Obstination, Persévérance, Doute et Confiance

J’ai écrit et posté mon billet hier soir avant l’intervention du chef de l’état et avant le commentaire de Martine Aubry (que j’ai vu ce matin sur LCI). Je ne pouvais pas mieux (ou mal suivant les points de vue de chacun) tomber.

En effet, il faut faire un rapide point de vocabulaire : l’obstination peut être négative, la persévérance porte, quant à elle, des valeurs positives. Pour Mme Aubry, Nicolas Sarkozy s’obstine. Je pense, pour ma part, qu’il n’a pas le choix que de persévérer. Changer de cap maintenant ferait l’effet que c’est la rue qui gouverne et que le gouvernement ne sait pas ce qu’il fait. Peut-être d’ailleurs ne le sait-il pas, mais en tout cas, il persévère. Je ne juge pas la forme (peut-être fanfaronne comme le dit Jacques Camus de la République du Centre, mais c’est le personnage, non?), mais le fond.

Mayeul, de Ma crise bien aimée, fait remarqué que seule l’obstination n’est pas suffisante et qu’il faut la confiance. Je ne peux qu’être d’accord. Cela n’exclut pas le doute. Tout le monde doute en ce moment. Combien de temps va durer la crise ? Y aura-t-il des licenciements ? Va-t-on au devant d’une guerre ?

Tous les matins quand je me lève et tous les soirs quand je me couche, j’ai des doutes. Mes doutes ne dirigent pas mes actes, Ce sont mes convictions, ma persévérance et ma confiance qui les dirigent. Les doutes ne sont que des signaux qu’il convient d’écouter, à voix basse. Alors doit-on avoir confiance dans le gouvernement pour nous sortir de la crise ? Je vous laisse, lecteurs, libre de votre choix. Je crois cependant qu’il est essentiel d’avoir confiance dans son aptitude à se sortir de la crise, dans son aptitude à saisir les opportunités qui se présentent et dans son aptitude à voir la fin du tunnel.

La seule solution pour sortir de la crise : faire comme si on en était déjà sorti !

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