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Chaque crise est une opportunité

Article paru dans Le Matinal du 4 octobre 2011

En chinois, le mot crise est représenté par deux idéogrammes: Wei Ji. Il pourrait être traduit par les mots danger et moment décisif. Le mot crise lui-même vient du grec ancien krisis, qui signifie décision. Quand vous y réfléchissez, c’est exactement ce qu’est une crise : un moment où vous êtes forcé à prendre une décision. La prise de décisions est l’un des nombreux traits d’un leader.
Bien sûr, la crise mondiale que nous traversons est profonde. Elle va bien au-delà d’une simple crise financière. Elle exige une reconstruction complète de notre société. De ce fait, d’immenses possibilités s’ouvrent devant chacun de nous, autant d’occasions de participer à un nouveau monde. La bulle Internet de 2000 a donné naissance à ce qu’on appelle aujourd’hui le Web 2.0. Je vois la crise actuelle comme la naissance du monde 2.0.
Les femmes qui ont donné naissance à un enfant vous diront que, bien que ce soit un moment de joie, vous êtes plein de doute et de douleur. Ne parlons pas de la crise post-partum, où la dépression peut être profonde et entrainer beaucoup de questions.

Bienvenue dans le monde 2.0

Avec l’avènement du Web 2.0, les gens sont passés de la consommation de données à la création de données. Une économie de l’information a émergé, et brasse aujourd’hui plusieurs milliards de dollars, euros ou yuans. Avec le Web 2.0, l’information est créée et partagée instantanément. Rien ne peut être plus caché. Le Web 2.0 a été le combustible de la chute des tyrans, le Web 2.0 a créé Wikileaks, les technologies Web 2.0 ont rendu possible la crise des subprimes, le Web 2.0 permet aux ONG de se déplacer rapidement là où les gens ont besoin. Deux faces d’une même pièce.
Cette crise représente des dangers et des opportunités: Danger de perdre notre travail parce que les entreprises souffrent, possibilité de changer d’emploi pour un plus épanouissant; danger de perdre nos économies, occasion d’apprendre d’autres façons de contribuer à notre société; danger d’être à la merci des escrocs promettant le paradis pour en profiter pour vous voler, possibilité de se débarrasser de ces escrocs une fois pour toutes.
Chacun de nous a un pouvoir que nos parents, grands-parents et ancêtres n’ont jamais eu. Cette crise ouvre des opportunités énormes! Êtes-vous prêt à saisir certains de ceux-là?

J’ai le droit!

Alors que les indignés campent à Athènes, à Madrid ou à Lisbonne, et sans doute bientôt à Paris, je me pose la question des droits. On parle en effet du “droit” au travail, du “droit” à la dignité, du “droit” à l’éducation, maintenant du “droit” à un salaire minimum… et les devoirs en parle-t-on ? Peu, ou pas !

Bien évidemment, la situation des indignés n’est pas de leur fait unique. Les gouvernements ont jetés ces gens dans la rue et cela peut nous arriver à tous ? Enfin, en est-on sûr ? Car en fin de compte, est-ce aux gouvernements de fournir du travail à ses citoyens ? Dans un régime communiste oui, dans un régime libéral non. Donc c’est la faute du libéralisme ! Certes, mais au même moment, certains s’enrichissent grassement dans les régimes libéraux et je ne parle pas que des financiers. Il y a des commerçants et des industriels qui s’enrichissent. Oui me direz-vous, mais la richesse est mal répartie.

Il est clair que dans nos régimes libéraux actuels la richesse est mal répartie, mais moins mal que la pauvreté dans les régimes communistes. Tout le monde sait maintenant que c’est l’incurie de nos dirigeants qui a propulsé nos économies là où elles sont, en raison de la cupidité des spéculateurs. La spéculation a raison de l’économie. Alors que faire ? Descendre dans la rue et attendre que les gouvernements réagissent ? Manifester et faire tomber les gouvernements ? Ou nous regarder dans un miroir et nous demander comment contribuer à sortir du marasme.

