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Sale temps pour les jeunes ?

Je lis cet article du Post.fr et je suis atterré ! En résumé : les jeunes (les 20-30 ans, ça fait longtemps que la vieillesse commence à la quarantaine) sont perçus et se perçoivent comme égoistes et paresseux, et le seul espoir est celui de la téléréalité ! Quelles conneries ! De tout temps, il y a eu décalage entre les jeunes et la génération de leur parent. Il me semble que c’est d’ailleurs assez sain pour que la personnalité puisse se construire.

En revanche, la grande différence avec ma génération et celle de ces “nouveaux” jeunes est l’apparition des technologies de l’information et de la téléréalité. Les jeunes n’ont pas connu un monde sans ordinateur et ne peuvent pas vivre autrement que le nez rivé sur Facebook ou leur iPhone. Et quand il le décolle, c’est pour regarder Secret Story ou X Factor ! Le vieux que je suis trouve ça assez atterrant, car c’est réducteur et faux !

Atterrant car cela montre que

  1. le fossé va continuer à se creuser entre ceux qui ont accès à des loisirs sains et ceux qui sont laissés à la merci de ces imbécilités à la télé
  2. les parents ont abandonnés leurs rôles formateur de leurs enfants

Faux car

  1. des millions de jeunes bossent et font des efforts tous les jours, mais on n’en parle pas
  2. ils ne demandent qu’à ce qu’on les écoute pour participer aux efforts nécessaire

Un gamin, par défaut, va toujours chercher, et trouver, le chemin de moindre résistance (si vous avez fait un tant soit peu d’étude, vous savez de quoi je parle). S’il peux éviter de faire un effort, il évitera, c’est naturel et humain. Or, la télé et la téléréalité en particulier donnent l’impression que tout peut se faire facilement, alors que la réalité est toute autre. Je pense qu’il s’agit là de la part des médias d’un crime contre l’humanité ! Oh certes pas aussi grave que ceux des dictateurs qui tuent leur peuple, mais grave en ce sens qu’ils tuent l’avenir d’une génération et d’un pays !

Les jeunes sont parresseux et égoistes ? Non, trois fois non ! Et j’en ai trois à la maison, et 11 sur le terrain pendant les entrainements et les matchs de foot toutes les semaines. Les jeunes veulent simplement qu’on leur tende la main. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut une main de fer dans un gant de velour et qu’ils ont l’avenir devant eux.

Notre rôle de vieux est de les écouter et de remettre en question nos certitudes, pas les leurs, tout en nous montrant ferme sur ce qui est important. Notre rôle est de redonner du sens aux choses ! Et en tout premier lieu d’éteindre télévision, internet et téléphone portable, et de passer plus de temps avec ces jeunes, à avoir des activités ensemble, à discuter en les écoutant et à respecter leurs points de vue.

Le monde à besoin des jeunes. Ce n’est pas en les mettant dans des cases et en leur offrant pour tout espoir la téléréalité qu’on va résoudre les problèmes de notre monde. Mais au contraire, c’est en les faisant rentrer dans les entreprises, en utilisant leur formidable énergie, en les associant au changement tout en rappelant continuellement que rien de grand ne s’est jamais fait sans effort. Mais vous savez quoi ? Ils le savent aussi, car ils sont infiniment plus intelligent que nous !

Un autre monde

J’aurais pu titrer ce billet, les buts silencieux… Et je sais que je vais en étonner plus d’un en parlant de football. Cet autre monde dont je parle c’est celui de la Coupe d’Afrique des Nations. Aujourd’hui avait lieu Maurice-Congo pour les éliminatoires de la CAN. Maurice et le Congo, deux nations dont les fédérations nationales ne sont pas dotées de millions d’euros pour promouvoir leur sport et entretenir leurs équipes nationales. La plupart du budget servant souvent à payer les déplacements à l’étranger. Quant aux supporters, et bien, en déplacement, ils ne suivent pas leur équipe, car ils n’en n’ont tout simplement pas les moyens.

Imaginez les places de seconde catégorie pour ce match international. Prix ? 50 roupies mauriciennes, soit 1,2 euros. Cela laisse rêveur ! Imaginez aussi, par exemple, un match France-Argentine, dans lequel 100% du stade serait français, sans un seul supporter argentin ! Et bien vous aurez la vision d’un match Maurice-Congo, dont le stade est 100% mauricien.

