Alors que je parcourais mes fils de news du jour, comme je le fais quotidiennement, je tombe sur ce billet (en anglais) de Darren Hardy, éditeur du magazine Success aux États-Unis. Il me rappelle la règle numéro 1. La télé est l’opium du peuple, elle est non seulement inutile, elle est néfaste. La seule bonne utilisation de la télé est de la débrancher ! L’article de Daren va sensiblement plus loin (dans l’extrème de l’analyse) que mes billets, mais je la partage totalement. Donc faites comme nous, débranchez!
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Blogging, le retour
La décision est prise, je reviens, j’ai plein de choses à dire et ce blog est certainement le meilleur moyen de partager mes idées, rencontres et observations. Stay tuned!
La volonté de faire face
Je voulais partager ce soir ma rencontre du jour. J’ai eu l’immense joie de rencontrer Debra Searle. Comme avec Erik Décamp, ce sont des instants rares. Des rencontres de gens normalement exceptionnels. Debra a “juste” traversé l’atlantique à la rame en solitaire. Ce qui en fait un exploit hors du commun est qu’il s’agissait d’une course en double et que son mari a dû abandonner après une semaine. Et Debra a décidé de continuer seule.
De un mois et demi prévu, la traversée a duré trois mois et demi. 110 jours de doute, d’angoisse, mais aussi de joie et surtout de solitude. Debra raconte avec une candeur inimitable son expérience et partage ses règles de vie pendant la traversée qui en ont fait un exploit.
C’est une grande leçon de vie, de courage et de tenacité qui rappelle que, oui, tout est possible. C’est “juste” une question de volonté et de travail d’équipe. Merci Debra!
Revenons à la règle numéro 8
Me revoilà en selle pour écrire. Une petite insomnie et ça repart… Quelques nouvelles de mes réseaux:
- APM : que du bon depuis deux mois. D’excellents experts, des thèmes intéressants et des bonne interaction. En bref le réseau qui apporte le plus en terme d’apprentissage utile.
- Toastmasters : je suis devenu Competent Communicator. J’ ai donc franchi les 10 premières étapes. la prochaine sera le Competent Leader. Pour cela, j’ai pris la responsabilité de Vice Président en charge des Relations Publiques. Au programme, nouveau site internet, newsletter et beaucoup de PR.
- Lions Club : j’ai finalement été intronisé au Lions Club de Curepipe. Je remercie Eddy pour son parrainage. Je vais partie de la commission Communication, un bon complément à mes fonctions de VP au Toastmasters club.
Et enfin, parce que même si ce n’est pas lié directement aux réseaux extra professionnels, j’ai changé de fonction et suis désormais en charge des produits Information Worker (Office, Exchange, etc.) pour toute l’Afrique subsaharienne, tout en restant basé à Maurice. Merci à Thomas pour sa confiance et son coup de pouce indéniable.
Si je raconte tout ça, c’est parce que malgré la crise, ou grâce à elle, il existe un grand nombre d’oportunités qu’il faut savoir provoquer et saisir.
Bientôt la règle numéro 9
Fin des vacances…
Elles sont terminées depuis quelques jours et le travail a repris ses droits. Mais les doigts démangent et le blog va retrouver quelques couleurs. Ce qui va donc valoir un premier papier sur la persévérance et la persistance. Alors quelles sont les nouvelles de la crise ? La crise, quelle crise ? Un jour c’est vert, un jour c’est rouge, mais force est de constater que les couleurs reviennent petit à petit. Ceci étant, le raz-de-marée est profond et sourd pour le moment, mais il est là. Les mouvements tectoniques se font sentir, un nouveau monde est en gestation. Comme toute gestation, il faut du temps et ce qui sortira de cette matrice n’est pas connu.
Alors en attendant et parce que je reste un éternel optimiste, je vous souhaite une bonne soirée/journée/semaine, et n’oubliez jamais que votre vie, c’est vous qui en faites ce que vous voulez et vous seul. Alors choisissez d’être heureux ici et maintenant.
