people upon which this nation relies.”

Malgré tout ce que peut et doit faire le gouvernment, c’est, au final, sur la foi et la détermination du peuple américain que cette nation repose. C’est la grande différence entre la France et les États-Unis. En France on attend l’état providence, aux USA, on attend le peuple providence. C’est le rève américain. Peut-être galvaudé, mais tellement vrai quand vous connaissez les États-Unis. Et, presque, pour finir…

“Those values upon which our success depends – hard work and honesty, courage and fair play, tolerance and curiosity, loyalty and patriotism – these things are old. These things are true.”

Les valeurs dont dépendent notre succés: travail et honnêteté, courage et fair play, tolérance et curiosité, loyauté et patriotismes. Ces valeurs sont vieilles. Ces valeurs sont vraies. Que dire ? Tout est dit ! Merci !

Je vous garde le meilleur pour la fin:

“The state of the economy calls for action, bold and swift, and we will act”.

L’état de notre économie nous demande d’agir, avec éclat et rapidement, et nous allons agir. À croire qu’il a lu le chapeau de blog: “Il n’est de rédemption que dans l’action”. Seule l’action permet de modifier les choses et leurs cours.

En résumé, il y a une rupture de ton entre le “Yes we can” de la victoire et ce discours d’investiture. Ce discours est plus volontariste, plus dur certainement sur certains aspects, mais c’est aussi un discours d’ouverture. Reste à voir Monsieur le Président, le monde vous jugera sur vos actes.

Alors, pour ma part, mon camp est choisi. J’aime les États-Unis, je l’ai déjà dit. J’ai espoir dans l’administration Obama. Je partage ses valeurs. Maintenant, après Yes we can, j’attends Yes we do ! See you in 6 months on the US soil!

Une synthèse rapide

Alors que la Commission européenne joue les Cassandre en prévoyant une baisse du PIB de la zone Euro de 1,9% et que la Bourse de Paris est en hausse de 1,22% à mi-séance ce lundi, voici une synthèse rapide de nos quatre premières règles de gestion personnelle de la crise.

Il nous reste 6 règles, plus les digressions que je ferais sur les 4 premières. 2009 sera une année exceptionnelle. Exceptionnellement difficile pour certains, exceptionnellement facile pour d’autres, en tout cas des changements exceptionnels se profilent à l’horizon…

Règle numéro 4 : prenez vos responsabilités

Si vous avez des enfants, vous devez souvent entendre : “c’est pas de ma faute”  ou “c’est pas moi”. Pourtant quand on fait un peu parler ces chers petits, ils sont souvent à l’origine de l’action répréhensible dont vous cherchez le coupable. C’est dire si la notion de responsabilité est à chercher parfois loin dans le temps.

De même, suite à un échec professionnel ou personnel, on est souvent tenté de penser que la faute revient à autrui, aux événements, au temps qu’il fait ou à l’environnement. Il vient rarement à l’idée que nous pouvons être responsable de ce qui nous arrive. Evidemment, dans la perspective de la crise, il s’agit sans doute de quelques responsables (ceux qui ton titrisé les créances pourries), mais beaucoup plus d’une responsabilité collective, de celle d’un système.

Cependant, sauf élément extérieur à notre volonté (un tsunami, un cyclone, un licenciement pour motif économique, etc.), nous sommes généralement responsable de ce qui nous arrive. Si vous pensez le contraire, je vous invite à prendre un événement récent qui vous est arrivé et qui s’est mal terminé. Si vous déroulez les faits, n’y a-t-il pas un moment où vous avez pris une décision que vous auriez pu prendre différemment ?

À partir du moment, où vous réfléchissez en terme de responsabilité personnelle, vous éliminez le statut de victime. Vous prenez le contrôle de votre vie et de vos choix. Cette notion de contrôle est primordiale: elle vous met dans le siège du conducteur.

Par rapport à la crise, vous avez le contrôle de votre destin. Vous pouvez éteindre la télé, vous pouviez vendre une partie de votre portefeuille avant qu’il perde 50% de sa valeur, vous pouviez ne pas craquer pour un objet dont vous n’avez pas forcément besoin tout de suite, tout ceci est de votre responsabilité. Cela demande courage et lucidité, mais ces deux vertus sont nécessaires si vous voulez sortir de la crise.