 

Et quand ça commence, les gradins sont acquis à l’équipe mauricienne, ségatierres en prime ! Le premier but mauricien, sur pénalty à la 10ème minute, soulève la liesse et augmente le volume des gradins. A tel point que l’égalisation congolaise cinq minutes plus tard se passe dans une indifférence totale. Pas un spectateur pour applaudir et pas de replay sur écran géant. Et pourtant la reprise de volée, suite a une passe appuyée des 35 mètres est magistrale. 15 minutes plus tard surviendra le but de la victoire avec un tir de 20 mètres dans la lucarne. Un deuxième but dans l’indifférence et le silence, car la foule s’est tue, abattue par la domination congolaise. La seconde mi-temps sera incompréhensible avec Maurice repliée en défense et tentant quelques contres, sans toutefois trouver le fond des filets.

Cependant, ce qui choque, c’est l’écart de moyens entre ce match et n’importe quel match international en Europe, alors que l’enthousiasme populaire et sportif est bien là. Ce qui choque, c’est le niveau des infrastructures entre n’importe lequel des stades de seconde division français et les stades nationaux d’un pays comme Maurice : pas d’horloge, pas d’afficheurs numériques, par de caméras qui rediffusent l’action sur grand écran et pas de gradins couverts sur la totalité du stade.

 

Là où le sport est devenu un business dans les pays développés, il reste amateur dans la majeure des pays africains. Alors quelle situation est préférable ? Ni l’une,ni l’autre. Dans le premier cas, il y a beaucoup trop d’argent dans le sport professionnel, dans le second beaucoup trop peu. Et si les premiers aidaient les seconds ? Cela reste un rêve, il n’y a que l’altruisme qui permettrait ces échanges, mais c’est une qualité qui ne rapporte pas assez.

De la Côte d’Ivoire au Japon, en passant par le Portugal et la Lybie

Et encore, on ne passe pas par le Sud Soudan, le Yémen ou Bahreïn, mais pourtant, le point commun à tous ces pays, c’est leur crise, humanitaire, nucléaire, militaire, etc. En bref, pas un mois sans une nouvelle crise. Et le pire serait à venir prédisent les Cassandre !

Et bien, tout dépend du point de vue que l’on prend ! La crise dans les pays Arabes nous concernent tous, puisqu’elle a une incidence sur le prix du pétrole et donc sur directement, par exemple, nos déplacements et indirectement, par exemple, les prix des produits manufacturés. Celle du Japon va peut-être remettre en question les politiques énergétiques des pays nucléarisés (quoi que, je ne suis pas expert, mais ni Three Mile Island, ni Tchernobyl n’ont eu un quelconque effet sur les politiques nucléaires des pays, alors pour ce que est de Fukushima, on va certainement incriminer Tepco, l’opérateur, et donc dédouaner le nucléaire). Celle de la Côte d’Ivoire va avoir un effet à moyen terme dévastateur pour le développement de la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Et on pourrait aller de l’avant pays par pays sur les futures conséquences de ces crise.

Mais le principal impact est à mon sens tout autre: le monde est rentré dans une ère de crises systémiques. La norme n’est plus la stabilité, mais la crise permanente, à l’instabilité permanente, jusqu’à l’émergence (pas tout de suite) d’une nouvelle forme de stabilité. Tout comme on parlait de raccourcissements des cycles des crises financières, on assiste à celui de toute les formes de crise. Et la raison en est l’émergence de la transparence et de la circulation libre de l’information. Avec les médias sociaux, l’information est disponible quasi instantanément. Avec Internet, les individus sont “informés” (ou désinformés) en quelques instants et peuvent comparer leurs sorts avec d’autres. Internet a rendu possible la véritable démocratie.