A très bientôt, sur ce blog
La crise, quelle crise ?
Une mise en perspective rapide sur la crise actuelle (vu au travers des yeux de l’occidental que je suis et que vous êtes certainement si vous lisez ce blog) ….
Si vous êtes nés après 1950, vous n’avez réellement vécu aucune crise majeure. Certes vous avez pu voir et vivre la Guerre d’Algérie ou celle d’Indochine, vous vous souvenez peut-être du choc pétrolier, des dévaluations des années 80, de la chute de l’immobilier fin 80, début 90, mais rien d’aussi “sérieux” que maintenant.
Si vous êtes nés avant 1950, vous avez connu une guerre, avez même peut-être combattu et en êtes revenus. Vous connaissez la rudeur de la guerre, la crise dans son état ultime.
Résultat très simpliste, mais réfléchissez bien. Si vous êtes de la génération qui travaille (20-60 ans), vous n’avez jamais connu de crise très sérieuse avant celle-ci. Vos parents ont peut-être connu une crise avec une des guerres. Vos grands-parents sont passés par une ou deux guerres mondiales. Quant aux générations précédentes, elles passaient d’une guerre à l’autre, tous les 10 à 15 ans.
Donc la prochaine fois où vous vous dites que le monde marche sur la tête avec cette crise, estimez-vous heureux! Notre génération est la toute première qui n’a jamais connu de guerre et n’a donc pas eu besoin d’être “réquisitionnée” pour aller défendre son pays, au risque de mourir pour la patrie. Entre cette crise et celles qu’on connus les générations précédentes, mon parti est pris. Celle-ci n’est qu’une tempête dans un verre d’eau.
Tout est relatif, disait Albert Einstein.
Obama: espoir ou pétard mouillé ?
Alors que vient de se terminer l’investiture du 44ème président des États-Unis d’Amérique. Il est intéressant, au-delà de la couleur de peau de l’homme, de s’intéresser à son discours d’investiture. Voici quelques morceaux choisis (hors religion et histoire américaine), vus et analysés au travers de la ma loupe intitulé “La crise, quelle crise ?”.
“That we are in the midst of crisis is now well understood… Our economy is badly weakened, a consequence of greed and irresponsibility on the part of some, but our collective failure to make hard choices…”
Le fait que nous soyons au milieu de la crise est maintenant bien compris. Notre économie est sévèrement affaiblie, une conséquence de la cupidité et de l’irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles. Les choses sont clairement dites. La crise est là. La faute à l’argent trop rapide et surtout à réformer le système financier. Merci monsieur le Président ! Il va falloir aller au-delà des mots et réformer rapidement et en profondeur maintenant.
“…greatness is never a given. It must be earned.”
La grandeur n’est jamais donnée. Elle doit être gagnée. Un client d’oeil à la phrase de Kennedy: “ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays”. Rien ne s’est fait de grand sans effort. Malheureusement la presse people et les dollars bling bling nous font croire le contraire tous les jours. Cela va aussi dans le sens du “redonner du sens au travail” de Sarkozy. Donc relevez les manches de vos chemises et allons-y !
“…the challenge we face are real… They will not be met easily or in short span of time… Our workers are no less productive than when the crisis begin. Our minds are no less inventive, our goods and services no less needed than they were last week or last month or last year.”
Les défis qui nous font face sont tangibles… Ils ne seront relevés ni facilement, ni rapidement… Nos ouvriers ne sont pas moins productifs qu’avant la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services ne sont pas moins nécessaires qu’ils l’étaient la semaine dernière, le mois dernier ou l’année dernière. On rentre dans le sérieux, tout en rappelant que l’industrie est toujours là et que les fondamentaux n’ont pas changé. Il cherche ici à redonner espoir.
“Its [the market] power to generate wealth and expand freedom is unmatched, but this crisis has reminded us that without a watchful eye, the market can spin our of control.”
