Jour 353 – Sable

sableSable. Dans quelques jours, je serais dans le sable du désert australien au volant d’un véhicule tout terrain. Je n’en suis pas à ma première et au fil des conduites et des expériences j’ai appris. Il y a quelques années j’ai appris à m’ensabler. Je peux vous garantir qu’on apprend vite. On apprend tout aussi vite à se désensabler, et encore plus vite à rouler sur le sable, en simplement, dégonflant ses pneus jusqu’à huit cent grammes.

Rouler sur route avec des pneus gonflés à bloc et rouler sur du sable avec des pneus dégonflés sont deux expériences totalement différentes, qui s’apprennent. Rien n’est impossible, rien n’est insurmontable, à condition d’avoir la bonne information et le bon apprentissage. Le sable, les pilotes du Dakar le savent bien, est une expérience pleine d’humilité. Il rentre partout, s’insinue dans chaque espace et donne à la direction se côté flottant si étonnant.

Et puis, si le vent se lève, il vole et pique le visage, remplit votre bouche. Ce n’est pas une expérience des plus agréables. Alors me direz-vous pourquoi rouler sur du sable. Pour aller dans des endroits difficiles d’accès ! Pour se retrouver loin de toute lumière, pollution, poussier et apprécier la beauté de la nature. On pourrait y aller à pied, à dos de chameau ou d’autruche, la voiture permet cependant la relative rapidité caractéristique de notre monde moderne. Une fois arrivé, le temps reprend ses droits et le repos set amplement mérité.

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