Cependant, mon propos est tout autre. Allant de crise en crise, avec la crise devenant la norme, la crise devient un non évènement. La future crise possible est alors intégrée dans le fonctionnement actuel. La situation à court terme du Portugal va nous éclairer. Il est probable que le pays fasse appel à l’Europe, comme l’ont fait avant lui la Grèce et l’Irlande. Je doute cependant que le bruit engendré sera aussi fort. La Côte d’Ivoire qui faisait couler de l’encre en Janvier est passé au second plan du Japon. Même le tremblement de terre en Nouvelle Zélande à Christchurch ou les inondations en Australie ont disparu des inconscients collectifs et pourtant ces évènements vont couter des milliards.

Alors que faire ? Continuer à avancer à notre rythme ! Apporter notre contribution aux débats et aux efforts de nos pays ! Apporter assistance à ceux qui en ont besoin autour de nous ! Et surtout débrancher la télé et se détourner de tous les médias qui vont nous abreuver d’images et de nouvelles permanentes sur telle ou telle situation ailleurs. Nous avons tous quelque chose à faire sur cette planète, alors faisons-le du mieux possible et ne nous laissons pas distraire par ces évènements, qui au final, ne nous concernent pas. Un peu rude ?

Posez-vous la question suivante: quel bien faisons-nous à la société quand nous regardons LCI diffuser en boucle des nouvelles en temps réel de tel ou tel évènement, ou en écoutant 6 ou 7 fois par heure France Info diffuser le même flash d’information ? Pour ma part la réponse est simple : aucun. On ne contribue au bien-être général que quand nous faisons ce que nous avons à faire du mieux possible.

Je continuerai dans de prochains billets à définir les attitudes constructives à aborder pour passer les crises avec succès ! À bientôt.

Et c’est reparti pour un tour…

Je le savais que j’reviendrais… Bon d’accord c’est pas la première fois que j’y reviens et que je m’en retourne. Comme c’est le début d’année, c’est le temps des bonnes résolutions, qu’il faudra tenir toute l’année durant. Alors entre les bonnes résolutions, la nouvelle version de Writer 2011, le commentaire d’Axelle et cet article du Monde, il est temps de s’y remettre. D’autant que mes dix commandements ne sont pas finis et vont faire l’objet d’une refonte.

Commençons par le commentaire d’Axelle que je remercie au passage. Pour les ceusses qui n’ont pas suivi, Axelle réagit à une phrase de mon dernier billet : “Un des secrets d’une vie épanouie est de ne pas se préoccuper des choses sur lesquelles on n’a aucun contrôle”. Le commentaire d’Axelle m’indique que cette phrase peut en effet être mal interprétée, alors qu’elle renferme un des plus grands secrets de la réussite et de l’épanouissement personnels et professionnels. La question qu’Axelle pose est excellente: “Est-ce normal de n’avoir aucun contrôle sur certaines choses ?” et je m’en vais y répondre par un simple Oui, c’est tout à fait normal:

  • Ai-je du contrôle sur le prix du pétrole ? Non, mais j’ai le pouvoir de tout faire pour consommer moins de pétrole.
  • Ai-je du contrôle sur les inondations en Australie ou au Pakistan ? Non aucune, mais je peux décider de participer aux efforts pour aider les populations sinistrés.
  • Ai-je du contrôle sur la bêtise ambiante à la télévision ? Non, mais je peux choisir de ne pas la regarder.
  • Ai-je du contrôle sur les hausses d’impôts ou l’augmentation de la durée de cotisation des retraites ? Non, à moins de faire de la politique et de tout faire pour rentrer au gouvernement, et si on n’a pas cette ambition de faire en sorte de réfléchir à comment faire en sorte de ne pas être impacté trop durement par ces décisions.
  • Ai-je du contrôle sur la pauvreté au coin de ma rue ? Pas vraiment, mais je peux décider de m’impliquer dans une ONG qui lutte pour la réduction de la pauvreté.

Et je pourrais multiplier les exemples. Donc le fond de ma pensée et pour répondre à la question d’Axelle, loin de moi l’idée d’être indifférent au monde qu’y m’entoure. Nous en faisons partie, il est donc important, primordiale même, d’en être acteur et non simple spectateur indifférent. Maintenant, je ne fais pas partie de la populace qui bave devant le Juste Prix et qui crache sur le SDF du coin de la rue, soit dit en passant, pour la bonne et simple raison que je pilote ma vie et que je ne la laisse pas piloter par autrui, même si bien entendu je dépends aussi des décisions d’autres personnes qui interagissent avec moi, parfois sans le vouloir réellement.

