Jour 227 – Abruti

Abruti. Voilà comment le chef de train du train que j’ai pris il y a quelques jours a qualifié la personne qui a tiré un signal d’alarme provoquant un retard de neuf minutes. Il a utilisé ce terme lors de son annonce, en s’excusant du vocabulaire utilisé. Quel intérêt ? Pourquoi utiliser un terme dégradant. Comme disent les enfants, c’est ç’ui qui dit qui est !

Certes tirer un signal d’alarme sans raison apparente est un geste que l’on peut qualifier de stupide. La personne qui le fait est-elle un abruti pour autant. Le geste, si réellement inutile, est puni par une amende. A-t-elle été appliquée ? On est malheureusement ici dans le résultat d’une éducation mettant la haine et le blâme en avant. La haine de la différence, le blâme de l’erreur. Celui qui fait une erreur est certes à blâmer, l’amende dans ce cas existe pour cela, mais pas à insulter en public. On ne grandit pas en insultant autrui.

Alors quelle attitude adopter dans ce cas précis ? Simplement d’appliquer l’amende prévue, d’informer les passagers du retard et de proposer son aide dans le cas où des correspondances courtes pourraient avoir été impactées. En tant que passager et être humain, je n’ai que faire que la personne soit un abruti, un petit futé ou un parfait inconscient. Ce qui m’importe c’est ce que l’on fait pour s’occuper des conséquences que ce retard peut avoir sur moi. Une belle occasion de perdue de montrer un autre visage de la SNCF.

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