Une chose est certaine, que l’on blâme la finance, la globalisation, la Chine, les volcans, le réchauffement climatique, rien n’y changera. Nos gouvernements sont en quasi faillite. Avec l’injection massive de liquidités par les banques centrales, les monnaies perdent de la valeur tous les jours, il n’y a donc RIEN à attendre des gouvernements pour aider leur citoyen. Résultat? On n’a le droit à rien ! Si on ne prend pas conscience de cela, les déconvenues sont devant nous !

Voilà bien un sombre futur me direz-vous ? Non, répondrai-je ! Comme le dit l’adage, Aide-toi et le ciel t’aidera ! Commençons par aider nos enfants à comprendre que leur salut ne vient pas des états mais bien d’eux-mêmes. Mon père qui travaille encore à 72 ans (non par besoin financier, mais par envie) me répétait, quand j’étais gamin : l’argent ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval ! Sa manière à lui de me faire comprendre que c’est par l’effort qu’on arrive. Et que sans effort, il n’y a pas d’accomplissement.

Alors, oui, arrêtons de nous indigner et commençons à travailler ! Nous n’avons pas de droit, que des devoirs ! Nous devons construire un monde meilleur, nous-même !

Le chômage, l’assistanat et les erreurs de l’esprit français…

Comme pour l’affaire DSK, ce billet ne se veut pas politique, mais une réflexion personnelle sur la façon avec laquelle la France traite du problème du chômage et sur les erreurs de réflexion. C’est un quelque sorte une réaction á l’Article du Post qui état lui-même une réponse à Laurent Wauquiez.

Tout ceci part du principe que le chômage est une forme d’assistanat et que tout chômeur est donc soit un assisté qui s’ignore, soit un assisté en devenir. Je suis fondamentalement contre ce postulat et je vais tenter d’expliquer pourquoi.

L’allocation chômage est un bienfait pour tout salarié victime d’un licenciement. Cela doit lui permettre de passer le cap entre deux emplois sans perdre trop de pouvoir d’achat et surtout pour faire face à ses obligations sociales et personnelles. Comme dans tous les groupes humains, parmi les chômeurs il y a des gentils et des méchants (comme dans le monde de Candy), des gens qui bougent et des gens qui attendent, des fainéants et des travailleurs. De là à faire un amalgame, c’est un jeu dangereux et réducteur, et je doute en fait que Mr Wauquiez, politicien habile, aie voulu y jouer. Mais comme d’habitude, les mots dépassent la pensée, la presse s’en saisit et la polémique est lancée.

En revanche, et c’est là tout le problème, cela met en avant des maux profonds de la société Française dans son ensemble:

  1. L’assistanat: le citoyen (pas que les Français) est éduqué depuis sa petite enfance pour être assisté (je sais, je suis polémique ici, mais j’y reviens un peu plus bas).
  2. La réussite: le citoyen Français voit la réussite comme synonyme de tricheries, mensonges et combines.
  3. La responsabilité: le système dans son ensemble a été conçu pour faire des citoyens irresponsables et non des humains prenant leurs responsabilités, et pourtant…

Élaborons sur les trois points ci-dessus.

L’assistanat

Tout le système éducatif est répressif vis-à-vis du risque et de l’erreur. On ne conteste pas le système, on en remet pas en question le dogme, quand on fait une erreur on a une mauvaise note… je pourrais en rajouter. En bref l’école apprend à obéir et en ce sens prépare les futurs enfants à être employés. On parle d’ailleurs de Jardin d’enfants… un endroit où on fait pousser les enfants comme des légumes !

Vous allez me dire, oui, mais HEC et les grandes écoles forment des patrons ou des futurs patrons, pas des assistés. Oui, des dirigeants de grandes entreprises, mais ne forme pas (ou peu) d’entrepreneurs. En ce sens, on apprend au gens à toujours avoir un maitre, pas à être son propre maitre.

Je suis le maitre de mon destin, le capitaine de mon âme.

William Henley, Invictus (Invincible)

Et donc, tout le système éducatif est fait pour créer des assistés pas des gens maitres de leur destin. Il suffit de voir les sondages dans lesquels un nombre croissant de gens veulent être fonctionnaires pour la sécurité de l’emploi et partir en retraite avant les autres. Le fait est que la sécurité de l’emploi n’est plus une garantie de la fonction publique et qu’avec les dettes croissantes des états, ces derniers vont continuer à dégraisser… Mais c’est un autre débat.

