oct 30

C’est marrant comme les amuseurs n’amusent plus les grands de ce monde si l’on en croit cet article du Post. Pourtant le Président devrait méditer la maxime écrite sur toutes les premières pages du Figaro, de son ami Mougeotte: “Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur”.

Stéphane Guillon est méchant, très méchant, pas politiquement correct du tout, mais a l’immense courage de dire tout haut, sur une radio publique, ce que tout le monde pense tout bas. J’adore ses chroniques. Non, il n’est pas toujours drôle. Oui, je trouve qu’il va parfois un peu loin. Et alors, il n’est ni un politicien, ni un entrepreneur, c’est un amuseur public qui joue son rôle et qui ne plait pas à tout le monde.

Quant aux Guignols, heureusement qu’ils sont là pour aussi mettre le doigt là où ça fait mal. Rappelons que sans contre-pouvoir, la démocratie est en danger! Sans la presse, le watergate n’aurait jamais été découvert. Sans la presse, Jean Sarkozy serait président de l’EPAD. Alors, la faute à qui ? À Guillon ou à Barthès ? Si l’Elysée parvient à interdire ou à éliminer ces gros vilains de la radio et de la télé, il faudra se poser de graves questions sur la démocratie en France.

Pourquoi ne pas interdire le Canard Enchainé aussi ? Alors Stéphane, Yann et les autres, courage et bravo !

- écrit par Marc

sept 02

Connaissez-vous BATS et Direct Edge ? Si oui, c’est soit que vous vous intéressez de très près à la finance, soit que vous profitez des avantages de ces systèmes de passages d’ordres électroniques.

Quoi qu’il en soit, je disais récemment que le monde de la finance n’avait rien appris de cette crise, sauf qu’il peut continuer à faire ce qu’il a toujours fait : créer des bulles, manipuler les marchés, créer des instruments financiers de plus en plus complexes, voire incompréhensibles, le tout dans un seul but : gagner de l’argent, beaucoup d’argent, de plus en plus vite.

Si on en croit l’article du Monde du jour sur le geek et Wall Street, les deux sociétés citées dans ma questions d’ouverture traite plus de transactions que le Nasdaq aux États-Unis. Et ce alors que peu de personnes en connaissent l’existence. Mais ce qui est intéressant n’est pas qu’elles existent, mais qu’elles mettent à disposition des outils informatiques permettant de faire des allers-retours sur des actions en quelques fractions de secondes, plus vite que des traders humains, et permettant de tirer des profits immédiats de la relative lenteur de ces traders.

Imaginons qu’une action cote 20 euros. Un vendeur en met sur le marché un million à 20,5 euros. Un acheteur cherchent à en acheter un million à 20,4, avec un prix de réserve à 20,6. Une plateforme électronique peut s’apercevoir de l’écart entre l’offre et la demande, proposer d’acheter le million à 20,5, puis à proposer dans la milliseconde qui suit à 20,55. L’acheteur aurait pu se décider à 20,5 quand l’offre apparait sur son écran, mais le logiciel lui rafle les actions. Cependant notre acheteur voyant un vendeur à 20,55 peut décider d’acheter, car le prix est sous son prix de réserve. Voilà donc comment gagner 50,000 Euros en quelques secondes ! Simpliste ? Et pourtant avec des volumes des 1 à 2 milliards d’action par jour, ce sont des manipulations classiques à la portée de logiciels pointues exécutées sur des ordinateurs puissants.

Avec des outils puissants et des plates-formes alternatives comme celles citées, les spéculateurs vont pouvoir s’en donner à cœur joie et la bourse se trouvera de plus en plus éloignée de ses principes fondateurs de financement de l’industrie. Nous risquons alors de nous retrouver rapidement, en tout cas beaucoup plus rapidement que nous le pensons tous, face à une autre crise de plus grande ampleur qui trouvera sa source une fois de plus dans l’économie financière, sans aucun rapport avec l’économie dite réelle.

- écrit par Marc \\ tags: ,

avr 01

Le monde n’est pas foutu, Depeche Mode revient ! 25 ans de retour en arrière, et un nouveau clip, pour mettre en image le nouveau single, Wrong, et un album, Songs of the Universe, qui arrive le 20 Avril. Pour la génération des quarantenaires, dont je fais partie, c’est une grande bouffée d’air frais musicale. Tout le monde n’a pas eu la chance de vivre la New Wave en direct, mais ce fut une révélation à l’époque et un des très rare groupe à survivre. Alors en attendant l’album et les concerts, on va pouvoir écouter Wrong en boucle !

Fin de la page de pub !

- écrit par Marc

mar 27

En ces temps de parachutes en platine, de bonus en millions d’Euros alors que les entreprises sont en déficit, l’honnêteté semble être une vertu en perte de vitesse. Que je sois clair dès le début. Je pense qu’un créateur d’une entreprise mérite la fortune qu’il peut faire en rémunération de sa prise de risque. Il y a malheureusement plus de bouillons de que de succès.

En revanche, qu’un dirigeant salarié, aussi doué soit-il, soit rémunéré par des bonus en millions d’euros, sans que ceux-ci soient indexés sur des résultats financiers, économiques, industriels et sociaux, me semble totalement incongru. A la rigueur qu’on lui alloue des stock-options, mais dans les limites de l’acceptable. D’autant que je commence à penser, comme beaucoup d’économistes, qu’un dirigeant ne devrait pas posséder d’actions de son entreprise, afin d’éviter le travers pervers qu’il travaille plus pour le court de bourse que pour créer de la valeur.