La puissance du marché pour créer de la richesse et étendre la liberté n’a pas d’égal. Cependant la crise nous rappelle quand sans un contrôle acéré, le marché peut partir en vrille. Espérons que cela soit l’annonce d’une réforme des institutions de marchés. En tout cas, on l’attend ici.
“For as much as government can do and must do, it is ultimately the faith and determination of the American people upon which this nation relies.”
Malgré tout ce que peut et doit faire le gouvernment, c’est, au final, sur la foi et la détermination du peuple américain que cette nation repose. C’est la grande différence entre la France et les États-Unis. En France on attend l’état providence, aux USA, on attend le peuple providence. C’est le rève américain. Peut-être galvaudé, mais tellement vrai quand vous connaissez les États-Unis. Et, presque, pour finir…
“Those values upon which our success depends – hard work and honesty, courage and fair play, tolerance and curiosity, loyalty and patriotism – these things are old. These things are true.”
Les valeurs dont dépendent notre succés: travail et honnêteté, courage et fair play, tolérance et curiosité, loyauté et patriotismes. Ces valeurs sont vieilles. Ces valeurs sont vraies. Que dire ? Tout est dit ! Merci !
Je vous garde le meilleur pour la fin:
“The state of the economy calls for action, bold and swift, and we will act”.
L’état de notre économie nous demande d’agir, avec éclat et rapidement, et nous allons agir. À croire qu’il a lu le chapeau de blog: “Il n’est de rédemption que dans l’action”. Seule l’action permet de modifier les choses et leurs cours.
En résumé, il y a une rupture de ton entre le “Yes we can” de la victoire et ce discours d’investiture. Ce discours est plus volontariste, plus dur certainement sur certains aspects, mais c’est aussi un discours d’ouverture. Reste à voir Monsieur le Président, le monde vous jugera sur vos actes.
Alors, pour ma part, mon camp est choisi. J’aime les États-Unis, je l’ai déjà dit. J’ai espoir dans l’administration Obama. Je partage ses valeurs. Maintenant, après Yes we can, j’attends Yes we do ! See you in 6 months on the US soil!
Une synthèse rapide
Alors que la Commission européenne joue les Cassandre en prévoyant une baisse du PIB de la zone Euro de 1,9% et que la Bourse de Paris est en hausse de 1,22% à mi-séance ce lundi, voici une synthèse rapide de nos quatre premières règles de gestion personnelle de la crise.
- Règle numéro 1 : débranchez votre télévision. Informez-vous par d’autres canaux, utilisez le temps récupéré pour améliorer votre communication et vos compétences et prendre le contrôle de votre temps.
- Règle numéro 2: gérer vos finances personnelles comme celle d’une entreprise. La gestion du crédit, du cash et des réserves ne doit pas être laissé au hasard de vos envies, mais clairement planifié.
- Règle numéro 3: résistez à la sinistrose ambiante! Cultivez l’optimisme. Rien de bon n’arrive jamais quand on prévoit tout le temps le pire. Attention, pas d’optimisme béat, mais un optimisme accompagné d’efforts.
- Règle numéro 4 : prenez vos responsabilités. Pas de grands résultats sans responsabilités. Le courage et la lucidité sont nécessaires pour avancer.
Il nous reste 6 règles, plus les digressions que je ferais sur les 4 premières. 2009 sera une année exceptionnelle. Exceptionnellement difficile pour certains, exceptionnellement facile pour d’autres, en tout cas des changements exceptionnels se profilent à l’horizon…
Règle numéro 4 : prenez vos responsabilités
Si vous avez des enfants, vous devez souvent entendre : “c’est pas de ma faute” ou “c’est pas moi”. Pourtant quand on fait un peu parler ces chers petits, ils sont souvent à l’origine de l’action répréhensible dont vous cherchez le coupable. C’est dire si la notion de responsabilité est à chercher parfois loin dans le temps.
De même, suite à un échec professionnel ou personnel, on est souvent tenté de penser que la faute revient à autrui, aux événements, au temps qu’il fait ou à l’environnement. Il vient rarement à l’idée que nous pouvons être responsable de ce qui nous arrive. Evidemment, dans la perspective de la crise, il s’agit sans doute de quelques responsables (ceux qui ton titrisé les créances pourries), mais beaucoup plus d’une responsabilité collective, de celle d’un système.