Donc en conclusion, il convient de choisir ses combats, d’en être acteur et de laisser tous les autres auxquels on ne peut rien, car on n’est pas un surhomme ou une sur-femme et qu’il convient de faire des choix ! C’est d’ailleurs sans doute une des choses les plus difficiles à faire !

A la prochaine pour parler de la crise. Heu, la crise, quelle crise ?

Un retour sur la règle numéro 1 – Débranchez votre télévision !

Alors que je parcourais mes fils de news du jour, comme je le fais quotidiennement, je tombe sur ce billet (en anglais) de Darren Hardy, éditeur du magazine Success aux États-Unis. Il me rappelle la règle numéro 1. La télé est l’opium du peuple, elle est non seulement inutile, elle est néfaste. La seule bonne utilisation de la télé est de la débrancher ! L’article de Daren va sensiblement plus loin (dans l’extrème de l’analyse) que mes billets, mais je la partage totalement. Donc faites comme nous, débranchez!

Le Web va détroner la télé…

Enfin ! Les résultats d’une étude menée par le régulateur anglais Ofcom montre que le Web est le médium d’accès à l’information qui monte, face à la télé. Rien d’étonnant ! Le choix et le cheminement possible sont infiniment supérieurs à ceux de la télévision. Le plus important est qu’avec le Web, vous avez le choix (ou a le sentiment de l’avoir, puisque vous serez quand même un peu guidé par les divers bandeaux et résultats de recherche). Vous reprenez une partie du contrôle de votre vie et de vos choix. C’est donc une excellente nouvelle qui va dans le sens de la règle numéro 1.

Maintenant, comme avec tout média, il faut raison garder et ne pas se laisser “bouffer” par le Web. Une utilisation raisonnée est nécessaire. Rien de bien sorcier. Fixez-vous des objectifs horaires et tenez-les. Décrivez vos objectifs en terme FERME! Et bon surf !

Une synthèse rapide

Alors que la Commission européenne joue les Cassandre en prévoyant une baisse du PIB de la zone Euro de 1,9% et que la Bourse de Paris est en hausse de 1,22% à mi-séance ce lundi, voici une synthèse rapide de nos quatre premières règles de gestion personnelle de la crise.

Il nous reste 6 règles, plus les digressions que je ferais sur les 4 premières. 2009 sera une année exceptionnelle. Exceptionnellement difficile pour certains, exceptionnellement facile pour d’autres, en tout cas des changements exceptionnels se profilent à l’horizon…

Règle numéro 1, la suite…

Et bien, c’est encore pire (donc mieux, je reviendrai sur ce concept) que ce que je pensais… En moyenne les Français passent 3h07 par jour devant leur télé ! C’est un article de Bibliofrance.org qui nous l’apprend. C’est le résultat d’une étude du cabinet GfK qui s’est déroulée aux mois d’octobre et de novembre derniers. Suit Internet (2h17 par jour) et écouter la radio (1h20 par jour)…

Donc si je calcule globalement bien, cela fait presque 22h par semaine passées devant le petit écran en moyenne ! Soit plus de 3 jours de travail plein (en comptant les 35 heures). Imaginez simplement que la moitié de ce temps soit consacrée à une forme de travail (par exemple, la formation professionnelle). Et bien, vous auriez une France infiniment plus compétitive que n’importe lequel des pays dits développés. Mais pour cela il faudrait une réelle volonté politique. Or aujourd’hui on est plutôt à supprimer la pub à la télé publique pour encore plus asservir le citoyen avec des programmes revus par l’organe du parti (mais je m’égare).