À l’école, on n’apprend pas l’erreur, la gestion du risque, le goût de l’effort et la bonne gestion financière, on apprend la dépendance, donc l’assistanat. Et qu’il est difficile de combattre des années de lavage de cerveaux !

La réussite

Un Français qui réussit est forcément corrompu (ou corrupteur), combinard et malhonnête. Comme pour les chômeurs, il y a des méchants et des gentils, des honnêtes et des malhonnêtes. Et comme pour les chômeurs, les malhonnêtes polluent le paysage.

Il a des milliers de chefs d’entreprise et d’entrepreneurs honnêtes qui prennent des risques, créent des emplois et de la richesse. Il y en a aussi qui détruisent des emplois car le coût du travail non qualifié est devenu trop élevé en France.

La réussite devrait être enseignée en fait. Il y a aussi des millions de personnes qui “réussissent” sans que cette réussite soit financière. Ceci étant dit, je pense que la plupart des Français ont une vision positive de la réussite, mais qu’une fois de plus, les sondages et les médias manipulent intelligemment les conscience (voir l’affaire DSK).

Alors, oui, l’objectif de tout citoyen devrait être de réussir, de faire croitre son pays, sa région, sa ville, sa communauté, de créer du bonheur autour de lui, sans diaboliser autrui. Derrière une majorité de réussite, il y a des risques, de la sueur, des longues heures de travail et surtout une grande fierté.

La responsabilité

Si j’ai perdu mon emploi c’est la faute:

  1. de la crise
  2. de ces salauds de patron
  3. du gouvernement
  4. des trois ci-dessus

C’est rigolo, mais j’aurais, toujours, tendance à penser que le principal fautif dans ce cas est l’intéressé. Là encore, je suis polémique, car il est des situations où ce sont des évènements extérieurs qui font fermer une entreprise. Mais quand on y regarde de près, on voit souvent des signes avant-coureurs et une possibilité de prendre des décisions en toute responsabilité. La bonne réponse à la perte d’emploi est l’assistanat entretenu par l’éducation nationale dont je parlais avant.

Certes on ne peut pas créer que des entrepreneurs, mais on peut responsabiliser tout le monde et surtout aider les gens à se prendre en main. Aujourd’hui, les gouvernements n’ont plus les moyens de supporter leurs citoyens. On le voit dans les PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne – Spain en anglais), on le voit dans des pays qui vont mieux comme la Grande Bretagne et l’Allemagne, et on va le voir en Italie, en France et aux USA, puis en Chine…

Pour reprendre cette phrase célèbre de Kennedy: Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Sans aller jusqu’au pays, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre famille, votre communauté, votre quartier, votre ville/village, ou votre région.

Mais surtout, avant toute chose, décidez de:

  1. devenir responsable à 100% de votre futur
  2. valoriser la réussite et la rechercher dans tout ce que vous faites
  3. fuir l’assistanat, mais rechercher la collaboration

Je reviendrais dans un futur proche sur tous ces points, non seulement avec mes avis, mais surtout avec des actions simples à mettre en œuvre pour reprendre en main sa vie et son futur.

De la Côte d’Ivoire au Japon, en passant par le Portugal et la Lybie

Et encore, on ne passe pas par le Sud Soudan, le Yémen ou Bahreïn, mais pourtant, le point commun à tous ces pays, c’est leur crise, humanitaire, nucléaire, militaire, etc. En bref, pas un mois sans une nouvelle crise. Et le pire serait à venir prédisent les Cassandre !

Et bien, tout dépend du point de vue que l’on prend ! La crise dans les pays Arabes nous concernent tous, puisqu’elle a une incidence sur le prix du pétrole et donc sur directement, par exemple, nos déplacements et indirectement, par exemple, les prix des produits manufacturés. Celle du Japon va peut-être remettre en question les politiques énergétiques des pays nucléarisés (quoi que, je ne suis pas expert, mais ni Three Mile Island, ni Tchernobyl n’ont eu un quelconque effet sur les politiques nucléaires des pays, alors pour ce que est de Fukushima, on va certainement incriminer Tepco, l’opérateur, et donc dédouaner le nucléaire). Celle de la Côte d’Ivoire va avoir un effet à moyen terme dévastateur pour le développement de la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Et on pourrait aller de l’avant pays par pays sur les futures conséquences de ces crise.

