Jour 317 – Rosetta

rosettaRosetta. Ce qui vient de se passer à près de cinq cent millions (500 000 000, ça en fait des zéros, cela fait aussi douze mille fois la circonférence de la Terre) de kilomètres de la Terre, après un voyage de dix ans dans l’espace, est juste phénoménal. Une véritable démonstration du génie humain. L’homme a réussi à poser un robot sur une comète. L’exploit peut donner le tournis à toute personne scientifique ou pas. Car il s’agit d’un exploit, en premier mathématique, puis physique.

Il s’agit quand même de poser un robot sur un caillou fait de poussière et de glace, de quatre kilomètres de diamètre, situé à une distance telle qu’un signal (ou une image) émis met plus de 26 minutes à arriver (pas possible de piloter Rosetta ou Philae comme un drone). Le tout à une vitesse de cent trente-neuf mille kilomètres par heure (139 000 km/h).

D’aucuns diront que bon, à quoi cela va-t-il servir d’avoir encore plus d’information sur les origines de l’univers ? Cela ne va pas résoudre les grands problèmes de l’humanité, comme la faim dans le monde ou l’épidémie d’Ebola. Mais qui sait ? C’est la curiosité qui a toujours pousser l’homme à aller un peu plus loin, à utiliser son intelligence pour comprendre son environnement, à avancer.

Le progrès ne peut exister sans mettre à mal nos certitudes, sans remettre en question nos hypothèses, sans douter de ce dont nous sommes capables. L’atterrissage d’un robot sur une comète, à l’issue d’un voyage de plusieurs milliards de kilomètres, est un exploit, à l’échelle du vingt-et-unième siècle, aussi important que la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb au quinzième siècle. Que découvrirons-nous dans cinq siècles ? Nous ne serons, sans doute, pas là pour le voir, et c’est sans doute le seul regret que j’ai. Le futur va être incroyable !

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