Donc tout ceci confirme ma vision de la télévision et la capacité de croissance qui existe dans les gens, et donc dans vous, lecteurs de ce blog. Je reviens sur mon précédent billet sur la télévision, dans lequel je vous proposais de lister ce que vous aimeriez faire et que vous n’avez pas le temps de faire. Je vous pose ici une autre question: y a-t-il des choses que vous souhaiteriez faire, mais que vous n’avez pas les moyens de faire ? Ne vous censurez pas ! Pour vous aider, voici une partie de ma liste personnelle :

  • Voler dans un jet militaire (possible en Russie et en Californie)
  • Apprendre à faire du vin
  • Faire le tour des Marquises et des Toamotou-Gambier (Polynésie Française) en voilier pendant 3 à 6 mois
  • Passer ma licence de skipper
  • Skier dans les stations du Colorado (Vail, Copper Mountain, Aspen, Durago, entre autres), dans la Cordilière des Andes et en Nouvelle-Zélande
  • Habiter en bord du plage sur un lagon turquoise (cet objectif là est déjà réalisé)
  • Apprendre la méditation avec des moines bouddhistes au Bhoutan

Comme vous pouvez le constater, il y a un peu de tout. Maintenant les deux questions à se poser, avec une telle liste est:

  • Quand ?
  • Comment ?

Pas d’ auto-censure !

Je reviendrai sur l’importance de se fixer des objectifs et sur le plan d’action à mettre en place. Mais revenons à la télé. 3 heures par jours, 22 heures par semaines, plus de 1000 heures par an, soit 50 jours! Un septième de votre vie passée devant la télé. Je suppose que vous n’aviez jamais vu le temps passé devant la télé sous cet angle. Si je ne suis pas encore assez clair, voici une autre vision de la réalité télévisuelle : en regardant la télé vous vivez par procuration ! Vous ressentez des émotions fabriquées ! Vous vous faites manipuler.

Je ne dis pas qu’il faut bannir toute forme de divertissement (la liste dans mon précédent billet est on ne peut plus clair). Je dis qu’il faut que vous repreniez le contrôle du temps passé devant la télévision. Pour terminer ce billet, je vous propose donc un challenge, que je vais faire avec vous et dont je vous donnerai le résultat : choisissez une activité que vous avez abandonnée par manque de temps et/ou de motivation et consacrez-y une heure par jour dans les 15 jours qui viennent (en plus ce sont les vacances pour la plupart d’entre vous). Cela doit être quelque chose qui vous plait et qui vous tient à cœur. Pour ma part, je vais me remettre au piano. Objectif: me remettre dans les doigts les morceaux que je savais jouer par cœur. Faites de même, et découvrez la puissance d’une simple chose : prendre une décision.

Règle numéro 1 : débranchez votre télévision…

La télévision est l’opium du peuple. Personne, je dis bien personne, n’a jamais fait fortune ou vu sa vie progresser en regardant la télévision. Regarder la télévision est le passe-temps le plus abrutissant (au sens littéral du terme). Mon premier conseil pour vaincre la crise, à votre niveau, est de supprimer la télévision. Pour plusieurs raisons que voici:

  • il est possible de s’informer par de multiples autres canaux : la presse, la radio et internet (podcasts, blogs, sites d’information, etc.)
  • il est possible de se divertir par de multiples autres canaux : le cinéma, le théatre, les musées, les jeux de sociétés, la lecture, etc…
  • la télé est un des divertissements les moins sociaux : impossible d’échanger des idées ou de débattre en regardant la télé
  • la télé n’apprend rien ou si peu : certes vous pouvez “tomber” sur des émissions culturelles en zappant, mais rien de révolutionnaire que vous ne pouvez faire en quelques clics de recherche sur Internet ou en emprutant un DVD dans une bibliothèque municipale
  • la télé vous coûte de l’argent et ne vous en rapporte pas : entre la redevance, votre Télé 7 jours, et la consommation électrique, sans compter son prix d’achant, ce sont des centaines d’euros qui partent en fumée tous les ans
  • la télé abruti l’humain : ce n’est pas la violence dans les films qui rend violent, c’est celle vue tous les jours dans des émissions débiles et dans les journaux télévisés. Les enfants absorbent toute sorte de stupidités qui ne favorisent en rien leur épanouissement personnel et social
  • la télé ne propose que du prémaché, prédigéré : elle ne vous laisse pas votre libre arbitre, elle vous impose ses points de vue (et la télévision d’état est à mettre dans la même poubelle que la télévision privée)
  • la télé vous impose la publicité sans distinction de vos centres d’intérêt (merci Google…)