Cependant, sauf élément extérieur à notre volonté (un tsunami, un cyclone, un licenciement pour motif économique, etc.), nous sommes généralement responsable de ce qui nous arrive. Si vous pensez le contraire, je vous invite à prendre un événement récent qui vous est arrivé et qui s’est mal terminé. Si vous déroulez les faits, n’y a-t-il pas un moment où vous avez pris une décision que vous auriez pu prendre différemment ?
À partir du moment, où vous réfléchissez en terme de responsabilité personnelle, vous éliminez le statut de victime. Vous prenez le contrôle de votre vie et de vos choix. Cette notion de contrôle est primordiale: elle vous met dans le siège du conducteur.
Par rapport à la crise, vous avez le contrôle de votre destin. Vous pouvez éteindre la télé, vous pouviez vendre une partie de votre portefeuille avant qu’il perde 50% de sa valeur, vous pouviez ne pas craquer pour un objet dont vous n’avez pas forcément besoin tout de suite, tout ceci est de votre responsabilité. Cela demande courage et lucidité, mais ces deux vertus sont nécessaires si vous voulez sortir de la crise.
Règle numéro 3: et oui, l’optimisme, meilleur remède face à la crise…
En passant prendre l’avion, je prends le Nouvel Obs, pour sa Une : “2009 comment les Français vont affronter la crise“. Hummm, il doit y avoir du lourd me dis-je là dedans. Et bien surprise, surprise. Voici quelques extrait de l’intro longue et instructive de Denis Muzet, professeur à Paris I, fondateur de l’institut Médiascopie :
- Dans notre société de la “mal info”, dominée par l’info brève et continue que déversent de façon cumulative les médias du matin jusqu’au soir, l’individu est aussi submergé par le récit de la catastrophe, qui ajoute à sa part d’inquiétude.
- Les perceptions que les Français ont de la crise dépendent directement de son traitement médiatique.
- Le paradoxe est que les médias…[lui] donne aussi une forme [à la crise]appropriable à ce qui n’était que chaos
L’Acte 1 est donc écrit : les médias manipulent l’opinion et font de la crise une hydre qu’elle n’est sans doute pas. Même si elle est économiquement et socialement sérieuse. Je continue les citations :
- Cette crise met en cause les excès d’une société dominée par la financiarisation de l’économie, d’un société qui a perdu de vue l’Homme au profit de l’Argent
- Au fond la crise a surtout fait une victime : la société elle-même et le sens qu’on lui prête.
Fin de l’Acte 2 : Redonner un sens à sa vie ! Et je continue, le meilleur est à venir :
- C’est à l’individu, dans ces conditions, de se débrouiller pour donner du sens à la crise, car on n’en sortira que quand le sens reviendra
- Nous avons été frappé, lors de notre enquête, de voir à quel point les Français que nous rencontrions considéraient que la crise étaient finalement bénéfique.
- La crise appelle de nouveaux comportements, de nouvelles valeurs, de nouvelles manières d’être et de vivre ensemble.
Fin de l’Acte 3 : chacun a un rôle à jouer, il convient de tout réinventer. C’est parti mon quiqui…
Que du bonheur pendant ces quatre pages d’intro et pendant l’analyse qualitative de l’enquête, dont les acteurs se trouvent dans tous les milieux sociaux. En résumé rapide:
- Débranchez la télé pour ne plus être abruti par les abrutis du journal de 20 heures
- Faites vos comptes avec un autre oeil sur la consommation et sur l’épargne (je vais revenir en détail sur la règle numéro 2)
- Cultivez l’optimisme et partagez-le autour de vous.
Ce sont nos trois premières règles de sortie de crise. Je vous offre la quatrième, car elle est abordée dans l’enquête du Nouvel Obs : Règle numéro 4 : Prenez vos responsabilités ! La suite très bientôt…





