La critique est aisée, l’art est difficile

https://unsplash.com/marcusdallcol

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Jour 699 Après les atroces attentats de Paris et Saint-Denis, tout le monde y est allé de son « y’avait qu’à », « fallait qu’on ». Toutes ces personnes avaient sans doute raison. Peu d’entre elles cependant sont à des postes de responsabilité et ont la main sur des actions qui pourraient changer le cours des choses. Etre dans l’opposition est position facile, être au pouvoir l’est moins. Dire ce qu’il faudrait faire, mais n’avoir aucun pouvoir pour le faire est une posture facile. La critique est aisée, paroles, paroles, paroles comme dit la chanson.

Pourtant, s’il en était un qui aurait pu faire acte de contrition, il ne l’a pas fait, ou alors je l’ai manqué. Les excuses sont la première étape de la remise en question, précédent la décision et l’action. Mais l’art de l’action est difficile, celui de la fuite en avant plus simple. On arrive, on fait un beau discours et on s’en va. Alors oui, la critique est aisée, comme celle diffusée par ce billet me direz-vous. C’est avant tout une réflexion sur la parole et le temps perdus à critiquer ou à diffuser des yaka, faucon. Si cela se fait dans le cadre d’une concertation avec ceux qui peuvent agir, alors cette parole est utile. Si c’est simplement pour passer à la télé, alors c’est de la démagogie, comme l’extrême-droite en a l’habitude.

Le choix de celui qui veut diriger sa vie est celui de l’action. La seule critique utile est celle qui permet de modifier l’action entreprise afin de la rendre meilleure et plus efficace. A condition de pouvoir être acteur de cette action. Se focaliser sur ses actions a un effet incroyablement puissant, pas facile à faire, simple à décider.

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