Règle numéro 3: et oui, l’optimisme, meilleur remède face à la crise…

En passant prendre l’avion, je prends le Nouvel Obs, pour sa Une : “2009 comment les Français vont affronter la crise“. Hummm, il doit y avoir du lourd me dis-je là dedans. Et bien surprise, surprise. Voici quelques extrait de l’intro longue et instructive de Denis Muzet, professeur à Paris I, fondateur de l’institut Médiascopie :

  • Dans notre société de la “mal info”, dominée par l’info brève et continue que déversent de façon cumulative les médias du matin jusqu’au soir, l’individu est aussi submergé par le récit de la catastrophe, qui ajoute à sa part d’inquiétude.
  • Les perceptions que les Français ont de la crise dépendent directement de son traitement médiatique.
  • Le paradoxe est que les médias…[lui] donne aussi une forme [à la crise]appropriable à ce qui n’était que chaos

L’Acte 1 est donc écrit : les médias manipulent l’opinion et font de la crise une hydre qu’elle n’est sans doute pas. Même si elle est économiquement et socialement sérieuse. Je continue les citations :

  • Cette crise met en cause les excès d’une société dominée par la financiarisation de l’économie, d’un société qui a perdu de vue l’Homme au profit de l’Argent
  • Au fond la crise a surtout fait une victime : la société elle-même et le sens qu’on lui prête.

Fin de l’Acte 2 : Redonner un sens à sa vie ! Et je continue, le meilleur est à venir :

  • C’est à l’individu, dans ces conditions, de se débrouiller pour donner du sens à la crise, car on n’en sortira que quand le sens reviendra
  • Nous avons été frappé, lors de notre enquête, de voir à quel point les Français que nous rencontrions considéraient que la crise étaient finalement bénéfique.
  • La crise appelle de nouveaux comportements, de nouvelles valeurs, de nouvelles manières d’être et de vivre ensemble.

Fin de l’Acte 3 : chacun a un rôle à jouer, il convient de tout réinventer. C’est parti mon quiqui…

Que du bonheur pendant ces quatre pages d’intro et pendant l’analyse qualitative de l’enquête, dont les acteurs se trouvent dans tous les milieux sociaux. En résumé rapide:

  1. Débranchez la télé pour ne plus être abruti par les abrutis du journal de 20 heures
  2. Faites vos comptes avec un autre oeil sur la consommation et sur l’épargne (je vais revenir en détail sur la règle numéro 2)
  3. Cultivez l’optimisme et partagez-le autour de vous.

Ce sont nos trois premières règles de sortie de crise. Je vous offre la quatrième, car elle est abordée dans l’enquête du Nouvel Obs : Règle numéro 4 : Prenez vos responsabilités ! La suite très bientôt…

Règle numéro 3 : la suite…

L’optimisme est une vertu qui se travaille au quotidien. L’individu qui symbolise le mieux l’optimisme pour moi est mon ami Alain Guillou.

J’ai rencontré Alain il y a plus de 15 ans maintenant, chez lui au Croisic. Il avait développé un logiciel de gestion de fond photographique avec Microsoft Access et il avait besoin de conseils pour aller plus loin. Il était aussi en négociation avec Corbis (propriété d’un certain Bill Gates) pour son fond photos, dont des clichés prises en Allemagne de l’Est avant la chute du mur.

A l’époque donc, il sortait de plusieurs années de grands bonheurs. Il était un des 20 plus grands photogaphes du monde, travaillant entre autre pour Forbes. Et puis un jour tout s’est écroulé. Cependant, il a toujours gardé un oeil extraordinaire et une passion contaminatrice.

L’article paru sur son aventure dans France Soir il y a quelques jours est éloquent de son optimisme extraordinaire. Si vous passez par sa Bretagne faites lui un coucou par mail, s’il est dans le coin, il vous fera partager ses passions et sa vision du monde.

Au moment où s’ouvre l’expo 6 milliards d’autres au Grand Palais à Paris, Alain nous offre une vision de la vie plus proche de nos réalités quotidiennes. Alors, si vous voulez vraiment savoir ce qu’est l’optimisme et le cultiver au quotidien, téléchargez la bio d’Alain et offrez-vous une de ses photos !

Règle numéro 3: résistez à la sinistrose ambiante!

Il est étonnant de voir combien être optimiste est souvent mal vu. Le pessimiste est encensé, l’optimiste décrié… Pour ma part, je fuis les pessimistes comme la peste. Un de mes partenaires professionnels m’a envoyé ses voeux ce matin accompagnés de cette citation du philosophe Alain:

Le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté.

Ce à quoi, je rajoute celle de Léon Daudet (fils d’Alphonse, celui des Lettres de mon moulin):

Autant l’optimisme béat, c’est-à-dire inactif, est une sottise, autant l’optimisme, compagnon de l’effort, est légitime.

Ces deux citations, nées de l’intelligence d’hommes de lettre et de savoir, contiennent une sagesse souvent oubliée: c’est vous et uniquement vous qui définissez votre monde, par votre volonté et vos efforts.

Le pessimiste est souvent celui qui critique sans apporter de pierre à l’édifice. L’optimiste est celui qui décrit comme faire pour se sortir d’une situation, parfois difficile. Rien n’est créé par les pessimistes. Ce sont des obstacles à contourner ou à ignorer de notre quotidien.

