Jour 271 – Cireur de chaussures

Cireur de chaussure ambulant à MoungaliCireur de chaussures. Voilà un métier qui avait disparu du monde dit moderne et qui réapparait lentement. En Afrique, il est bien présent et semble l’avoir toujours été. J’ai tout d’abord été gêné de m’assoir dans ce fauteuil surplombant le cireur, puis la gêne a laissé la place à la discussion.

Cirer des chaussures peut ne pas sembler passionnant. Pourtant en discutant avec mon cireur, comme tout métier, on peut y trouver passion et satisfaction. Il est vrai que la variété de souliers, de vêtements et de cultures rend chaque rencontre unique. Il s’agit donc de métier de service qui peut faire vivre son homme.

Alors que je tentais de calculer combien le cireur qui me faisait les chaussures gagnait par mois et tombait sur un SMIC français, je me faisais la réflexion que malheureusement ces maths ne fonctionneraient pas en France en raison du montant des charges imposées sur le revenu. En effet, l’économie d’une entreprise ne fonctionne que si le revenu est cohérent avec l’activité et les charges permettent de tirer un profit là aussi cohérent avec l’activité et son développement.

Dans le cas de notre cireur, s’il avait des charges trop importantes, il aurait comme solution d’augmenter ses prix et potentiellement de faire fuir les clients, qui ne verraient plus l’attractivité du service. De fait, son activité ne serait plus viable ou en tout cas économiquement intéressante. Une solution au chômage, on l’entend assez, est le retour aux métiers de service. Encore faut-il qu’ils soient viables et malheureusement. Avec un système de charges comme celui qui existe en France, le retour des métiers de service est voué à l’échec. Pourtant les gisements sont là, les lobbies et les privilèges aussi.

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