Mais le principal impact est à mon sens tout autre: le monde est rentré dans une ère de crises systémiques. La norme n’est plus la stabilité, mais la crise permanente, à l’instabilité permanente, jusqu’à l’émergence (pas tout de suite) d’une nouvelle forme de stabilité. Tout comme on parlait de raccourcissements des cycles des crises financières, on assiste à celui de toute les formes de crise. Et la raison en est l’émergence de la transparence et de la circulation libre de l’information. Avec les médias sociaux, l’information est disponible quasi instantanément. Avec Internet, les individus sont “informés” (ou désinformés) en quelques instants et peuvent comparer leurs sorts avec d’autres. Internet a rendu possible la véritable démocratie.

Cependant, mon propos est tout autre. Allant de crise en crise, avec la crise devenant la norme, la crise devient un non évènement. La future crise possible est alors intégrée dans le fonctionnement actuel. La situation à court terme du Portugal va nous éclairer. Il est probable que le pays fasse appel à l’Europe, comme l’ont fait avant lui la Grèce et l’Irlande. Je doute cependant que le bruit engendré sera aussi fort. La Côte d’Ivoire qui faisait couler de l’encre en Janvier est passé au second plan du Japon. Même le tremblement de terre en Nouvelle Zélande à Christchurch ou les inondations en Australie ont disparu des inconscients collectifs et pourtant ces évènements vont couter des milliards.

Alors que faire ? Continuer à avancer à notre rythme ! Apporter notre contribution aux débats et aux efforts de nos pays ! Apporter assistance à ceux qui en ont besoin autour de nous ! Et surtout débrancher la télé et se détourner de tous les médias qui vont nous abreuver d’images et de nouvelles permanentes sur telle ou telle situation ailleurs. Nous avons tous quelque chose à faire sur cette planète, alors faisons-le du mieux possible et ne nous laissons pas distraire par ces évènements, qui au final, ne nous concernent pas. Un peu rude ?

Posez-vous la question suivante: quel bien faisons-nous à la société quand nous regardons LCI diffuser en boucle des nouvelles en temps réel de tel ou tel évènement, ou en écoutant 6 ou 7 fois par heure France Info diffuser le même flash d’information ? Pour ma part la réponse est simple : aucun. On ne contribue au bien-être général que quand nous faisons ce que nous avons à faire du mieux possible.

Je continuerai dans de prochains billets à définir les attitudes constructives à aborder pour passer les crises avec succès ! À bientôt.

Le hasard n’existe pas…

En mettant à jour ma discographie et en écoutant Breakfast in America de Supertramp, je me suis rendu compte que mon groupe fétiche avait sorti un album intitulé Crisis? What Crisis? en 1975, en plein choc pétrolier… Pas de hasard donc pour le titre de ce blog…

SUPERTRAMP - Crisis? What Crisis? CD album cover

Alors de Easy does it à Two of us en passant par A Soapbox Opera, je me suis empressé de renouveler mon nom de domaine…

A+

La valse continue, valsons…

Alors que le Prince Jean se retire, bien qu’élu, les traders se préparent à fêter Noël avec faste… Le Monde nous explique que tout va bien pour les bonus des traders.

Alors que l’on ne se méprenne pas, je suis pour le mérite et une rémunération adaptée, mais quand on nous annonce une augmentation de 40% des bonus à New-York, de 50% à Londres et de… on ne sait pas encore, à Paris, je ne peux que m’interroger. En fait, je ne m’interroge pas, je me doute de ce qui est en train de se passer : la prochaine bulle est en cours de gonflage, et nos amis de la finance s’en foutent, ils prennent leurs bénéfice rapidement.

Que l’on m’explique pourquoi la finance festoie alors que le monde reste en crise, que les croissances sont anémiques, que le chomage augmente partout, la finance se régale. Il est grand temps de mettre un sérieux coup de frein à tout ce cinéma qui ne fait plus rire personne que les banquiers. De qui se moque-t-on me direz-vous ? Et bien de vous, de nous, de moi, pauvres salariés et pourtant pas à plaindre.