Pour en finir avec les pessimistes

  • Changez de conversation vers quelque chose de positif, sans chercher à argumenter.
  • Posez la question: “Et que faudrait-il faire à ton avis ?” – Généralement la réponse est “Rien”, “Pas grand chose” et la suite est “C’est la faute de x, y ou z”. Renchérir “Et que comptes-tu faire ?”. La conversation s’arrête souvent là.
  • Quittez la conversation en vous excusant: il n’est pas utile de perdre du temps à convaincre un âne qui n’a pas soif de boire

A moins de vous lancer dans une croisade souvent longue et à l’issue incertaine, n’argumentez pas avec un pessimiste: “Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir !” chantait Johnny. C’est une perte de temps, il faut mieux passer son temps à construire.

Pour cultiver l’optimisme

  • Fréquentez majoritairement des optimistes. L’optimisme, comme le pessimisme, est contagieux. Je préfère la contamination de l’optimisme actif
  • Si le pessimisme vous guette, faites la liste de toutes les difficultés que vous avez rencontrées dans la vie et de comment vous vous en êtes sorti. Ce sont autant de “petites” victoires personnelles qui vous montreront qu’une épreuve est souvent là pour nous faire grandir.
  • Regardez un bon film au cinéma ou louez-en un à la vidéothèque la plus proche de chez vous. Rien de tel que de s’évader quelques heures dans une belle histoire pour retrouver la pêche.
  • Allez faire une heure de sport. Quand les mauvaises idées guettent, il faut les éliminer par les pores de la peau !
  • Débranchez votre télé et arrêtez particulièrement de regarder le journal télévisé. C’est d’un déprimant, d’un superficiel et d’un abrutissant…
  • Jouez avec vos enfants. Un enfant ne connait pas le pessimisme, il ne se projette que dans les bonnes choses.

Voilà quelques idées pour redonner du rose à tout ce gris environnant. Je reviens dans le prochain billet sur le rôle du pessimisme dans cette crise. Et surtout sur le rôle de l’optimisme pour sortir de cette crise (voire ne pas y entrer).

N’écoutez pas les Cassandre…

Pour mémoire, Cassandre, princesse Grecque, fille de Priam (roi de Troie) et d’Hécube, avait le don de prophétie. Les prévisions de Cassandre sont toutes terribles (remarquez que les histoires de Troyens de l’époque ne sont guère réjouissantes) et elle finira fuit de tous car portant le malheur.

Or il semble que de nous jours, les multiples Cassandre jouissent d’un regain d’intérêt, car, c’est connu le peuple aime le sang. Pas un jour sans que l’on annonce que les faillites ne font que commencer, que l’année 2009 va être terrible, et autre prévision catastrophique. Un conseil, qui vaudra quasiment une règle à venir: fuyez les Cassandre ! Là encore le poëte qui fait mourir Cassandre dans la solitude nous apporte un conseil précieux. Ecouter les Cassandre nous fait broyer du noir, sombrer dans la dépression (la France est un des plus grands consommateurs d’anti-dépresseurs au monde) et éviter la beauté du monde.

Car oui, le monde est beau ! En tout cas majoritairement plus beau qu’il n’est laid ! C’est sûr on ne peut qu’être horrifié de ce qui se passe au Moyen et au Proche-Orient (cela fait plus de 2000 ans que ça dure et rien n’est fait pour que cela s’arrête, mais c’est un autre débat), de ce qui se passe dans la plupart des pays d’Afrique où les peuples sont majoritairement à la merci de dictateur “élus démocratiquement” (quelle ironie), de ce qui se passe en Corée du Nord, de ce qui se passe aux portes des villes française avec ses SDF qui meurent dans l’indifférence. La question à se poser est : que faites-vous pour que cela cesse ? Si vous ne faites rien, alors arrêtez de critiquer ceux qui font et passez à autre chose ! Si vous faites, bravo ! Continuez, car même une petite action positive peut avoir des retentissements énormes.

Je sais que je suis radical dans mon point de vue, et peut-être perçu comme égoïste, mais j’agis à mon niveau (tout petit) pour diffuser le bien et le beau autour de moi (et ce blog est je l’espère un vecteur de positif). Alors regardez la page blanche autour du point noir et évitez de vous focaliser sur le point noir. Vous voulez du beau “économique” en rapport avec la crise ? En voici quelques-uns:

Et puis l’excellente nouvelle du jour : Vendée Globe: Jean Le Cam repêché par Vincent Riou.

Alors je vous souhaite un bon début de solde, et rappelez-vous que ce n’est pas parce que c’est en solde qu’il faut faire fonctionner la carte de paiement au-delà du raisonnable. Acheter des biens de consommations avec l’argent que l’on a et non celui que l’on emprunte est impératif – voir la règle numéro 2.