Jour 150 – De Charybde en Scylla

charybdeDe Charybde en Scylla. Non seulement l’orthographe de cette expression n’est pas phonétiquement simple, mais en plus son origine n’est connue que des hellénistes. Elle m’a été inspirée par la situation du président français. Politiquement, il est cuit. Economiquement, il est cuit. Socialement, il est cuit. Et pourtant, il résiste. Eh bien oui, il a été élu pour cinq ans ! Cela me rappelle la phrase célèbre de Mirabeau : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté nationale et que nous n’en sortirons que par la puissance des baïonnettes ». Et oui, les Français l’ont élu à une large majorité. Il va donc falloir le renverser par la puissance des baïonnettes (la révolution quoi) ou le supporter encore trois ans ! La France en sera peut-être à 20% de chômage, à zéro d’investissement étranger et juste au bord d’avoir une Le Pen comme président. Parce qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont roi. Mais là, le président n’est pas borgne, il est autiste, c’est Rain Man. « J’en entends qui disent que je suis nul, mais ouiiiii, je suis nul ! » Alors, oui, le président et la France vont de Charybde en Scylla, de mal en pis. Il reste aux commandes du Costa Francia qui coule doucement, couché sur son flanc. Mais non, il ne changera pas de cap, car il faut du temps aux réformes pour porter leurs fruits. Les américains appellent ça faire du « hopecasting » : des pronostics basés sur l’espoir (contraction de hope, espoir, et forecasting, prévision). Hopecaster, c’est comme jouer au loto, certes tous les gagnants ont joué, mais la chance de gagner est de une sur dix-neuf millions, soit une grille par semaine pendant 366 708 ans. Bonne chance M. Hollande ! J’ose espérer avoir tort !

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