S’il était aussi doué, qu’il crée une entreprise, qu’il mette sa tête sur le billot, qu’il investisse son argent. Mais malheureusement, et je le dis crument, la plupart des dirigeants des grandes entreprises ne sont pas plus doués que le commun des mortels, il est simplement bien entouré.

Mais revenons à nos moutons. On m’a toujours répété que seule l’honnêteté paye. J’en suis persuadé. Être honnête avec un client, s’est lui dire la vérité. Être honnête avec son conjoint, c’est lui dire la vérité. Être honnête avec son patron, c’est lui dire la vérité. Dans tous ces cas, c’est souvent le choix le plus difficile, mais ô combien libérateur.

Être honnête en ces temps de grande malhonnêteté, c’est conserver son honneur et sa tête droite. Être honnête, par ces temps difficiles, c’est reconnaître les gens de vertus et s’y associer. Enfin, être honnête, dans une entreprise, c’est poser des questions qui parfois sont irrévérencieuses, mais font progresser l’entreprise dans tous ses dimensions. Enfin, le comble de l’honnêteté, c’est quitter son entreprise quand elle transgresse nos valeurs.

Ce n’est qu`à ce prix que nous sauverons ce qu’il doit l’être et que nous pourrons construire une société plus juste. Utopique ? Oui, sans doute à l’échelle d’une nation, mais d’une famille, d’un communauté, je ne le pense pas. Pour ça, nous verrons dans un prochain billet comment poser avec doigté les questions qui fâchent afin de faire évoluer les relations vers la transparence et une plus grande honnêteté.

- écrit par Marc \\ tags: , ,

mar 25

J’ai écrit et posté mon billet hier soir avant l’intervention du chef de l’état et avant le commentaire de Martine Aubry (que j’ai vu ce matin sur LCI). Je ne pouvais pas mieux (ou mal suivant les points de vue de chacun) tomber.

En effet, il faut faire un rapide point de vocabulaire : l’obstination peut être négative, la persévérance porte, quant à elle, des valeurs positives. Pour Mme Aubry, Nicolas Sarkozy s’obstine. Je pense, pour ma part, qu’il n’a pas le choix que de persévérer. Changer de cap maintenant ferait l’effet que c’est la rue qui gouverne et que le gouvernement ne sait pas ce qu’il fait. Peut-être d’ailleurs ne le sait-il pas, mais en tout cas, il persévère. Je ne juge pas la forme (peut-être fanfaronne comme le dit Jacques Camus de la République du Centre, mais c’est le personnage, non?), mais le fond.

Mayeul, de Ma crise bien aimée, fait remarqué que seule l’obstination n’est pas suffisante et qu’il faut la confiance. Je ne peux qu’être d’accord. Cela n’exclut pas le doute. Tout le monde doute en ce moment. Combien de temps va durer la crise ? Y aura-t-il des licenciements ? Va-t-on au devant d’une guerre ?

Tous les matins quand je me lève et tous les soirs quand je me couche, j’ai des doutes. Mes doutes ne dirigent pas mes actes, Ce sont mes convictions, ma persévérance et ma confiance qui les dirigent. Les doutes ne sont que des signaux qu’il convient d’écouter, à voix basse. Alors doit-on avoir confiance dans le gouvernement pour nous sortir de la crise ? Je vous laisse, lecteurs, libre de votre choix. Je crois cependant qu’il est essentiel d’avoir confiance dans son aptitude à se sortir de la crise, dans son aptitude à saisir les opportunités qui se présentent et dans son aptitude à voir la fin du tunnel.

La seule solution pour sortir de la crise : faire comme si on en était déjà sorti !

- écrit par Marc

fév 08

Je m’éloigne et je digresse. C’est un de mes principaux défauts. Un commentaire de Plume (une des lectrices de ce blog) sur le blog rahimblakblog me permet de m’en rendre compte une fois de plus. Je laisse donc tomber l’analyse de l’actualité de la crise. Des dizaines de blog en traitent, avec plus ou moins de bonheur d’ailleurs. Mais bon, le journalisme et l’analyse n’est pas mon métier.

Je retourne donc aux dix règles pour en sortir de cette crise. Je laisse tomber l’actu, de toute façon 90% de l’info est manipulée comme je le disais dans mes billets sur la règle numéro 1. Merci Plume !

- écrit par Marc

fév 02

Parce qu’il ne peut se passer un jour sans blogger, parce que mon analyse de “pourquoi relancer par l’investissement et non par la consommation” prend trop de temps, parce que j’en ai ras-le-bol des cons ne pas trouver 10 minutes pour souffler quand j’en ai parfois besoin, parce que la vie c’est un million de choses dont se réjouir, je vous laisse vous délecter de ce blog découvert ce jour: topito.com, le blog des petits tops.

Et oui, l’optimisme c’est aussi, voire peut-être surtout, sourire des petites choses qui nous arrivent au quotidien et sur lesquels s’appuyer fortement. Merci les topiteurs, vous avez sauvé ma journée. J’étais près à commettre un meurtre, voire à me suicider en écoutant Dalida en boucle, vous m’avez fait sourire avec votre Top 10 des petites victoires quotidiennes, pour nous, les femmes. Ça fait du bien, un peu de bonheur dans ce monde de brut. Et c’est encore meilleur de le partager avec mes lecteurs.

- écrit par Marc

jan 21

Assez bluffant, si vous avez de la bande passante… http://edition.cnn.com/SPECIALS/2009/44.president/inauguration/themoment/

Merci Jean-Luc.

- écrit par Marc