George Bernard Shaw avait raison: une banque vous prête un parapluie quand il fait beau et vous le reprend quand il pleut. Il serait temps de remettre des règles drastiques aux instruments financiers et à l’argent que peuvent créer les banques. Je le dis haut et fort, la finance n’est plus contrôlée, il faut sacrifier les banques et la finance pour retourner aux fondamentaux qui font du tangible le vrai moteur de la croissance.

Une opinion rapide en passant

J’ai écouté ce matin en podcast dans ma voiture Christine Lagarde au Grand Jury de RTL. En dehors de ses coups de griffes à Ségolène, que j’ai trouvés, soit dit en passant, très justifié mais peu politiquement correct, madame Lagarde m’a fait une impression mitigée. Elle est tout d’abord une grande professionnelle, et on sent ses années passées à la tête de Backer & McKenzie. La connaissance de ces dossiers, la maitrise des situations entrepreneuriales, l’aisance à l’orale (et pourtant elle a été malmenée par Jean-Michel Apathie) tout est parfait. Peut-être trop, et c’est, à mon avis, ce qui fait son plus gros défaut.

En effet, elle fait l’effet d’une machine. Elle peut écorcher Ségolène et c’est normal, elle ne peut pas la comprendre. Dans toutes ces démonstrations sur le traitement des dossiers des faillites ou des restructurations industrielles (Heuliez, Ford, etc.), elle se place toujours dans la logique de l’entreprise et du projet industriel, jamais dans celle de la sauvegarde des emplois et donc du volet social et sociétal de la sauvegarde de l’entreprise. Cela la rend froide, inhumaine.

Certes, un ministre des finances n’a pas à se préoccuper des questions d’emplois, il y a un autre ministre pour cela. Mais parfois, montrer un peu de considération pour les hommes qui produisent et pas uniquement pour ceux qui les dirigent pourrait la rendre plus sympathique. Ceci n’enlève rien à son professionnalisme, mais vingt ans passés aux USA laissent des traces parfois un peu trop indélébile.

Règle numéro 6 : l’obstination

Si vous avez des enfants vous avez sans doute remarqué une caractéristique majeure chez ces chères petites têtes blondes :

  • quand ils sont petits (moins de 6 ans), leur capacité à jouer pendant des heures avec le même jouet (d’ailleurs généralement un jouet insignifiant) et a essayer des centaines de fois une chose particulière, qu’il s’agisse d’accrocher un wagon à une locomotive où à faire le même dessin ad nauseam ;
  • quand ils sont adolescents, leur capacité à tenir tête pendant des jours, jusqu’à avoir gain de cause.

Cela s’appelle l’obstination. Il semble qu’avec l’âge, chez la plupart des gens, l’obstination disparaisse ou se transforme en bêtise. Car que l’on ne s’y méprenne pas, dans le cas de nos enfants, l’obstination est un moyen d’obtenir à coup sûr ce qu’ils veulent, sans prendre en compte le facteur temps. Dans notre monde moderne, le facteur temps joue un rôle important. La préférence allant au tout de suite, ou au plus vite possible : le fameux ASAP, As Soon As Possible !

L’inconvénient énorme avec ASAP est que si le résultat n’est pas obtenu « dès que possible », on jette l’éponge et on passe à autre chose. On voit alors de nombreuses personnes passer d’échec en échec. Car, là encore, il n’est pas de réussite sans échec. Que celui qui a appris à faire du vélo sans au préalable tomber plusieurs fois, parfois des dizaines, lève le doigt. Ce n’est qu’à force d’essai que l’on fini par « apprendre » à faire du vélo !

Evidemment, chaque échec doit faire l’objet d’une analyse et d’un apprentissage, mais il ne doit pas arrêter les efforts. Comment nous éclairerions-nous si Edison avait jeté l’éponge après son millième essai pour créer la lampe à incandescence ? Il en testera plus de 6000 ! L’obstination est un vice et une vertu. Un vice car une obstination aveugle entraine à la folie. Une vertu car à force d’obstination éclairée, on finit toujours par triompher.