Je pourrais en ajouter des pages… Alors évidemment, la question se pose : oui, mais qu’est-ce que je vais faire si je ne regarde pas la télé ? C’est marrant cette question. Quand je dis à des collègues que je ne regarde quasiment jamais la télé, cette question revient systématiquement. Mais qu’est-ce que tu fais le soir ? J’ai ma réponse toute faite en fonction des centres d’intérêts connus ou non de mon interlocteur :

  • je joue avec mes enfants
  • je fais l’amour à ma femme
  • j’écris mon blog
  • Je lis
  • je dîne avec des amis
  • je vais au cinéma, au concert, au théatre, etc.
  • je discute avec ma femme ou mes enfants
  • j’écris des mails à ma famille et à mes amis
  • je participe aux réunions Toastmasters dont je suis le vice-président
  • je fais des recherches sur Internet pour trouver l’endroit de mes prochaines vacances
  • je dors (8 heures par nuit)
  • je fais du sport…

Mais, je ne m’ennuie jamais! Mais mes trois principales activités sont les suivantes:

  • je planifie ma journée du lendemain
  • je m’assure d’apprendre quelque chose de nouveau
  • je fais le bilan de ma journée

Et la crise dans tout ça ? Et bien, c’est mon point : je ne suis pas influencé ! Je poursuis mon chemin sans tenir compte des scandales, du prix du pétrole, de la chute du prix du blé ou du nickel, ou du dernier scandale financier. Cela ne veut pas dire que je ne m’informe pas. Mais ce ne sont pas les nouvelles ou les qualifiés de la Star Academy qui fabriquent ma vie.

Il y a quelques années (une bonne quinzaine), je lisais un livre, que j’ai malheureusement prêté (et que l’on ne m’a pas rendu) et dont je ne retrouve pas le titre. Je lisais un livre disé-je dans lequel l’auteur conseillait l’utilisation de la télévision suivante: prenez une paire de ciseaux, coupez le fil électrique de votre télévision au ras du poste et jetez le fil à la poubelle. L’action est radicale, mais l’image est là. Vous pouvez faire de même, je vous conseille cependant aujourd’hui de vendre votre télé sur ebay, au moins vous en tirerez quelque chose, ou de la garder connectée à votre Wii, PS3 ou Xbox, et à votre lecteur de DVD pour en profiter de temps en temps avec vos amis et familles. En revanche, annulez votre abonnement à Canal plus et autre cablo opérateur ou télé par satellite.

Vous allez me dire que vous êtes abonnés à une offre triple play (téléphone, internet et télévision) et que donc vous ne pouvez pas jeter votre décodeur à la poubelle. C’est vrai, mais rien ne vous oblige à connecter votre écran plat à votre décodeur triple play.

Au fait, de nombreuses émissions sont disponibles sur les sites des chaines de télés dans les jours qui suivent leur diffusions. Il ne s’agit donc pas, une fois de plus, de se couper du monde. Il s’agit de repasser en mode contrôle. C’est vous qui avez la télécommande en main !

En supprimant la télévision de votre vie, vous allez récupérer quelques heures par semaine. Imaginons que vous regardiez la télévision 10 heures par semaine. Si vous travaillez en France, cela fait 400 heures de télé par an, soit l’équivalent de plus de 11 semaines de travail ! Imaginez être payé 11 semaines de plus par an (soit deux mois, soit dit en passant).

En attendant mon prochain billet, je vous propose l’exercice suivant. Il est vraisemblable qu’il vous arrive de vous dire que vous n’avez pas le temps de faire telle ou telle chose (apprendre la cuisine, vous occuper de votre jardin, rendre visite à votre vieille tante, etc.). Et bien, commencez par prendre une feuille blanche (ou un carnet, un agenda, un ordinateur…). Asseyez-vous un quart d’heure au calme, dans votre salon, dans votre jardin, dans un café, dans un endroit qui vous inspire. Listez ces choses que vous aimeriez faire et que vous n’avez pas le temps de faire… Une fois cette liste faite, demandez-vous si cela ne vaudrait pas le coup de remplacer le temps télé par toutes ces choses ? Si vous pensez que oui, il ne vous reste plus qu’à vous lancer dans le plan d’action.

Restez à l’écoute, nous ne sommes qu’au début de la règle numéro 1 !


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