Alors qu’elle rapport avec la crise, vous demandez-vous ? Et bien tout ! Toutes les crises ont une fin. Celle-ci n’échappera pas à la règle. En attendant, elle fournit un excellent laboratoire d’obstination. Si quelque chose vous tient à cœur, obstinez-vous ! Je reviens dans un prochain billet sur comme cultiver l’obstination et sur comment faire en sorte que votre obstination soit toujours une vertu.

On avance, on avance, on avance…

S’il est une seule vérité c’est que la crise actuelle n’a jamais eu d’équivalent. Et de ce fait, comme tout autre événement inconnu qui nous tombe dessus, il n’y a qu’une réponse possible: faire face et agir ! Comme je me plais souvent à dire, il n’y a que ceux qui ne font rien à qui il n’arrive rien. De plus, ce sont souvent ceux qui ne font rien qui donne les conseils sur ce qu’il faudrait faire… mais ne font pas. Enfin, en agissant, on fait des erreurs. Le plus important est alors de les corriger le plus rapidement possible pour éviter des conséquences trop importantes.

Dans ce sens, Nicolas Sarkozy est bien dans son rôle. Il avance à vue, tout en essayant de se projeter le plus en avant possible. A la différence du capitaine du Titanic qui croyait que rien ne pouvait arriver au navire, le Président sait qu’il est sur un fil, au-dessus des chutes du Niagara. Mais il ne se laisse pas perturber par la hauteur du fil ou le danger de la chute. Il avance un pas après l’autre.

La France n’est pas dans une situation catastrophique et il a raison de le rappeler, même si une attention extrême est nécessaire. Avec une dette autour de 64% du Produit Intérieur Brut, la France ne fait pas partie des plus mauvais élèves des pays industrialisés, surtout compte tenu de son système de protection sociale (tous les chômeurs sont indemnisés en France) et de santé (l’hôpital est gratuit pour tous).

Le Président n’a pas beaucoup de possibilités sans creuser la dette de manière abyssale. Alors, il reste volontariste mais précautionneux.

Résultat, pour moi et de mon point de vue : aide-toi et le ciel t’aidera (peut-être) ! Inutile de descendre dans la rue pour encore manifester. Inutile de demander de l’argent à un gouvernement qui n’en a pas. Inutile de se plaindre et de pleurer. Il faut se remonter les manches, partir à la conquête de nouveaux marchés, retrouver ce volontarisme qui a fait de la France une grande nation et qui manque cruellement aujourd’hui à la base.

Fin de crise et rebond boursier…

Avant de rentrer dans la seconde partie des règles pour traverser la crise, je voudrais revenir sur deux vérités économiques toujours verifiées (des trivialités souvent oubliées):

  • A tout point bas correspond un point haut. Sous-entendu, un jour, nous toucherons le fond et la bourse et les économies se mettront à repartir vers le haut. Il n’existe aucun contre-exemple dans toute l’histoire de l’humanité. Cette crise ne sera pas une exception. C’est la durée de la crise que nous ne connaissons pas, bien que…
  • La bourse anticipe toujours à la hausse comme à la baisse. En effet, la bourse et les cours boursiers parient sur le futur. Donc, il existe toujours une anticipation, qu’il faut bien lire et savoir interpréter, et c’est là le plus difficile. Un autre facteur est la consommation des ménages. Dès que cette consommation va repartir, nous aurons alors franchi un point bas.

Dans combien de temps vont repartir la bourse et la consommation des ménages, nul ne le sait. En revanche, les futures grosses fortunes se créent en se moment, alors que tout le monde se lamente. Il convient donc :

  1. De ne pas se lamenter avec la foule des pleureurs (et des grévistes)
  2. D’être à l’affut des bonnes affaires à faire (en bourse, en investissements divers)
  3. De se former à sa prochaine vie
  4. D’être hyper actif en faisant feu de tout bois, car les erreurs ne coutent pas cher en ce moment.

A bientôt pour la règle numéro 5.

PS. Le moment peut être propice à s’endetter par le crédit pour des investissements qui en valent la peine. Pensez à négocier vos taux au maximum. Avec des taux directeurs bas, les banques ont des marges de manoeuvre énormes !


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